{1} Traduction d’André Chouraqui, Genèse, XI, 6-7.

{2} Voir J. Markale, Les Révoltés de Dieu, Paris, Les Presses du Châtelet, 2003.

{3} Contrairement à l’opinion courante, l’édit de l’empereur Constantin de 314 n’était qu’un « édit de tolérance ». Le christianisme devenait « légal » au même titre que les autres religions existantes. C’est Théodose qui a imposé le christianisme à tout l’Empire et a interdit tous les cultes dits « païens ».

{4} C’est pourquoi il ne sera jamais fait appel dans cet ouvrage à une quelconque référence aux textes « dogmatiques » ou « traditionnels » mis en évidence et largement répandus à travers les multiples « sociétés » druidiques (c’est-à-dire « néo-druidiques ») qui envahissent actuellement une importante fraction des spéculations de la pensée occidentale.

{5} Ch. Renel, Les Religions de la Gaule avant le christianisme, Annales du Musée Guimet, tome XXI, Paris, 1906, pp. 1-2. Cet ouvrage, dû à un professeur de lettres classiques, en dépit d’un vocabulaire marqué par l’époque (les « Barbares », les « Primitifs », les « Sauvages », etc.), est d’une extraordinaire lucidité et mérite d’être cité largement.

{6} Dont on retrouve le nom dans celui de la Crimée.

{7} Christian J. Guyonvarc’h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Paris, 1997, p. 348.

{8} Pour être honnête, on doit tenir compte d’une tradition tenace répandue chez les Kabyles contemporains, du moins chez certains lettrés, qui affirment leur communauté d’origine avec les Celtes.

{9} Moses I. Finley, Le Monde d’Ulysse, Paris, 1969, pp. 16-17.

{10} Ch. Renel, op. cit., pp. 4-6.

{11} Jean Danzé, Bretagne pré-celtique, Coop Breizh, 2001, p. 17.

{12} En dehors des élucubrations aryennes ou nordiques reprises et développées par les nazis pour les raisons que l’on sait, les études tant linguistiques qu’anthropologiques n’ont jamais permis d’affirmer l’existence d’une race indo-européenne, pas plus que d’une race celtique ou germanique. Il s’agit d’une forme de civilisation partagée par de nombreuses populations d’origines parfois très diverses et qui se sont mêlées au gré des migrations et des aléas de l’Histoire.

{13} C’est le sens qu’on peut donner à un adage célèbre : « le royaume s’étend jusqu’où peut aller le regard du roi ». Tout dépend en effet de l’autorité et de la puissance de celui, roi ou simple chef, qui a été choisi pour régir la communauté et en assurer la continuité, la sécurité et l’approvisionnement en biens de consommation.

{14} Il est significatif qu’en Irlande, jusqu’au temps de la christianisation, le monnayage – pourtant largement répandu sur le continent et dans l’île de Bretagne – était absolument inconnu. Seuls existaient le système du troc et celui, plus sophistiqué, de l’équivalence en têtes de bétail ou en « femmes esclaves ».

{15} Pour plus de détails sur ces sujets, mal connus et souvent mal interprétés, on peut consulter J. Markale, La Femme celte, Paris, Payot, 1972, nouvelle édition en poche, 1996, ou encore J. Markale, Le roi Arthur et la société celtique, Paris, Payot, 1976, réédition de 1999.

{16} Par exemple, les innombrables récits qui montrent la lune dévorée par un serpent, ou un animal maléfique ou fantastique (les éclipses), ou le soleil outragé par les humains et refusant d’éclairer le monde.

{17} Par contre, d’autres chariots cultuels semblent exprimer l’action masculine au service de la lumière solaire, tel le fameux « char de Mérida », découvert en Espagne et conservé au Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye : il représente un chasseur (celtibère ?) poursuivant, avec son chien, un sanglier. Cela semble l’illustration parfaite d’un récit arthurien gallois remontant au IXsiècle, qui raconte la poursuite par Arthur d’un sanglier dévastateur qui symbolise nettement les forces nocturnes maléfiques. Mais cette poursuite du sanglier maudit entre dans le cadre de la quête entreprise pour conquérir la femme solaire.

{18} On en découvrira de nombreuses variantes dans les récits mythologiques irlandais réunis dans J. Markale, « Les Conquérants de l’Île Verte », premier volume de la série La Grande Épopée des Celtes, Paris, Pygmalion, 1998.

{19} À cet égard, un ouvrage essentiel demeure, celui de Lancelot Lengyel, L’Art gaulois dans les médailles, Paris, 1954, ouvrage qui reproduit photographiquement tous les types de monnaies des territoires celtes avant la perte de l’indépendance gauloise. Si le commentaire prête parfois à discussion, les documents sont là, en grandeur réelle et très souvent agrandis de telle sorte que les détails les plus insignifiants en apparence prennent toute leur valeur si on les observe attentivement.

{20} Christiane Éluère, L’Or des Celtes, Fribourg, 1987, p. 1995.

{21} Ce qui ne l’empêchera d’ailleurs pas d’être une sorte d’emblème christique, le fait que les « bois » du cerf se renouvellent d’année en année. Dans les romans de la Table Ronde apparaît un cerf blanc au collier d’or, entouré de quatre lions protecteurs, qui est la représentation emblématique du Christ entouré des quatre évangélistes. Il faut également signaler que le personnage de ce dieu de la prospérité, qui porte un torque à son cou, mais qui tient un autre torque d’une main et la tête d’un serpent de l’autre, se retrouve de façon presque identique sur le pilier d’une croix celtique chrétienne brisée, datant du VIIIe ou du IXe siècle, retrouvée et conservée au monastère de Clonmanoise, dans le centre de l’Irlande. Était-ce un pilier remontant aux âges « druidiques » ou une réminiscence d’une tradition qui se perpétuait dans l’Église si particulière de l’Irlande du haut Moyen Âge ? La question est loin d’être résolue, mais il est certain que cette représentation était « parlante » pour tous les nouveaux chrétiens irlandais.

{22} Personnage qu’on a souvent assimilé au Jupiter tonnant des Romains, mais qui est plus proche du mystérieux druide Mogh Ruith d’un récit irlandais.

{23} César l’assimile à Dispater, mais il s’agit bel et bien du dieu Dagda Irlandais « dont la massue tuait lorsqu’il en frappait par un bout, et qui redonnait la vie lorsqu’il en frappait par l’autre extrémité ».

{24} C’est la déesse cavalière gauloise Épona, reconnaissable sous le nom de Macta dans la mythologie irlandaise et sous celui de Rhiannon dans celle du Pays de Galles.

{25} Motif fréquent dans la sculpture gallo-romaine et sur les monnaies gauloises.

{26} En particulier la représentation d’un guerrier qui chevauche un saumon, illustration exacte d’un passage du récit gallois de Kulwch et Olwen, remontant au IXe siècle, et qui est le premier recueil littéraire des aventures du fabuleux roi Arthur.

{27} Contrairement à une opinion qui s’est souvent manifestée, il n’y a, dans aucun texte, la moindre allusion à un quelconque système de « réincarnation » ou de « métempsycose » qui pourrait être comparé à la tradition indienne.

{28} À ce sujet, voir J. Markale, Le Christianisme celtique et ses survivances populaires, Paris, Imago, 1984, réédition de 1995, ainsi que Le Périple de saint Colomban, Genève, Georg, 2000.

{29} Cette description de l’Héraklès gaulois a été mise en images, en 1524, par l’énigmatique peintre Albrecht Dürer dans un dessin du Kunstbuch.

{30} Cela fait d’ailleurs penser à ce que raconte César à propos du siège de Gergovie, où il décrit une sorte de rituel accompli par les Gauloises qui, les seins dénudés, semblent narguer les assaillants.

{31} Voir J. Markale, Les Saints fondateurs de Bretagne et des pays celtes, Paris, Pygmalion, 2002.

{32} Il faut rappeler que le nom de Merlin est purement français : c’est le « petit merle », et c’est une vague euphonie qui a permis cette identification. Voir J. Markale, Merlin l’Enchanteur, Paris, Albin Michel, 1992.

{33} Pour tous ces poèmes, voir J. Markale, Les grands Bardes gallois, Paris, Picollec, 1981.

{34} Rappelons que brittonique est un terme scientifique qui définit le peuple et/ou la civilisation des Bretons insulaires – et des anciens Gaulois continentaux, ainsi que des Bretons armoricains immigrés (et dont les langues actuelles sont le gallois, le cornique et le breton armoricain), par opposition à l’autre groupe celtique dit « gaélique » ou « goidélique », rameau ethnique qui comprend les Mandais et les Écossais du nord-ouest, ainsi que les habitants de l’île de Man, et dont la langue est le gaélique.

{35} En France, on ne peut, à ce sujet, que rendre hommage à l’action efficace des « folkloristes » de la fin du XIXe siècle, tel Paul Sébillot, et des bénévoles de la Société Française de Mythologie (et à son créateur, Henri Dontemville) qui se sont acharnés à « décoder » ce qu’on considérait comme den enfantillages ou des « contes de nourrice ».

{36} Jean Danzé, Bretagne pré-celtique, p. 24.

{37} Jean Danzé, Bretagne pré-celtique, p. 198.

{38} Ainsi doit-on écarter les très beaux contes, malheureusement non localisés, de l’Auvergnat Henri Pourras et ceux (quelque peu trafiqués) du Breton Émile Souvestre.

{39} Pour la Bretagne, il existe deux ouvrages de base, les Contes de François-Marie Luzel et La légende de la Mort en Basse-Bretagne d’Anatole Le Braz. Ce sont des classiques incontournables. Sur un plan élargi, il y toute la série de la Revue des Traditions populaires, sous la direction de Paul Sébillot, surtout jusqu’en 1914, qui constitue une véritable Bible pour tous ceux qui s’intéressent à l’expression populaire orale. Pour ma part, j’ai publié Contes populaires de toutes les Bretagne, Rennes, Ouest-France, 1977 (réédition 2004), La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, Paris, Payot, 1975, Contes populaires de toute la France, Paris, Stock, 1980, Contes occitans, Paris, Stock, 1981, Contes de la Mort des pays de France, Paris, Albin Michel, 1992, Contes grivois des pays de France, Paris, Le Rocher, 1996, Contes et Légendes des pays celtes, Rennes, Ouest-France, 1994 (réédition 2004). On pourra y trouver l’essentiel du « corpus » oral traditionnel de l’Europe occidentale.

{40} R. Boyer, La Religion des anciens Scandinaves, Paris, Payot, 1981, p. 9. Cet ouvrage de Régis Boyer est essentiel pour l’étude des rapports entre les traditions germaniques, celtiques et chamaniques.

{41} R. Boyer, op. cit., p. 28.

{42} Notamment dans Romans de Scythie et d’alentour, Paris, Payot, 1978, et Le Livre des Héros, Paris, Gallimard, 1968, réédition 1989.

{43} Un exemple est caractéristique, celui des aventures du héros des Nartes (tribu des Ossètes), Batraz, homme ou plutôt surhomme né d’étrange façon, animé par une chaleur extraordinaire, qui a un exact correspondant irlandais dans le héros des Ulates, Cûchulainn. Mais il y a bien d’autres similitudes tout aussi remarquables.

{44} L’ouvrage essentiel sur la tradition des Kirghiz est la traduction qui a été faite des récits oraux, recueillis au début du XXe siècle parmi les populations de la steppe, par Pertev Boratav, accompagnée de notes très pertinentes de Louis Bazin, réunis sous le titre Aventures merveilleuses sous terre et ailleurs de Er-Töshtük, le géant des steppes, Paris, Gallimard, 1965, réédition 1989.

{45} Deuxième édition, Paris, Payot, 1968. Pour compléter les informations contenues dans cet ouvrage, il est utile de consulter le livre collectif de I. Paulson, A. Hultrantz et K. Jettmar, intitulé Les Religions arctiques et finnoises, Paris, Payot, 1965. Il s’agit d’études remarquables sur les traditions religieuses – et magiques – des Sibériens, des Finnois, des Lapons et des Esquimaux.

{46} M. Éliade, Histoire des croyances et des idées religieuses, Paris, Payot, 1983, tome III, p. 18.

{47} La Navigation de Bran, fils de Fébal, dans J. Markale, L’Épopée celtique d’Irlande, Paris, Payot, 1993, p. 37.

{48} J. Markale, Le Druidisme, Paris, Payot, 1985, p. 183.

{49} Un récit hagiographique médiéval recueilli à Tréguier, en Bretagne armoricaine, comporte une histoire analogue : un jeune clerc est enlevé par une « fée des eaux », mais l’intervention de saint Tugdual le fait revenir sur le rivage. Cependant, il porte autour du cou le voile de la fée et, malgré son refus conscient et l’action des clercs de Tréguier, il meurt l’année suivante. J. Markale, La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, Paris, Payot, 1975, pp. 30-32.

{50} J. Markale, L’Épopée celtique d’Irlande, pp. 220-227.

{51} J. Markale, L’Épopée celtique d’Irlande, pp. 143-148.

{52} Ch.-J. Guyonvarc’h, Magie médecine et divination chez les Celtes, Paris, Payot, 1997, p. 340.

{53} J. Markale, Les Triomphes du Roi Errant, vol. IV de La Grande Épopée des Celtes, Paris, Pygmalion, 1998, p. 288.

{54} Claude Lecouteux, Fées, sorcières et loups-garous au Moyen Âge, Paris, Imago, 1992, pp. 48-49.

{55} M. Éliade, Le Chamanisme, p. 124.

{56} Ibid., p. 155.

{57} Claude Lecouteux, op. cit., pp. 104-105.

{58} J. Markale, Les Saints fondateurs de Bretagne et des pays celtes, Paris, Pygmalion, 2002, pp. 63-75.

{59} Sur ce problème, voir l’ouvrage remarquable de Louis Keryran, Brandan, Le grand navigateur celte du VIe siècle, Paris, Robert Laffont, 1977.

{60} Texte intégral dans J. Markale, Contes de la Mort des Pays de France, pp. 333-335.

{61} J. Markale, La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, pp. 34-35.

{62} Recueilli en 1914 par J. Frison. J. Markale, La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, p. 35.

{63} M. Éliade, Le Chamanisme, pp. 281-282.

{64} J. Markale, La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, pp. 91-115.

{65} J. Markale, Les Triomphes du Roi Errant, vol. IV de La Grande Épopée des Celtes, pp. 111-140.

{66} Lanzelet, d’Ulrich von Zatzikhoven. J. Markale, Lancelot du Lac, vol. III du Cycle du Graal pp. 49-50.

{67} J. Markale, Les Conquérants de l’Île Verte, pp. 235-239.

{68} J. Markale, Contes et Légendes des Pays celtes, pp. 229-236.

{69} J. Markale, Les Conquérants de l’Île Verte, pp. 257-258.

{70} Revue des Traditions populaires, III (1888), pp. 103-104. J. Markale, La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, pp. 107-108.

{71} M. Éliade, Le Chamanisme, p. 290.

{72} J. Markale, Contes populaires de toutes les Bretagne, pp. 258-264.

{73} J. Markale, Contes populaires de toutes les Bretagne, pp. 174-175.

{74} J. Markale, La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, pp. 176-179.

{75} J. Markake, Contes populaires de toutes les Bretagne, pp. 182-197.

{76} Les Mabinogion, trad. de Joseph Loth, édition de 1979, Paris, pp. 222-223.

{77} Ibid., p. 220.

{78} Au sujet des mégalithes et de leurs constructeurs, voir J. Markale, Dolmens et Menhirs, la civilisation mégalithique, Paris, Payot, 1994.

{79} M. Éliade, Le Chamanisme, p. 396.

{80} J. Markale, Les Conquérants de l’Île Verte, p. I95.

{81} Voir J. Markale, Halloween, histoire et traditions, Paris, Imago, 2000.

{82} J. Markale, La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, pp. 143-144.

{83} J. Markale, Les Triomphes du Roi Errant, pp. 81-83.

{84} J. Markale, Les Triomphes du Roi Errant, p. 72.

{85} Coutume celtique attestée aussi bien par les conteurs irlandais que par les historiens grecs et latins : les Gaulois, les Bretons et les Gaëls coupaient la tête de leurs ennemis et les conservaient précieusement, souvent sur des pieux qui entouraient la forteresse du chef. Il y a de cette coutume de nombreux souvenirs dans les contes populaires.

{86} J. Markale, Les Conquérants de l’Île Verte, pp. 247-252.

{87} La racine indo-européenne du nom d’Odin (que Tacite, dans La Germanie, appelle Wutanaz) signifie « fureur » et même « violence ».

{88} Texte mythologique scandinave.

{89} Régis Boyer, Les Religions des anciens Scandinaves, pp. 148-149.

{90} Chapitre VII de l’Ynglinga Saga, traduit et cité par R. Boyer, p. 144.

{91} Traduit et cité par R. Boyer, p. 149.

{92} R. Boyer, p. 150.

{93} R. Boyer, p. 148.

{94} J. Markale. Les Conquérants de l’Île Verte, pp. 304-305.

{95} J. Markale, Les Seigneurs de la Brume, vol. V de La Grande Épopée des Celtes, pp. 133-134.

{96} J. Markale, La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, pp. 160-164.

{97} M. Éliade, Le Chamanisme, pp. 364-366.

{98} J. Markale, La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, pp. 186-191.

{99} Revue des Traditions populaires, XXII (1907), pp. 270-272.

{100} Revue des traditions populaires, XXIV (1909), pp. 443-445.

{101} M. Éliade, Le Chamanisme, p. 119.

{102} J. Markale, Le Héros aux Cent Combats, vol. III de La Grande Épopée des Celtes, p. 309. C’est dans cette posture de mourant, appuyé à un pilier, avec une corneille sur l’épaule, qu’est représenté, en statue, le héros Cûchulainn dans la grande poste de Dublin, haut lieu symbolique de l’indépendance irlandaise.

{103} Voir notamment « La poursuite de Diarmaid et Grainné », dans J. Markale, Les Triomphes du Roi Errant, p. 268.

{104} Trad. J. Loth, Les Mabinogion, édition de 1979, pp. 147-164.

{105} Trad. J. Loth, Les Mabinogion, éd. de 1979, p. 192.

{106} Trad. J. Loth, Les Mabinogion, éd. de 1979, p. 40.

{107}J. Markale, l’Épopée Celtique en Bretagne, pp. 262-263.

{108} Cûchulainn apparaît en effet comme l’aspect héroïsé du dieu Lug, le « Multiple Artisan », celui qui possède en lui-même toutes les fonctions divines tout en n’étant jamais ni le père, ni le roi des dieux de la mythologie celtique. De même, Lancelot du Lac apparaît comme une sorte de figuration « courtoise », adaptée à la mentalité des XIIe et XIIIe siècles français, de ce personnage divin dont l’archétype remonte à la nuit des temps. Voir à ce sujet J. Markale, Lancelot et la chevalerie arthurienne, Paris, Imago, 1985.

{109} En particulier dans l’épisode où il blesse l’un des deux cygnes qui survolent l’assemblée des Ulates au moment de la fête de Samain, ces cygnes se révélant des femmes du sidh (J. Markale, Les Compagnons de la Branche Rouge, vol. II de La Grande Épopée des Celtes, pp. 279-314). Dans un autre épisode, Cûchulainn blesse un cygne qui est en réalité une femme-fée du nom de Derbforgaille, qui était venue vers lui par amour. Voir J. Markale, Les Compagnons de la Branche Rouge, pp. 271-274.

{110} M. Éliade, Le chamanisme, pp. 124-125.

{111} J. Markale, Les Seigneurs de la Brume, vol. V de La Grande Épopée des Celtes, pp. 293-294.

{112} Ibid., p. 297.

{113} J. Markale, Les Seigneurs de la Brume, pp. 299-300.

{114} J. Markale, Contes occitans, pp. 255-262.

{115} M. Éliade, Le Chamanisme, pp. 132-133.

{116} « Le Siège de Drum Damghaire ». J. Markale, Les Seigneurs de la Brume, p. 213.

{117} Je dois ici signaler, sous toutes réserves, une expérience que j’ai vécue et que je n’ai jamais vraiment comprise. À cette époque, je me trouvais en conflit assez violent avec un homme – le père de ma seconde épouse – que je savais avoir reçu une initiation chamanique. Il agissait contre moi et, en plusieurs occasions, il a failli réussir non seulement à me déstabiliser, mais, par exemple, à me faire précipiter dans un ravin au volant de ma voiture. Or, une nuit, au cours de mon sommeil, je me suis senti un grand oiseau blanc en train de voler à travers les nuages. Je me souviens fort bien du contact humide et froid de ces nuages sur mon « plumage ». Ces sensations sont restées gravées en moi et elles sont pour moi la certitude que « mon double » a quitté mon corps et s’est précipité dans les airs. Expérience individuelle, donc non vérifiable. Mais pourtant, une fois réconcilié avec cet homme doué de pouvoirs chamaniques, celui-ci m’a avoué qu’il avait agi dans le but de me démontrer ainsi ses capacités. Et, par la même occasion, il m’a avoué que son initiation était incomplète, qu’il lui manquait le dernier degré, ce qui faisait que, la plupart du temps, les actions « occultes » qu’il engageait se retournaient contre lui. Il s’agit ici, je le répète d’un témoignage qui n’engage que moi, et qu’on n’est pas obligé de croire. Mais, à la lumière de cette expérience individuelle, on ne peut que prendre au sérieux toutes les traditions rapportées dans les récits mythologiques des civilisations dites primitives, à condition, bien entendu, de les replacer dans l’environnement socioculturel dans lequel elles se sont manifestées.

{118} J. Markale, Lancelot du Lac, vol. III du Cycle du Graal, pp. 207-214. Il faut signaler que, dans le récit gallois Kulwch et Olwen, Arthur et ses compagnons franchissent une rivière sur un poignard magique.

{119} M. Éliade, Le Chamanisme, p. 378.

{120} On a même des exemples attestés de chamanes ainsi féminisés qui prennent un mari et qui vivent exactement comme des femmes biologiques. Le travestisme rituel correspond à une volonté de réunir une féminité perdue à la masculinité des sociétés androcratiques.

{121} J. Markale, Les Compagnons de la Branche Rouge, vol. II de La Grande Épopée des Celtes, pp. 163-164.

{122} Dans la version parallèle – et plus archaïque – de La Courtise d’Émer, Uatach, sous l’aspect d’une servante, pénètre dans la chambre de Cûchulainn. Celui-ci lui brise un doigt. La fille pousse un cri qui réveille le champion Cochor Crufe qui se précipite pour combattre Cûchulainn. Mais il succombe sous les coups du héros. C’est seulement trois jours après que Uatach donne à Cûchulainn le moyen d’obtenir trois souhaits : un enseignement sans faille, le mariage avec Uatach et la révélation de l’avenir.

{123} Dans La Courtise d’Émer, Dordmair, appelée ici Dornoll, tombe amoureuse de Cûchulainn : or, vu la laideur de la femme guerrière (« Grands étaient ses genoux ; elle avait les talons devant elle, ses pieds derrière, elle était hideuse »), le héros la repousse et la femme lui promet de se venger.

{124} J. Markale, Les Compagnons de la Branche Rouge, pp. 170-171.

{125} Revue des Traditions populaires, XXVI (1911), pp. 199-200.

{126} J. Markale, Les Conquérants de l’Île Verte, p. 285.

{127} J. Markale, Les conquérants de l’Île Verte, pp. 287-288.

{128} Il s’agit de la Liffey, ce fleuve qui se jette dans la baie de Dublin après avoir traversé la ville.

{129} Trad. J. Loth, Les Mabinogion, éd. de 1979, p. 35.

{130} J. Markale, Les grands Bardes gallois, p. 85.

{131} Ancienne poésie d’Irlande, dans Cahiers du Sud, n° 335, p. 16.

{132} « Les Merveilles de Rigomer », dans J. Markale, Lancelot du Lac, pp. 290-292.

{133} J. Markale, Lancelot du Lac, pp. 128-131.

{134} J. Markale, Le Héros aux Cent combats, pp. 122-123.

{135} M. Éliade, Le Chamanisme, p. 369.

{136} J. Markale, Les Compagnons de la Branche Rouge, pp. 133 134.

{137} Georges Dumézil, Le Livre des Héros, p. 179.

{138} Ibid., pp. 188-189.

{139} J. Loth, Les Mabinogion, éd. de 1979, pp. 30-31.

{140} Sur ordre du roi, on avait entassé d’énormes tas de bois dans la cave, sous la maison de fer.

{141} J. Markale, Les Compagnons de la Branche Rouge, pp. 216-221.

{142} J. Markale, La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, pp. 166-168. La même histoire se retrouve à peu près de façon identique dans un conte vosgien : le jeune héros doit séjourner trois jours dans un four chauffé, mais il en sort indemne grâce aux conseils de sa jument qui se révèle ensuite comme une princesse sous le coup d’un sortilège. Voir L.-F. Sauvé, Le Folklore des Hautes Vosges, p. 322 et suivantes.

{143} M. Éliade, Le Chamanisme, p. 371.

{144} J. Loth, Les Mabinogion, éd. de 1979, p. 114.

{145} J. Markale, Le Héros aux Cent Combats, pp. 173-175.

{146} M. Éliade, Le Chamanisme, p. 371.

{147} Ibid., p. 371.

{148} J. Markale, Les Triomphes du Roi Errant, pp. 61-66.

{149} Traduction complète du récit dans J. Markale, L’Épopée celtique en Bretagne, pp. 94-108.

{150} J. Markale, Contes populaires de toutes les Bretagne, pp. 23-36.

{151} J. Markale, La Tradition celtique en Bretagne armoricaine, pp. 169-183.

{152} Revue des Traditions populaires, XXX (1915), pp. 148-149.

{153} Texte intégral dans J. Markale, Les Seigneurs de la Brume, pp. 170-216.

{154} J. Markale, Les grands Bardes gallois, pp. 78-79.

{155} J. Markale, Le Héros aux Cent Combats, pp. 271-295.

{156} J. Markale, Les Conquérants de l’Île Verte, pp. 123-148.

{157} J. Markale, Le Héros aux Cent Combats, pp. 271-295.

{158} Texte intégral dans J. Markale, Les Seigneurs de la Brume, pp. 247-264.

{159} J. Loth, Les Mabinogion, pp. 59-81.

{160} Régis Boyer, La Religion des anciens Scandinaves, pp. 207-208.

{161} M. Éliade, Le Chamanisme, p. 219.

{162} Ibid., p. 220.

{163} R. Steiner, Unsere Atlantischen Vorfahren, Berlin, 1918, p. 14.

{164} Éditions Triades, Paris.

{165} Éditions anthroposophiques romandes, Genève.

{166} Association Olivier de Serres, Issigeac (Dordogne).

{167} Encyclopédie thématique Weber, la Pensée. Paris, 1972, p. 13.

{168} M. Éliade, Aspects du Mythe p. 15.