Stark

— Je sais que pénétrer dans l'au-delà risque de me tuer, mais je ne veux pas vivre dans un monde où elle n'est pas, fit Stark, se retenant de hurler. Alors dites-moi simplement ce que je dois faire pour rejoindre Zoey, et je prendrai les choses en main.

— Pourquoi veux-tu que Zoey revienne ? demanda Sgiach.

Stark passa la main dans ses cheveux. La lumière du jour qui filtrait dans la pièce, le rendait nerveux et embrouillait ses pensées.

— Parce que je l'aime, lâcha-t-il.

La reine ne réagit pas à cette déclaration. Elle l'observait d'un air pensif.

— Je sens que l'Obscurité t'a touché.

— Oui, mais en choisissant d'être avec Zoey, j'ai opté pour la Lumière.

— Et si cette décision devrait te faire perdre ce que tu aimes le plus ? voulut savoir Seoras.

— Attendez ! Si Stark va dans l'au-delà, c'est justement pour protéger Zoey, intervint Aphrodite. Ainsi, elle pourra rassembler les morceaux de son âme et retourner dans son corps. Pas vrai ?

— Oui, si son âme est entière, elle pourra se résoudre à revenir.

— Alors, je ne comprends pas la question. Si Zoey revient, il ne la perdra pas.

— Mon gardien essaie de vous expliquer que Zoey ne sera plus la même si elle revient de l'au-delà, dit Sgiach. Et si ce changement l'éloignait de Stark ?

— Je suis son combattant. Ça, ça ne changera pas. Je resterai avec elle.

— Oui, petit, tu seras toujours son combattant, mais peut-être pas son amour, dit Seoras.

Stark avait l'impression d'avoir été poignardé en plein cœur.

— Je donnerais ma vie pour qu'elle soit à nouveau parmi nous. Quoi qu'il arrive.

— Tu dis que tu aimes ta prêtresse au point de vouloir mourir pour elle, mais si elle ne t'aimait plus, de quelle couleur serait ton monde ?

Noir, Ce mot s'imposa à l'esprit de Stark, mais il savait qu'il ne fallait pas qu'il le dise. Heureusement, Aphrodite l'en dispensa.

— Si Zoey ne veut plus être avec lui, ce sera nul pour lui. C'est clair. Mais il ne basculera pas du côté Sombre pour autant. De toute façon, vous ne pensez pas que ce que ferait Stark dans ce scénario improbable ne concerne que lui, Zoey et Nyx ? Sérieusement ! La déesse sait que je ne veux pas passer pour une garce, mais vous êtes une reine, pas une déesse. Vous ne pouvez pas tout contrôler.

Stark retint son souffle, s'attendant à ce que Sgiach la réduise en miettes. Au lieu de ça, la reine éclata de rire, ce qui lui donna un air étonnamment juvénile.

— Je suis contente de ne pas être une déesse, jeune prophétesse ! La petite partie du monde que je contrôle me suffit amplement.

— Pourquoi vous souciez-vous autant de ce que Stark pourrait ou ne pourrait pas faire ? insista Aphrodite, ignorant le regard de Darius, qui semblait dire : « Maintenant, arrête de parler. »

Sgiach et son gardien échangèrent un long regard, et Stark vit ce dernier hocher légèrement la tête, comme s'ils étaient parvenus à un accord.

— L'équilibre entre la Lumière et l'Obscurité dans le monde peut être perturbé par un seul acte, déclara Sgiach. Même si Stark n'est qu'un combattant, ses actions risquent d'affecter de nombreuses personnes.

— Et ce monde n'a pas besoin d'un autre combattant puissant du côté de l'Obscurité, enchaîna Seoras.

— Je le sais, et je n'œuvrerai plus jamais pour l'Obscurité, dit Stark d'un air solennel. J'ai vu l'âme de Zoey se briser à cause d'un seul acte, alors je comprends.

— Dans ce cas, considère bien les conséquences de tes décisions. Dans l'au-delà, et ici. Et n'oublie pas : les jeunes et les naïfs pensent que l'amour est la plus grande force de l'univers. Ceux d'entre nous qui sont, disons, plus réalistes, savent que la volonté d'une seule personne, renforcée par son intégrité et sa motivation, peut être plus puissante que toute une armée de romantiques énamourés.

— Je ne l'oublierai pas. Promis, dit Stark.

Il aurait promis de se couper le bras si cela avait pu pousser Sgiach à mettre les choses en branle.

Comme si elle lisait dans ses pensées, la reine secoua lentement la tête.

— Très bien. Que ta quête commence, alors. Faites apparaître le Seol ne Gigh, ordonna-t-elle.

Il y eut une série de cliquetis ; puis le sol s'ouvrit devant l'estrade et une pierre couleur rouille s'éleva. Elle arrivait à la taille de Stark et était assez longue et large pour qu'un vampire adulte puisse s'y allonger. Le bloc était couvert de motifs celtiques ; de chaque côté, il y avait deux cannelures en forme d'arc. Elles étaient plus épaisses d'un côté que d'un autre, et avaient un bout pointu. En y regardant de plus près, Stark se rendit compte de deux choses.

Les cannelures ressemblaient à d'énormes cornes.

La pierre n'était pas vraiment de couleur rouille. C'étaient des taches qui lui donnaient cette teinte. Des taches de sang.

— Voilà le Seol ne Gigh, le Siège de l'Esprit, dit Sgiach. C'est un lieu ancien de sacrifice et de vénération. Aussi loin que remontent nos souvenirs, il a été la voie d'accès à l'Obscurité et à la Lumière, aux taureaux noir et blanc qui constituent la base du pouvoir des gardiens.

— De sacrifice et de vénération ? répéta Aphrodite en s'approchant de la pierre. De quel genre de sacrifice parlez-vous ?

— Ah, tout dépend de la quête, fit Seoras.

— Ce n'est pas une réponse.

— Bien sûr que si, gamine, dit le gardien en souriant d'un air sombre. Et tu le sais, que tu veuilles l'admettre ou non.

— Je n'ai rien contre les sacrifices, affirma Stark en passant la main sur son front, par lassitude. Dites-moi quoi ou qui, je dois sacrifier, ajouta-t-il en jetant un coup d'œil à Aphrodite, se souciant peu de voir Darius se hérisser. Je ferai ce que j'ai à faire.

— Je pense que cela simplifierait les choses s'il était affaibli pendant la journée, dit Sgiach à son gardien, comme si Stark n'était pas là. Son esprit quitterait plus facilement son corps.

— Oui, c'est vrai. La plupart des combattants luttent à ce moment-là. Sa faiblesse faciliterait la séparation.

— Alors, qu'est-ce que je dois faire ? les pressa Stark. Trouver une vierge, ou un truc comme ça ?

Cette fois, il ne regarda pas Aphrodite, car personne n'ignorait qu'elle n'entrait pas dans cette catégorie.

— C'est toi, le sacrifice, combattant, déclara Sgiach. Le sang d'un autre ne ferait pas l'affaire. Il s'agit de ta quête, du début à la fin. Souhaites-tu poursuivre

?

— Oui, répondit le garçon sans hésitation.

— Donc, allonge-toi sur le Seol ne Gigh, jeune gardien MacUallis. Le chef de ton clan fera couler ton sang, t'emmenant dans un lieu entre la vie et la mort.

La pierre accueillera ton offrande. Le taureau blanc a parlé, et tu seras accepté.

Il guidera ton esprit jusqu'au Portail de l'au-delà. Ce sera à toi d'obtenir le droit d'entrer. Que la déesse ait pitié de ton âme.

— OK. Très bien. Allons-y, lança Stark.

Cependant il ne se dirigea pas aussitôt vers le Seol ne Gigh. Il s'agenouilla devant Zoey, prit son visage entre ses mains et l'embrassa doucement sur les lèvres.

— Je viens te chercher, murmura-t-il. Cette fois, je te laisserai pas tomber.

Puis il se leva, redressa ses épaules et s'approcha de la pierre massive, devant laquelle se tenait Seoras. Regardant Stark dans les yeux, celui-ci tira un poignard très aiguisé d'un fourreau en cuir accroché à sa taille.

— Attendez, attendez ! lança Aphrodite en fouillant dons son sac couleur métal, anormalement grand, qu'elle trimbalait depuis Venise.

— Aphrodite, ce n'est pas le moment, dit Stark, l'air excédé.

— Oh, enfin ! Je savais que je ne pouvais pas avoir perdu un truc qui sent aussi fort.

Elle sortit un sachet en plastique rempli de brindilles marron et d'aiguilles, et fit signe à un combattant de la rejoindre, en claquant des doigts, royale, Stark devait bien l'admettre. Le gaillard courut jusqu'à elle.

— Avant que vous n'entamiez une procédure qui, j'en suis sûre, sera aussi sanguinolente que répugnante, quelqu'un doit brûler ceci près de Stark, comme un encens.

— Qu'est-ce que tu racontes ? demanda Stark en se disant - et ce n'était pas la première fois - qu'elle était complètement folle.

Elle leva les yeux au ciel.

— Grand-Mère Redbird a dit à Lucie, qui me l'a répété, que brûler du cèdre était un rituel puissant chez les Cherokees.

— Du cèdre ?

— Oui. Inspire la fumée et emporte-la avec toi dans l'au-delà. Et, s'il te plaît, ferme la bouche et prépare-toi à saigner, dit-elle avant de se tourner vers Sgiach. Je pense qu'on peut considérer Grand-Mère Redbird comme un shaman.

Elle est sage et croit que la Terre a une âme. Elle a assuré à Lucie que le cèdre aiderait Stark.

Le combattant à qui elle avait donné le sachet jeta un coup d'œil à sa reine.

Elle haussa les épaules et hocha la tête.

— Ça ne peut pas faire de mal.

Quand un brasero eut été allumé et que le cèdre commença à brûler, Aphrodite se tourna vers Seoras et sourit.

— OK, maintenant vous pouvez y aller.

Stark se concentra : il inspirerait le cèdre, parce que Grand-Mère Redbird savait ce qu'elle disait. Il passa la main sur son front, comme pour enlever le brouillard de fatigue qui avait envahi son cerveau.

— Ne lutte pas. Il faut être à moitié conscient pour sortir de son corps. Ce n'est pas quelque chose de naturel pour un combattant, dit Seroas en désignant la surface plane de la pierre avec son poignard. Dénude ta poitrine et allonge-toi là.

Stark retira son pull et son tee-shirt, puis s'étendit sur le bloc de marbre.

— Je vois que tu as déjà été marqué, reprit Seoras en montrant la cicatrice rose d'une brûlure en forme de flèche brisée sur le côté gauche de sa poitrine.

— Oui. Pour Zoey.

— Alors, il est normal que tu sois de nouveau marqué pour elle.

Stark rassembla ses forces et se raidit. Chose bizarre, la pierre n'était pas froide ; au contraire, à l'instant où la peau toucha sa surface, il sentit sous lui de la chaleur, qui irradiait en rythme, comme un battement de cœur.

— Ah, tu le sens, fit le gardien.

— C'est chaud, dit Stark en croisant son regard.

— Pour les gardiens, elle est vivante. Est-ce que tu me fais confiance, gamin

?

Stark cligna des yeux, surpris par cette question, mais il répondit sans hésitation.

— Oui.

— C'est bien, car je vais t'emmener dans l'antichambre de la mort.

Stark se détendit. Se fier au combattant lui paraissait la bonne chose à faire.

— Ce ne sera agréable ni pour toi ni pour moi, mais c'est nécessaire, continua Seoras. Le corps doit se relâcher pour permettre à l'esprit de s'en aller.

Cela se passe dans le sang. Tu es prêt ?

Stark hocha la tête. Appuyant les mains contre la surface chaude de la pierre, il inspira profondément pour se remplir les poumons de l'odeur du cèdre.

— Attendez ! s'écria Aphrodite. Avant de le couper, dites-lui quelque chose qui le guidera. Ne laissez pas son âme s'agiter bêtement dans l'au-delà. Vous êtes un shaman, alors aidez-le.

Seoras regarda Aphrodite, puis la reine. Stark ne voyait pas cette dernière, mais ce qui passa entre eux deux fit sourire Seoras.

— Bien, ma petite prophétesse. Voilà ce que je vais dire à ton ami : quand une âme veut vraiment savoir ce que c'est qu'être bon, et je parle de bonté pure, sans égoïsme, alors les plus vils aspects de notre nature cèdent au désir d'amour, de paix et d'harmonie. Cette capitulation est une force très puissante.

— C'est trop poétique pour moi, soupira Aphrodite. Mais Stark aime lire ; peut-être qu'il comprendra ce dont vous parlez.

— Aphrodite, tu pourrais me rendre un service ? demanda Stark.

— Peut-être. Vas-y !

— Ferme-la. Merci pour le conseil, Seoras. Je m'en souviendrai.

— Si tu ne supportes pas ce qui t'attend, reprit le combattant, tu ne franchiras pas le portail. Es-tu sûr de ton choix ?

— Oui.

— Le battement de cœur du Seol ne Gigh te conduira dans l'au-delà. Pour revenir, tu devras te débrouiller tout seul.

Stark hocha la tête et colla ses paumes contre le marbre, essayant d'absorber sa chaleur pour réchauffer son corps, soudain glacé.

Seoras brandit le poignard et frappa si rapidement que sa main devint floue.

La blessure, qui s'étendait de la taille de Stark jusqu'au sommet droit de sa cage thoracique, ne fut qu'une ligne chaude sur la peau du garçon.

Le deuxième coup trancha le côté gauche de sa cage thoracique.

Alors, la douleur brûla le combattant de Zoey. Il avait l'impression que son sang était de la lave. Seoras passait le poignard coupant comme un rasoir d'un côté à l'autre de son corps, méthodiquement, jusqu'à ce que le sang de Stark coule sur la pierre et se déverse dans les cannelures en forme de cornes.

Stark n'avait jamais autant souffert. Ni quand il était mort, ni quand il avait ressuscité, ne pensant plus qu'à sa soif de sang et à la violence, ni quand il avait failli mourir, atteint par sa propre flèche.

La souffrance que lui infligeait le gardien était plus que physique. Elle dévorait son corps et son âme. L'agonie était interminable ; une vague à laquelle il ne pouvait échapper le secouait encore et encore.

Stark ne put s'empêcher de lutter, s'efforçant de garder le contrôle de sa conscience pour ne pas mourir.

— Fais-moi confiance, petit, répéta Seoras. Laisse-toi aller.

Stark l'entendit à peine. Il avait déjà fait son choix. Il n'avait plus qu'à continuer.

— Je vous fais confiance, s'entendit-il murmurer.

Le monde vira au gris, puis à l'écarlate, puis au noir.

Stark ne sentait plus que la brûlure de sa souffrance et de son sang. Les deux se mêlèrent, et soudain il se retrouva hors de son corps, comme s'il plongeait dans la pierre.

Entouré par l'obscurité, il luttait contre la panique. Bizarrement, au bout d'un moment, la terreur fut remplacée par une acceptation muette plutôt réconfortante. Tout compte fait, l'obscurité n'était pas si terrible. Au moins, la douleur disparaissait. A vrai dire, elle n'était même plus qu'un souvenir.

— N'abandonne pas, imbécile ! Zoey a besoin de toi !

Même détaché de son corps, il entendait encore la voix agaçante d'Aphrodite.

« Détaché de mon corps ? » songea-t-il. Il avait réussi !

Son euphorie fut rapidement suivie par un sentiment de confusion.

Il ne voyait rien. Il ne sentait rien. N'entendait rien. Les ténèbres étaient absolues.

Stark était affolé. Son esprit, tel un oiseau pris au piège, s'agitait dans le néant.

Que lui avait dit Seoras ? Quel avait été son conseil ?

«... la capitulation est une force très puissante. »

Stark cessa donc de lutter, apaisa son esprit, et un souvenir le frappa, celui de son sang se déversant dans les cornes gravées sur le bloc de marbre.

Des cornes !

Il se concentra sur cette image... Et soudain la créature sortit des ténèbres.

Elle était d'un noir évoquant le ciel de nouvelle lune, des rêves de minuit presque oubliés.

— J'accepte le sacrifice de ton sang, combattant. Affronte-moi et continue, si tu l'oses.

— J'ose ! s'écria Stark.

Le taureau chargea. Agissant par pur instinct, Stark ne partit pas en courant, il ne sauta pas sur le côté : il affronta la bête. Hurlant sa rage et sa peur, il courut vers elle. La créature pencha sa tête massive comme pour étriper son adversaire.

— Non !

Stark sauta sur elle et attrapa ses cornes. À cet instant, la créature rejeta sa tête en arrière, et Stark bondit par-dessus son dos. Il avait l'impression de sauter d'une falaise incroyablement haute pendant que quelque part derrière fui retentissait la voix du taureau : « Bien joué, gardien. »

Soudain, il y eut une explosion de lumière, et il roula sur le sol. Il se releva lentement, étonné d'avoir toujours les sensations de son corps, alors qu'il n'était plus qu'esprit.

Il regarda autour de lui.

Il se tenait devant un bois, semblable à celui qui poussait près du château de Sgiach. Il y avait un arbre à souhaits, décoré d'innombrables bouts de tissu. Les tissus se transformaient sans cesse, prenant des couleurs et des longueurs différentes, et scintillaient comme des guirlandes de Noël.

L'au-delà ! Ce devait être l'entrée du royaume de Nyx : rien d'autre n'aurait pu être aussi magique.

Était-ce aussi facile d'y pénétrer ? Stark jeta un coup d'œil derrière lui, s'attendant à ce que le taureau noir revienne et l'étripe pour de bon.

Il n'y avait rien d'autre dans son dos que le néant noir d'où il venait. Le sol sur lequel il avait été projeté était un demi-cercle de terre rouge qui lui rappela l'Oklahoma. Une épée luisante y était plantée. Il la retira à deux mains et se rendit compte qu'elle était souillée par du sang.

Surmontant son malaise, il se concentra sur ce qui l'attendait.

— Zoey, je suis là, dit-il. Je viens te chercher.

Il avança et heurta une barrière invisible aussi solide qu'un mur de brique.

— Qu'est-ce qui se passe ? marmonna-t-il.

Il recula et vit qu'une arche en pierre venait d'apparaître.

Il y eut alors une autre explosion de lumière blanche. Il cligna des yeux, découvrant un spectacle qui le choqua profondément.

Il se regardait lui-même !

D'abord, il crut qu'il s'agissait d'un miroir, mais les ténèbres qui noyaient le paysage derrière lui ne s'y reflétaient pas et l'autre lui souriait, d'un sourire insolent, familier, alors que lui-même ne souriait pas. Son double prit la parole, prouvant qu'il ne s'agissait pas d'un mirage.

— Hé oui, débile, c'est toi ! Oui, je suis toi. Pour pénétrer dans cet endroit, tu devras me tuer. Seulement ça n'arrivera pas parce que je n'ai pas la moindre envie de mourir. Du coup, c'est moi qui vais te tuer.

Pendant que Stark restait planté là, interdit, son reflet s'élança vers lui, armée d'une épée identique à la sienne, et le frappa au bras.

— Ça va être aussi facile que je le pensais, dit-il avant de charger à nouveau.

CHAPITRE VINGT-CINQ