Bernard SIMONAY
Au cours de cet ouvrage, j’ai abordé nombre d’énigmes tellement surprenantes que la plupart d’entre elles sembleront n’être que le fruit de mon imagination. Or, il n’en est rien. Pour ceux que le sujet intéresse, voici quelques informations complémentaires.
Ce tribunal secret allemand n’est pas une invention. Comme l’explique Alexandra, il apparut au XIIIe siècle et marqua profondément l’esprit allemand par l’aspect expéditif de ses jugements et la cruauté des supplices infligés. Le vol, le crime sexuel, l’homicide, l’hérésie et la sorcellerie conduisaient immanquablement à la mort. Tout d’abord, le condamné était torturé : roue, écartèlement, fer rouge ou tenailles qui broyaient les muscles. On finissait par pendre ce qui restait du condamné. Quant à la terrible « Vierge de Fer », elle fut en réalité utilisée à Nuremberg. Il s’agissait d’une grande boîte de bois ayant la forme d’une femme, dont l’intérieur était muni de pointes de fer aiguisées, sur lesquelles le condamné était lentement empalé lorsque l’on refermait la machine.
Daniel Dunglass-Home a réellement existé. Né en 1833, à Currie, en Écosse, il est mort de la tuberculose en 1886, à Londres. Lorsqu’il était en transe, divers phénomènes se manifestaient : lévitation, clairvoyance, élongation du corps, matérialisation d’objets, télékinésie, apparitions lumineuses. Le chimiste William Crookes, découvreur du thallium, s’intéressa effectivement à son cas. Daniel Dunglass-Home fut également reçu par les plus grands de ce monde, comme Napoléon Ier, le tsar de Russie ou le roi de Bavière. Jamais la moindre fraude ne put être prouvée contre lui.
L’hypothèse fut émise par l’écrivain normand Jean de La Varende. Dans son ouvrage, Les Gentilshommes, il avança que les Templiers connaissaient la route de l’Amérique. Il s’appuie sur le fait qu’ils avaient installé leur flotte à La Rochelle, ce que rien ne justifiait, puisqu’ils commerçaient essentiellement avec l’Angleterre et les Flandres.
Dans cet ouvrage, j’ai laissé entendre qu’ils avaient découvert le secret des routes de l’Amérique pendant les croisades. Il s’agit d’une licence de romancier. La Varende pense, quant à lui, que cette connaissance leur venait des Normands, héritiers des Vikings, qui avaient exploré le Vinland au Xe siècle.
Cette hypothèse est bien sûr sujette à caution, mais il n’est pas interdit de rêver. Et surtout, comment expliquer l’installation de la flotte templière à La Rochelle ?…
Le temple de Pemako existe réellement. Considéré comme un lieu sacré par les Tibétains, le « Temple d’Or » se situe sur la frontière litigieuse entre l’Inde et la Chine. Le voyage effectué dans ce roman par Kevin et Alexandra est le reflet de deux expéditions menées en 1993 et 1994 par Ian Baker et Hamid Sardar Afkhani. (Revue Terre Sauvage N° 104 de mars 1996).
Il s’agit de formes créées par concentration mentale par certains moines tibétains. Cela peut être un objet, une plante, un arbre, ou encore le double de son créateur. Ces créations sont tellement précises qu’on peut les voir, les toucher, et même, dans certains cas, sentir leur odeur. L’exploratrice Alexandra David-Neel (1867-1968) fut la première Européenne à pénétrer au Pays des Neiges. Dans ses récits, elle affirme avoir assisté à ces curieux phénomènes, et même avoir réussi à susciter elle-même un personnage. Les lamas donnent deux explications. Pour les uns, la forme créée a une existence indéniable. Pour d’autres, la pensée de certains moines est tellement puissante qu’elle influence l’esprit des spectateurs. Il s’agirait donc d’une très forte suggestion.
Les Dogons vivent sur le plateau de Bandiagara, au Mali. À première vue, rien ne les différencie des autres ethnies africaines. Rien, sinon leurs étonnantes connaissances en astronomie. Comment expliquer en effet que figurent dans leur cosmogonie, depuis des siècles, des astres que les astronomes viennent seulement de découvrir, comme l’étoile Sirius B, invisible depuis la Terre, et dont l’existence a été confirmée en 1862 par Alvan Clarke ?
L’île des Merveilles de saint Brendan
Au VIe siècle, une légende disait que l’île du Paradis, où étaient nés Adam et Eve, se situait vers l’ouest. Nombre de navigateurs se lancèrent à sa recherche. Parmi eux, Brendan, moine irlandais, tenta l’aventure. Il découvrit effectivement l’Islande, en 519, puis les Canaries, vers 527. Les récits qui lui sont consacrés racontent qu’il aurait navigué ensuite vers l’ouest. On prétend qu’il aurait célébré la messe sur une baleine, mais il ne peut s’agir là que d’une légende. En revanche, certains textes parlent d’un très long voyage qui l’aurait mené sur des îles où poussaient des fruits ressemblant à s’y méprendre à des noix de coco. Il est donc possible que Brendan ait traversé l’Atlantique et ait débarqué aux Antilles, vraisemblablement à Cuba. Cette histoire confirme que, contrairement à ce que prétendent nombre d’historiens, la route de l’Amérique est fréquentée depuis très longtemps, sans doute depuis l’Antiquité.
Et saint Brendan fut un précurseur de Christophe Colomb.
Il s’agit sans doute là du mystère le plus impressionnant de ce roman. Comme je l’ai indiqué, toutes les informations développées par Kevin sont authentiques. L’amiral turc Piri Re’is a établi, en 1513, une carte du monde sur laquelle figurent des éléments qui n’avaient pas encore été découverts à l’époque. Il serait trop long de les développer ici, mais je ne saurais trop conseiller aux curieux de se reporter au remarquable ouvrage du professeur Charles Hapgood : Les Cartes des Anciens Rois des Mers.
Pour plus d’informations sur tous ces sujets, je recommande vivement la lecture du livre : Les Grandes Énigmes, édité par Larousse.
Le troisième volet de la série Les Enfants de l’Atlantide, est paru il y a cinq ans. La fin laissait présager une suite dont le synopsis dormait dans mes tiroirs. Mais cette ébauche ne me donnait pas satisfaction. Je voulais trouver une idée originale qui permettrait de poursuivre cette série en évitant le principe de la suite chronologique. Je souhaitais aussi réserver une surprise à mes lecteurs fidèles, qui depuis 1996 ne cessaient de me réclamer d’autres aventures de mes héros atlantes. C’est à présent chose faite. Je tiens aussi à les rassurer : même si je n’ai fait que survoler l’histoire d’Astyan à la fin de ce volume, je prévois de développer ses aventures dans d’autres ouvrages – que j’espère leur proposer avant cinq nouvelles années.
Quant aux lecteurs qui m’auront découvert avec ce livre, s’il leur a permis de passer un moment agréable, je les invite à partager la vie des Atlantes dans la trilogie des Enfants de l’Atlantide :
Le Prince Déchu
L’Archipel du Soleil
Le Crépuscule des Géants
(Tous ces titres sont disponibles sur commande)
J’aurai aussi plaisir à accueillir ceux qui souhaitent de plus amples informations sur mon site Internet :
www. simonay. com
À bientôt
Bernard SIMONAY