5. Le château dans les airs

Mais la « chambre de soleil », toute symbolique qu’elle est dans l’ombre des tertres féeriques, semble plus à sa place dans une autre évocation de l’Autre Monde, cette fois idéalisée, comme ce sera le cas dans le christianisme, dans l’immensité d’ailleurs non moins mystérieuse du Ciel, profond et insondable. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et inversement, l’échelle des valeurs n’ayant aucun sens directeur et l’adjectif latin altus signifiant aussi bien « haut » que « bas ».

Et c’est dans un texte anglo-normand du XIIe siècle, la Folie Tristan, dite « d’Oxford » à cause du manuscrit qui l’a conservé, épisode fragmentaire de la célèbre légende de Tristan et Yseult, que va réapparaître ce thème de la « chambre de soleil ». L’histoire racontée dans ce texte se situe au moment où Tristan, banni de la cour du roi Mark, s’introduit en se déguisant en fou dans l’entourage du roi de Cornouailles de façon à pouvoir rencontrer clandestinement la reine. Méconnaissable, il tient devant le roi Mark des propos incohérents en apparence, mais qui ne peuvent que réveiller l’attention d’Yseult, qui assiste à cette « prestation » digne d’un « fou » professionnel, c’est-à-dire d’un bouffon qui peut, dans une totale impunité, se permettre les impertinences les plus audacieuses devant un public aristocratique qui s’ennuie et ne demande qu’à se réjouir en entendant les pires sottises.

Or Tristan ne s’en prive pas. Il commence par affirmer que le roi Mark, marié depuis longtemps à la reine Yseult, est quelque peu blasé par celle-ci. Il propose donc au roi d’échanger la reine contre sa propre sœur, à lui, le fou. Le roi Mark, après avoir bien ri, lui répond par une objection de taille : « Mais que feras-tu de la reine, toi, le pauvre fou qui peux à peine vivre de la charité publique ? » La réponse de Tristan, comme tout son délirant discours, est évidemment à double sens : « Là-haut, en l’air, j’ai une grande salle où je demeure ; elle est faite de verre, belle et grande ; au beau milieu, le soleil y darde ses rayons. Cette salle est suspendue en l’air et pend dans les nues ; quel que soit le vent, elle ne chancelle ni ne balance. À côté de cette salle se trouve une chambre faite de cristal et richement lambrissée. Quand le soleil se lèvera demain, il y répandra une grande clarté. »

On est ici en plein cœur du mythe celtique. Cette « chambre de soleil » dans laquelle Tristan prétend pouvoir accueillir Yseult dans les meilleures conditions possibles est un lieu d’amour absolu, une sorte d’athanor dans lequel s’accomplit la fusion alchimique de deux êtres, mâle et femelle (soufre et mercure dans le langage alchimique), sous les rayons recréants du soleil, qui est le Feu de l’Esprit, symbole de l’intelligence créatrice, autrement dit de l’Énergie divine. Car, il faut le répéter, il n’y a que trois éléments fondamentaux, et non pas quatre comme on le croit généralement : la Terre, l’Eau et l’Air, le Feu n’étant que le mouvement qui métamorphose les éléments entre eux. Le Feu n’existe pas en lui-même, mais sans lui, les éléments, non animés, seraient pur néant, et sans les éléments qu’il anime, le Feu n’a aucune raison d’être.

Mais la « chambre de soleil » est aussi un lieu de connaissance, ou plutôt d’illumination, et le séjour du héros dans la lumière du soleil équivaut à une période d’initiation à un plus haut niveau de conscience, thème chamanique s’il en fût, qui permet d’acquérir ce fameux don de double vue tant recherché mais qu’il faut toujours mériter au terme de multiples épreuves. Ainsi, dans sa quête presque désespérée de la jeune fille qui lui est destinée mais dont il ne sait rien, le héros Art, fils du roi Conn aux Cent Batailles, passe nécessairement chez une mystérieuse reine des fées, et il y est fort bien reçu en sa chambre de cristal : « Art se pencha et vit, ébloui, des parois de cristal qu’éclaboussait la lumière du soleil en déversant mille irisations sur des arbustes dont les fleurs répandaient des parfums inconnus ; belle était l’apparence de cette chambre, avec ses ornements d’or et de pierres précieuses sertis dans les murs, avec ses sièges en bronze tapissés d’étoffes soyeuses, avec ses cuves qui, au milieu, semblaient emplies de l’hydromel le plus fin et le plus savoureux. » Et on lui apprend que « quelle que soit la quantité qu’on boive dans ces cuves, elles sont toujours pleines{95} ». Et c’est seulement après un séjour « d’une nuit et un mois dans cet endroit paradisiaque que le jeune Art trouvera son chemin au travers des multiples dangers qui se dressent devant lui, et parviendra enfin au but qu’il s’est fixé ».

Il y a, dans la tradition celtique, bien d’autres références à cette « chambre de soleil », dite également « chambre de cristal ». Ainsi, dans le cycle ossianique, la jeune et belle Grainné, dont le nom provient du gaélique grein, « soleil », et qui est le prototype de l’Yseult médiévale, explique comment elle est tombée amoureuse du beau Diarmaid, lui-même prototype de Tristan : « Dans ma chambre à la belle vue, à travers mes fenêtres de verre bleu, je t’ai aperçu et je t’ai admiré. Et je tournai la lumière de mes yeux sur toi ce jour-là, et depuis je n’ai jamais donné mon amour à un autre que toi et je ne le ferai jamais. » Il faut également se souvenir que, par amour pour la fée Viviane, l’enchanteur Merlin se laisse enfermer magiquement par celle-ci dans une tour invisible qui ressemble bien à ces « tours de verre » que certains navigateurs découvrent en plein océan, et dont les occupants sont muets, c’est-à-dire qu’ils appartiennent à l’Autre Monde.

D’ailleurs, dans le légendaire gallois, cet Autre Monde est souvent appelé Kaer Wydr (Castrum Vitreum en latin), c’est-à-dire « la Cité de Verre ». Ce qui nous ramène au mystérieux royaume de Gorre, décrit par Chrétien de Troyes dans son Chevalier à la charrette, royaume régi par l’étrange Méléagant (Maelwas en gallois), dont, dans son autre récit, Érec et Énide, le même Chrétien de Troyes nous dit que c’est « un haut baron, le seigneur de l’Île de Verre ». En cette île, il n’hiverne ni ne fait trop chaud ; on n’y entend jamais le tonnerre, on n’y voit foudre ni tempête, et bots et serpents n’y séjournent. Il est évident qu’il s’agit ici d’une image paradisiaque : l’Autre Monde est présent, à côté de celui des humains, mais il en est séparé par une cloison de verre (évidemment symbolique) qui ne laisse passer que la lumière. Quant à Grainné-Yseult, elle est bien la personnification de la déesse solaire primitive, dispensatrice de chaleur, d’amour, de lumière, et bien entendu de vie.

À l’origine, le domaine de cette déesse solaire ne peut être situé que dans l’immensité du ciel, d’où le thème d’un château suspendu dans les airs, et où réside une belle princesse inaccessible ou prisonnière d’un cercle de flammes, comme l’est la valkyrie Brunehilde dans la version archaïque des Eddas scandinaves, et que doit libérer – et épouser – le héros civilisateur du type de Sigurd-Siegfried. Mais, dans la tradition littéraire celtique, ce château dans les airs paraît avoir été oublié : par contre, il réapparaît constamment dans les contes populaires qui ont gardé, sans aucun doute, la trame la plus cohérente de ce genre de spéculations métaphysiques.

Ainsi en est-il d’une monumentale épopée populaire bretonne, la Saga de Yann, dans laquelle apparaissent des éléments empruntés nécessairement à des pratiques chamaniques. Le héros de cette histoire est un jeune homme qui part à la découverte du monde, mais il n’est pas seul dans cette exploration. Il est accompagné par un cheval qui, en réalité, on l’apprend à la fin du récit, n’est autre que son propre père qui, tel un chamane initiateur, guide son fils dans les méandres les plus complexes de ce voyage dans le temps et l’espace et le protège des nombreux dangers qui se présentent devant lui. Car le héros a fort à faire : il doit en particulier, sous peine d’être mis à mort, satisfaire les demandes de la fille du roi Fortunatus qu’un certain roi de Bretagne anonyme veut épouser, mais qui se refuse à lui tant que ne sont pas satisfaites ses demandes insensées. Et c’est le malheureux Yann qui est chargé d’accomplir ces actions.

Engagé dans une quête impossible – et toutes les quêtes initiatiques sont par principe impossibles à réaliser sans le secours de la magie –, le jeune Yann se trouve confronté à un problème insoluble. Il se plaint de son sort auprès de son fidèle cheval : « Il me faut aller chercher le château d’or de la fille du roi Fortunatus. Et c’est un château porté par quatre chaînes d’or et par quatre lions les plus forts qui soient au monde. » Heureusement, et selon un principe chamanique bien connu, le héros a fait alliance avec le roi des bêtes. Les animaux viennent à son secours et attaquent les quatre lions qui portent le château. « Alors, aussitôt, s’engagea, entre ces superbes champions, une guerre de destruction acharnée. […] Quand ces quatre lions furent tués, on tira sur le château au moyen des quatre chaînes d’or, et on le traîna vers la mer. Il se tint sur l’eau, tranquille comme l’eût fait un navire, si bien qu’il fut attaché, par les quatre chaînes d’or, à l’arrière du navire de Yann qui le remorqua aussi bien que possible. »

La quête semble réussie. Mais si le « château dans les airs », avec sa « chambre de soleil », a été conquis et amené dans le monde des humains, il ne sert strictement à rien parce que les clefs de ce château ont été jetées dans la mer par la princesse elle-même. Il reste donc à trouver une solution pour pénétrer à l’intérieur du château qui recèle en lui-même tous les mystères de l’Autre Monde. Il faut donc que Yann entreprenne une autre quête, également impossible. Et ce n’est qu’avec son alliance avec les animaux, en l’occurrence le roi des poissons, que le jeune Yann récupère les clefs qui permettront enfin de pénétrer à l’intérieur même du mystère{96}.

Ce récit se termine par la victoire du jeune Yann qui finit par épouser la princesse après que celle-ci a réussi à éliminer le roi de Bretagne en le tuant sans vergogne. Yann est maintenant en possession de la déesse solaire ; il a obtenu enfin la connaissance pleine et entière de cet Autre Monde dans lequel il a pénétré non seulement par sa volonté farouche, mais avec l’aide de cet étrange personnage qu’est son cheval. Et c’est encore un élément chamanique de première importance. « Animal funéraire et psychopompe par excellence, le cheval est utilisé par le chamane, dans des contextes différents, comme moyen d’obtenir l’extase, c’est-à-dire la “sortie de soi-même” qui rend possible le voyage mystique. Ce voyage mystique, répétons-le, n’a pas nécessairement une direction infernale ; le cheval permet aux chamanes de s’envoler dans les airs, d’atteindre le Ciel. […] Le cheval porte le trépassé dans l’au-delà ; il réalise la “rupture de niveau”, le passage de ce monde-ci dans les autres mondes. […] Psychopompe et funéraire, le cheval facilitait la transe, le vol extatique de l’âme dans les régions interdites. La chevauchée symbolique traduisait l’abandon du corps, la mort mystique du chamane{97}. » Un texte comme celui de la Saga de Yann, tout empreint de réminiscences chamaniques, se présente donc comme une parfaite illustration de la conquête, par un être humain, d’un Autre Monde, situé dans ce cas quelque part dans l’infini du Ciel.

Un autre conte breton, recueilli au XIXe siècle dans l’île d’Ouessant, mais qui témoigne de la permanence d’une croyance remontant à la nuit des temps, conte intitulé les Femmes-Cygnes, est encore plus précis sur ce sujet. Le héros de l’histoire est un jeune berger, du nom de Pipi Menou qui, chaque jour, lorsqu’il fait paître son troupeau dans une prairie au bord d’un étang, voit « de grands oiseaux tout blancs, toujours trois, jamais plus et jamais moins, qui venaient de l’horizon le plus lointain et qui tournoyaient sur l’étang. Et après avoir tournoyé un long moment, les grands oiseaux blancs se posaient sur le rivage, au bord de l’eau tranquille parsemée de joncs et de nénuphars. Mais alors se produisait quelque chose de merveilleux : dès qu’ils touchaient terre, les grands oiseaux tout blancs se transformaient en belles jeunes filles toutes nues qui, après avoir rejeté leur plumage d’oiseau, se baignaient dans l’étang et y folâtraient sous les doux rayons du soleil. Puis lorsque le soir tombait, elles revenaient sur le rivage, ramassaient leur plumage, y pénétraient, et s’élevaient dans l’air pour disparaître, très haut, dans un grand bruit d’ailes, en direction du soleil couchant ».

Bien sûr, le jeune berger est très intrigué par ce manège et voudrait bien en savoir plus. Or, c’est sa grand-mère qui, dans ce cas, joue le rôle d’initiatrice et lui révèle la réalité de sa vision : « Ce sont des femmes-cygnes, mon enfant. Elles sont les filles d’un puissant enchanteur. Elles habitent en un beau palais tout décoré d’or et de cristal, un beau palais qui est très haut dans le ciel, retenu par quatre chaînes d’or au-dessus de la mer. » Pipi Menou n’a plus qu’une idée en tête : aller voir ce qui se passe dans ce château dans les airs. De plus, il semble très ébloui par l’image radieuse et intemporelle que lui offrent ces êtres venus d’ailleurs. Sur les conseils de sa grand-mère, il dérobe le plumage de l’une des femmes-cygnes et ne consent à le lui rendre que si elle l’emmène jusqu’à ce palais féerique.

Après avoir discuté avec ses deux compagnes, la femme-cygne accepte le marché proposé par le berger. Il lui rend donc son plumage. « Elle l’enfila prestement, le fit monter sur son dos, et les trois sœurs s’élevèrent dans les airs, si haut que le jeune garçon ne vit plus ni la terre ni l’eau. Il n’y avait que du ciel bleu et tout autour les rayons du soleil qui le noyaient dans une lumière dorée. Et bientôt, Pipi Menou aperçut le château de l’Enchanteur. C’était un palais d’or et de cristal, plus lumineux que le soleil lui-même, retenu au-dessus des nuages par quatre chaînes d’or qui descendaient du ciel{98}. » Bien sûr, comme dans de nombreux contes dans ce genre où le héros est confronté avec des épreuves imposées par l’Enchanteur, le diable ou une quelconque divinité, l’histoire se termine le mieux du monde : le jeune berger épouse l’une des femmes-cygnes, mais, ce qui est un signe révélateur de l’appartenance de ces femmes à l’Autre Monde, « on raconte que les enfants qui leur naquirent furent tous enlevés par les fées de la mer ».

Mais si l’Autre Monde est situé dans le Ciel, qu’il soit un château retenu par quatre chaînes d’or ou qu’il soit une lointaine « étoile » échappant au temps des humains, il faut y parvenir, ce qui ne peut se faire que par des moyens surnaturels qui s’apparentent bien entendu à la magie. Et cet « envol » vers le château féerique n’est pas simple à accomplir. Là encore, les contes populaires ont gardé les vestiges d’antiques rituels, comme le montre un autre conte breton armoricain dont il existe deux versions, l’une du Morbihan{99}, l’autre du Finistère{100}. Le héros de l’histoire est encore un jeune garçon qui, sans doute par hérédité ou par une initiation précédente, a acquis la connaissance du « langage des oiseaux », et le pouvoir de les commander, ce qui est une technique chamanique bien établie, répandue dans tout le domaine où officient encore de nos jours les « hommes médecine ».

Donc, le jeune héros de l’histoire se lance dans l’exploration du monde, non seulement de celui qui est visible et tangible, mais de celui qu’il sent présent à côté de lui. Il réussit de nombreuses épreuves grâce à l’aide d’une pie qui l’emporte sur son dos, car, en ces temps-là, « les pies étaient alors plus grandes et plus fortes qu’elles le sont maintenant », référence évidente à la réactualisation de l’illud tempus, au temps de l’Âge d’Or, que prétendent effectuer les chamanes par leur rituel plus ou moins magique. À la fin de ce voyage initiatique, il doit se rendre en un château suspendu dans les airs où se trouve la princesse dont il est amoureux. C’est un géant volant qui est chargé de le conduire dans ce château ; mais ce géant, qui ressemble bien à un ogre, a besoin de beaucoup de nourriture. Pour commencer ce vol à travers l’espace, le géant « reçut pour commencer de gros morceaux de viande, puis de plus petits. Ils étaient à une lieue et demie, mais il ne restait plus de viande. Le géant dit : Il faut que tu coupes un morceau de ta fesse ». C’est ainsi que le jeune héros découpe un morceau de sa chair pour le donner à manger à son « transporteur » ; et c’est grâce à cette auto-mutilation qu’il parvient à destination et qu’il peut épouser la princesse dont il est épris.

On ne peut que penser à l’un des épisodes de La Fin de Satan de Victor Hugo, quand il décrit la folle ascension de Nemrod en direction du Ciel dans un coffre tiré par quatre aigles qui demandent, à intervalles réguliers, de la chair à manger. Et n’ayant plus rien à leur donner, Nemrod leur donne son esclave à dévorer. Certes, on est ici en pleine exagération épique, mais il faut reconnaître que Hugo s’est incontestablement inspiré de toutes les légendes concernant le vol chamanique vers l’Autre Monde, pendant lequel le néophyte, druide, chamane ou simple héros, doit payer de sa personne, soit charnellement, soit en subissant une crise démentielle, ce qui est le cas de tous les apprentis chamanes qui ont pu être observés tant en Asie qu’en Océanie et en Amérique. Car tout se paie, et il n’y a que les « tièdes » qui ne soient pas admis au royaume de Dieu, si l’on prend à la lettre certaines paroles des Évangiles.

La crise démentielle ou la mutilation apparaissent donc comme indispensables si l’on veut transgresser les interdits (c’est-à-dire les limites de la logique habituelle) et accéder à un niveau de conscience supérieur. Tel Odin-Wotan pendu à un arbre et perdant un de ses yeux pour acquérir le don de double vue, le héros, qu’il soit druide ou chamane, doit payer le prix fort pour franchir les limites de domaines qui lui sont inconnus et qu’il cherche à pénétrer à tout prix. C’est ainsi que, dans toutes les mythologies, l’aveugle ou le borgne est voyant, le manchot habile à manier l’épée ou la massue, le boiteux imbattable à la course. Les exemples ne manquent pas dans les récits mythologiques. La tare physique est la preuve que l’initié a abandonné quelque parcelle de son humanité pour acquérir quelque chose d’autre, de nature divine, quelque chose qui lui permet de s’introduire dans une autre dimension. Le Château dans les Airs n’est qu’un symbole, bien sûr, mais il explique pourquoi, tant de personnages humains tentent de survoler les océans et la terre elle-même pour y accéder, ne fût-ce qu’au détriment de leur intégrité physique.