NOTES
Introduction
1.Xavier Gaullier, La deuxième
carrière. Ages, emploi, retraites, Paris, Seuil, 1988 ; Les
temps de la vie. Emploi et retraite, Paris, Editions Esprit,
1999 ; Le temps des retraites, Paris, Seuil, 2003.
2.Trad. F. Livi, Paris, Laffont, «
Pocket », 1992. A. Béjin la citait déjà dans un article sur lequel
nous reviendrons « De l'adolescence à la post-adolescence : les
années indécises » in Le débat, mai 1983, n° 25, p.
127-132.
3.Voir sur ces thématiques : B.
Majnoni d’Intignano, « Vers la lutte des âges ? »,
Commentaire, printemps 1998 ; Louis Chauvel, Le destin
des générations Paris, PUF, 2002 ; Jean-Philippe
Viriot-Durandal, Le pouvoir gris, Paris, PUF, 2003 ; B.
Spitz, Le Papy Krach, Paris, Grasset, 2006.
4.« L’état social et politique de
la France avant et depuis 1789 » in L’Ancien Régime et la
Révolution, Paris, GF, p. 80.
5.Ph. Ariès, L’enfant et la vie
familiale sous l’Ancien Régime, Paris, Plon, 1960 ; A. Van
Gennep, Les rites de passage, Paris, 1909, réimp. Mouton et
MSH, 1969 ; Erik Erikson, Identity. Youth and Crisis, 1968,
trad. fr. Adolescence et crise, Paris, Champs-Flammarion,
1972 ; Margaret Mead, Le fossédes générations (1970), Paris,
Denoël, 1971 ; Talcott Parsons « Age and sex in the social
structure of the United States » (1942), trad. fr. in Eléments
pour une sociologie de l’action, Paris, Plon, 1955. Citons
également Eisenstadt, From Generation to Generation. Age Group
and Social Structure, Londres, Routledge and Kegan, 1956, ainsi
que les actes du grand colloque de l’INED, Les âges de la
vie, INED, Travaux et documents, 1982.
Première partie : la confusion des âges
6.La République, traduction
R. Baccou (modifiée), Paris, « GF », 1966. On trouve le même thème
dans la Bible à propos de l’anarchie de Jérusalem (Esaïe, 3, 4-5) :
« Je leur donnerai pour chefs des gamins et, selon leurs caprices,
ils les gouverneront. Les gens se molesteront l’un l’autre, chacun
son prochain. Le gamin se dressera contre le vieillard, l’homme de
rien contre le notable » (tr. TOB, Paris, Cerf, 1978).
7.Livre I, t. II, chap. XV « Le
machinisme et la grande industrie » (§ IX), Paris, Editions
sociales, 1948, p. 163.
8.Manifeste du parti
communiste, Paris, Editions sociales, 1976, p. 35. Voir le
commentaire de D. Bell, Les contradictions culturelles du
capitalisme, Paris, PUF, 1979, p. 28.
9.Paris, Gallimard, «
Folio-histoire », 1961.
10.Le sociologue Norbert Elias
rejoint ici Tocqueville, en montrant qu’avec l’avènement de la
civilité, il est beaucoup plus long de produire un adulte que par
le passé : « C'est pourquoi l’homme de l’Occident acquiert plus
tard que les membres des sociétés moins différenciées, avec la
fonction d’adulte, aussi l’habitus psychique de l’adulte, dont
l’apparition marque en général l’achèvement du processus de
civilisation individuelle » (La dynamique de l’Occident,
Paris, Presses Pocket, 1975, p. 202).
11.Cf. André Béjin, « De
l’adolescence à la post-adolescence : les années indécises » et
Hervé Le Bras, « L'interminable adolescence ou les ruses de la
famille », in Le débat, mai 1983, n° 25. Egalement J.-C.
Chamboredon, Adolescence terminée, adolescence interminable,
Paris, PUF, 1985 ; T. Anatrella, Interminables adolescences,
Paris, Cujas-Le Cerf, 1988.
12.A. Béjin, p. 130. 8.
Lettre à Niethammer, 10 octobre 1811, Correspondance, t. I,
Paris, Gallimard « Tel », 1962, p. 343.
13.J.-P. Boutinet, L'immaturité
de la vie adulte, Paris, PUF, 1999 ; A. Ehrenberg,
L’individu incertain, Paris, Hachette « Pluriel », 1996 ; L.
Chauvel, « La frontière entre jeunesse et âge adulte s’estompe » in
L. Dirn, « Tendances de la société française », Revue de
l’OFCE, n° 58, p. 178-188.
14.D. Blanchet et Th. Debrand, «
Aspiration à la retraite, santé et satisfaction au travail »,
Insee Première, n° 1052, décembre 2005.
15.Cf. Françoise Millet-Bartoli,
La crise du milieu de la vie. Une deuxième chance, Paris,
Odile Jacob, 2002. Sur le repérage de cette crise E. Jacques, «
Mort et crise du milieu de la vie » in Psychanalyse du génie
créateur, Paris, Dunod, 1974.
16.Paris, Gallimard, 1974.
17.Cf. Roger Callois, Les
démons de midi, Paris, Fata Morgana, 1991 et « Le démon de midi
» in Revue d’histoire des religions, Annales du musée
Guimet, 1937, t. 115-116.
18.Cité par L. Millet, in La
crise du milieu de la vie, Paris, Masson, 1993.
19.Cité par Agnès Thiercé,
Histoire de l’adolescence, Paris, Belin, 1999, p. 158.
20.L'entrée dans la vie, essai
sur l’inachèvement de l’homme, Paris, Anthropos, 1997, préface
à la seconde édition, p. 20. Ce chapitre reprend en les développant
des analyses parues dans notre article « La querelle du jeunisme »
(in F. Dubet, O. Galland, E. Deschavanne ss. dir.,
Comprendre, « Les Jeunes », no 5,
Paris, PUF, 2004).
21.L'inversion du sens date des
années 80, au moment où les luttes pour la libération (du sexe, des
femmes, des peuples, des jeunes,...) animées par la philosophie du
soupçon furent à leur tour mises à l’épreuve du soupçon. Pascal
Bruckner et Alain Finkielkraut sont les principaux représentants de
ce mouvement : Le nouveau désordre amoureux (Seuil, 1977),
Le sanglot de l’homme blanc (Seuil, 1983), La défaite de
la pensée (Gallimard, 1987), La tentation de l’innocence
(Grasset, 1995). P.-A. Taguieff propose le terme de « juvénilisme »
in « Faillite du progrès, éclipse de l’avenir » in Malaise dans
la temporalité, P. Zawadzki, ss. dir., Paris, Publications de
la Sorbonne, 2002, p. 118 sq. Voir aussi de Régis Debray,
Le plan vermeil, Paris, Gallimard, 2004.
22.Le Monde, 18 mai
2003.
23.La défaite de la pensée,
p. 160.
24.Ibid., p. 155.
25.Nous reprenons à dessein la
formule que Kant utilise dans Qu’est-ce que les Lumières ?
(1784) puisque le modèle de la libération des peuples « mineurs »
va servir à penser la libération des ados.
26.Réédition de l’édition de 1964,
Paris, Economica (Anthropos), 1997. L’œuvre de Witold Gombrowicz,
notamment son Ferdydurke (1937), offrirait la version
romanesque de cette même idée d’une « éternelle immaturité ». Cf.
S. Jasionowiccz, « L'immaturité éternelle chez Witold Gombrowicz »
in L'imaginaire des âges de la vie, p. 185-195. « La
jeunesse n’était pas pour elle [Vinca l’héroïne] un âge
transitoire, non, pour la moderne la jeunesse était la seule
période acceptable, essentielle et valable de la vie humaine, elle
méprisait la maturité ou plutôt l’immaturité était pour elle la
maturité – elle n’admettait ni barbes, ni moustaches, ni nourrices,
ni mères avec enfants – et son pouvoir magique provenait de là. Sa
jeunesse n’avait besoin d’aucun idéal parce qu’elle était en
elle-même un idéal » (UGE, 1964, p. 156).
27.Voir Platon, Protagoras,
321 b sq. ; sur le destin prodigieux de ce mythe, voir le
bel ouvrage de D. Lecourt, Prométhée, Faust, Frankenstein, Les
imaginaires de l’éthique, Paris, Les Empêcheurs de penser en
rond, 1996.
28.Celle-ci a été, selon
Lapassade, préparée par l’enseignement de la philosophie, laquelle,
comme on ne sait que trop ( !), « ne s’enseigne pas ; elle ne fait
donc pas l’objet d’une transmission ; l’entraînement à philosopher
constitue une formation qui s’oppose à l’information, c’est-à-dire
à la transmission d’un message. La philosophie est donc méthode,
comme le dira Descartes » (p. 181). Nous avouons, en lisant ces
lignes, ne pas comprendre que, à l’occasion d’une récente tentative
de réforme, des néo-républicains patentés aient pu croire qu’une
plus précise détermination des programmes de philosophie en
terminale pouvait revenir à faire le lit de la démagogie
pédagogiste. Sur ce dossier avorté l’alliance objective entre
l’hyper-élitisme républicain et l’hyper-démagogie pédagogiste reste
pour nous une de ces curiosités dont l’espace intellectuel français
a et garde le secret.
29.Citée par Mona Ozouf, Les
aveux du roman, Paris, Gallimard, « Tel », 2000, p. 7.
30.Nicholas Negroponte, L'homme
numérique, Paris, Robert Laffont, 1995, cité par Philippe
Breton, Le culte d’internet. Une menace pour le lien social
?, Paris, La Découverte, 2000. Sur la mode, rappelons pour
mémoire, le déjà démodé : Olback, Soral et Pasche, Les
mouvements de mode expliqués aux parents, Paris, Laffont,
1984.
31.Gérard Mendel (Paris, Payot,
1971) : « Le droit de vote dès 12 ans, la lutte entre les classes
d’âge relayant et complétant la lutte entre les classes
sociales,... le recouvrement par l’individu des pouvoirs délégués
du fait de la culpabilité et de l’exploitation économique aux
Grands et à l’Etat. Voilà ce que l’auteur... nomme l’utopie
réaliste d’une révolution pédagogique dont l’Institution scolaire
serait le lieu d’apprentissage » (extrait de la quatrième de
couverture). De Michel Fize : « La société moderne aurait-elle jeté
un sort à sa jeunesse ? Comment expliquer l’état de subordination
dans lequel on la tient ? L’exclusion qui la frappe ? Fatalité ? Et
si c’était là, au contraire, projet délibéré ? De longue date
préparé ? » (Le peuple adolescent, Paris, Julliard, p.
31).
32.« Age et sexe dans la société
américaine », trad. fr. in Eléments pour une sociologie de
l’action, Paris, Plon, 1955, p. 113. Thème repris en France par
E. Morin (« Culture adolescente et révolte étudiante », Annales
ESC, 3, 1969, p. 765-776). Pour une présentation des
discussions sur l’homogénéité culturelle de la jeunesse, voir O.
Galland, Sociologie de la jeunesse, Paris, A. Colin, 1997,
p. 50 sq.
33.« Rock, pop, punk. Masques et
vertiges du peuple adolescent » in Le débat, n° 25, mai 1983
repris dans Jeux, modes et masses, Paris, Gallimard,
1985.
34.Paul Hazard, La crise de la
conscience européenne, Paris, Boivin, 1935, p. 30-31.
35.Cf. ce cri de ralliement de la
génération Sturm und Drang : « Connaissez-vous les besoins
d’un jeune cœur comme le mien ? D’une jeune tête folle ?
Pouvez-vous m’offrir un champ d’action quelconque ? Votre société
bourgeoise m’est insupportable ; si je veux travailler, je suis un
esclave, si je veux m’amuser, je suis encore esclave. Celui qui se
sent de quelque valeur ne doit-il pas s’enfuir dans le vaste monde
? » (Tirade du bohémien Crugantiano dans l’opérette de Goethe,
Claudine de Villa Bella). Sur les Jeune-France, voir Paul
Bénichou, Le sacre de l’écrivain, Gallimard, 1996. On se
reportera sur ces questions à la thèse de Jacques Goguen, Pour
une théorie des mouvements de jeunes, Paris I, 2003.
36.Cité par Luc Ferry, Homo
Aestheticus, Paris, Grasset, 1990, p. 261.
37.Comme le note François Lebrun,
(in Histoire de l’enseignement et de l’éducation, t. II,
1480-1789, Paris, Tempus, 2003, p. 134-135). A travers le «
charivari » et l’organisation des fêtes traditionnelles, « les
jeunes exercent une sorte de magistère moral sur la vie de la
communauté, veillant au respect de certains tabous... En
s’agrégeant à la jeunesse, l’adolescent de quinze ans entre dans un
groupement qui, de façon plus ou moins structurée et ritualisée
selon les lieux, l’initie à la culture populaire dont il assure la
conservation et la transmission. Entre les enfants, trop petits, et
les gens mariés, accaparés par les soucis, les jeunes entre quinze
et vingt-cinq ans représentent l’élément dynamique de la communauté
: son avenir et en même temps sa mémoire ».
38.Paul Yonnet, Le recul de la
mort. L'avènement de l’individu contemporain, Paris, Gallimard,
2006, p. 373.
39.Ibid.
40.P.-A. Taguieff, « Faillite du
progrès », p. 119.
41.M. Houellebecq, Les
particules élémentaires, Paris, Flammarion, 1998, p. 210.
42.Le recul de la mort.
L'avènement de l’individu contemporain, Paris, Gallimard,
2006.
43.Ibid., p. 339.
44.Ibid., p. 339.
45.Ibid., p. 368.
46.Ibid., p. 369.
47.Ibid., p. 375.
48.Marcel Gauchet, « La
redéfinition des âges de la vie », Le débat, n° 132,
nov.-déc. 2004.
49.Le recul de la mort, p.
337.
50.« La redéfinition des âges de
la vie », p. 41-42.
51.Ibid., p. 34.
52.Ibid., p. 41-42.
53.Ibid., p. 42.
54.Voir à ce propos l’analyse de
G. Lipovetsky, « Temps contre temps ou la société hypermoderne » in
G. Lipovetsky et S. Charles, Les temps hypermodernes, Paris,
Grasset « Nouveau Collège de philosophie », 2004, p. 92
sq.
55.Libres ensemble.
L'individualisme dans la vie commune, Paris, Nathan,
2000.
56.In Galland, O. et Roudet, B.,
ss. dir., Les valeurs des Français, Paris, L'Harmattan,
2001, p. 177 sq. Cf. aussi l’article de Pierre Bréchon, «
Une jeunesse globalement peu contestataire », p. 135 sq.
Voir également Claudine Attias-Donfut, ss. dir. Les solidarités
entre générations, Paris, Nathan, 1995.
57.Mara Goyet, « A l’ombre de la
Génération : les enfants de 68 de A à Z » in Comprendre, n°
5, PUF, 2005, p. 243-256.
58.Le Monde,
25/01/2000.
59.Conjectures sur le
commencement de l’histoire humaine, in Œuvres
philosophiques, Paris, Gallimard, « Pléiade », t. II, p. 512
sq.
60.« Expression indo-européenne de
l’éternité », in Bulletin de la Sociétéde linguistique de
Paris, 38, 1937, p. 103-112.
61.Lettres à Lucilius, III,
24, 20
62.Selon Héraclite lui-même le
temps fluide se trouvait en dernière instance neutralisé par la
circularité cosmique : le monde est né et périra pour renaître. Une
« grande année » compte ainsi 360 jours de 30 ans chacun
(c’est-à-dire la durée d’une génération). Un cycle dure ainsi 10
800 ans humains.
63.Entre autres : Platon,
Politique, 268d ; Honorius Augustodunensis (v. 1137,
L'Elucidarium et les lucidaires, Paris, De Brocard, 1954, p.
118 et p. 374-375), Thomas d’Aquin (Somme théologique, I,
99, 1), Locke (Second traité du gouvernement civil, § 56),
Kant (Conjectures sur le commencement de l’histoire
humaine).
64.Conjectures..., p.
505.
65.Cf. sur ces points les
définitions de B. Malinowski, par exemple in Trois essais sur la
vie sociale des primitifs, Paris, Payot, 2001, p. 117
sq.
66.Nous suivons là les analyses
particulièrement éclairantes de Jean-Pierre Vernant à propos de la
mythologie grecque (cf. Mythe et pensée chez les Grecs,
Paris, La Découverte, 1996).
67.Cf. Pierre Clastres, La
sociétécontre l’Etat, Paris, Minuit, 1974. Cf. Marcel Gauchet,
La condition historique, Paris, Stock, 2003, p. 61
sq.
68.« Qu’est-ce que l’autorité » in
La crise de la culture, Paris, Gallimard, « Idées », 1972,
p. 163.
69.Voir l’inventaire proposé par
Jacques Lacarrière, Au cœur des mythologies, Paris,
Gallimard « Folio », 1998, p. 252 sq.
70.B. Malinowski, Trois essais
sur la vie sociale des primitifs, p. 162 ; cf. aussi chez les
Banks Inslanders, Frazer, Belief in Immortality and the Worship
of the Dead, Londres, 1913, 3e vol.
1, p. 70 ; même croyance relative aux centenaires chez les Ainu
(Cf. J. Batchelor, The Ainu of Japan, Londres, 1895).
71.Cf. J. Bottéro, L’épopée de
Gilgames. Le grand homme qui ne voulait pas mourir, Paris, 1992
; voir aussi id., La plus vieille religion : en Mésopotamie,
Folio, 1998, p. 222.
72.Cité par J. Bottéro, La plus
vieille religion du monde, p. 221.
73.Voir sur ce texte J.-P.
Vernant, « Le mythe hésiodique des races » in Mythe et pensée
chez les Grecs, La Découverte, 1996, p. 39.
74.L'univers, les dieux, les
hommes, Paris, Seuil, 1999, p. 209.
75.Selon G. Dumézil, la
manipulation des âges est un attribut caractéristique du sorcier
dans le monde indo-européen (cf. Mythe et épopée, Paris,
Gallimard, 1971, t. 2, p. 194-196).
76.Mircéa Eliade, Le mythe de
l’éternel retour, Paris, Gallimard, « Folio », p. 46 (voir
également p. 37 sq.).
77.A. van Gennep, Les rites de
passage, Paris, Mouton et MSH, 1969. Voir Nicole Belmont, « La
notion de rite de passage », in Centlivres Pierre et Hainard
Jacques (dir.), Les rites de passage aujourd’hui, Lausanne,
l’Age d’homme, p. 9-17. De N. Belmont, A. van Gennep. Créateur
de l’ethnographie française, Paris, Payot, 1974. Egalement
Martine Segalen, Rites et rituels contemporains, Paris,
Nathan, 1998.
78.Le folklore français,
Paris, Laffont, « Bouquins », 1998, p. 109.
79.Paris, Terre humaine, Poche,
1988, p. 128 sq.
80.Chronique des Indiens
Guayaki, p. 137.
81.C’est l’interprétation de S. N.
Eisenstadt, From Generation to Generation, Londres, 1956, à
partir des analyses d’Evans-Pritchard (par ex., Les Nuer,
Paris, Gallimard « Tel »). Pour une position plus nuancée, voir
Denise Paulme (dir.), Classes et associations d’âge en Afrique
de l’Ouest, Paris, Plon, 1971 ; et Marc Abélès et Christine
Collard (dir.), Age, pouvoir et sociétéen Afrique noire,
Paris, Karthala. Presses de l’Université de Montréal, 1985. Pour un
état récent du débat, voir A.-M. Péatrix, « introduction » à
L’Homme, « Ages et générations », no 134, avril/juin 1995, p. 7-12 et « L'océan des
âges », L'Homme, « Passages à l’âge d’homme », nos 167-168, juillet/décembre 2003. A noter, dans ce
même numéro, l’article très suggestif, comme toujours, d’Hervé Le
Bras, « Les politiques de l’âge », p. 25-48. Voir enfin Bernardo
Bernardi, Age Class Systems : Social Institutions and Politics
Based on Age, Cambridge, Cambridge University Press,
1985.
82.Trad. Pelegrin, Paris,
GF-Flammarion, 1990, p. 495.
83.Nanterre, Société d’ethnologie,
1999.
84.Ibid., p. 44.
85.Ibid., p. 50.
86.Sur la distinction entre initié
et maturité accomplie, voir Evans-Pritchard, Les Nuer, p.
288 ; P. Clastres, Chronique des Indiens Guayaki, p.
140-141.
87.Péatrix, p. 51 sq.
88.Ibid., p. 189.
89.Cf. Maurice Godelier, La
production des grands hommes, Champs Flammarion, 1996.
90.Paris, PUF « Quadrige », t. I,
p. 163.
91.Ph. Ariès, p. 6. Pour une
discussion de ces thèses, voir notre partie II, chapitre 3.
92.Ibid., p. 7.
93.Karl Jaspers, Introduction à
la philosophie, Paris, Plon, « 10/18 », 1981, p. 105 (cf. aussi
Origine et sens de l’histoire, Paris, Plon, 1954). Pour une
interprétation politique de cette césure fondatrice, voir M.
Gauchet, Le désenchantement du monde, p. 42.
94.« La formation de la pensée
positive dans la Grèce archaïque » (p. 196-228) et « Les origines
de la philosophie » (p. 229-238), in J.-P. Vernant et P.
Vidal-Naquet, La Grèce ancienne. 1) Du mythe àla
raison, Paris, Seuil « Points », 1990. De Corford voir From
Religion to Philosophy, 1912 ; Principium Sapientiae. The
Origins of Greek Philosophical Thought, Oxford, 1952.
95.Vernant, p. 198.
96.Ibid., p. 201.
97.Ibid., p. 205.
98.Ibid., p. 233.
99.Sur cette thématique, voir le
beau livre de Pierre Hadot, Le voile d’Isis, Paris,
Gallimard, 2004. Comme le dit Hegel, suivant ici Platon et
Aristote, la pensée grecque est « étonnement » devant ce que la
nature a de naturel (Philosophie der Geschichte, in
Sämtliche Werke, Glockner, Stuttgart, Fromann, 1928, XI, p.
309).
100.Vernant, p. 233.
101.Fragment 33 (60), de
l’édition Conche, Paris, PUF, 1986, p. 131.
102.Trad. Chambry, GF, p.
466-467. Cf. aussi Aristote, Ethique à Nicomaque, 1177b,
trad. Tricot, Vrin, 1967. On retrouve cette conception dans les
dernières versions de l’univers intellectuel de la cosmologie, par
exemple chez Pic de la Mirandole où elle sert de prémisses à la
philosophie de l’humanisme : « Adam [c’est Dieu qui parle]... si
nous ne t’avons fait ni céleste ni terrestre, ni mortel ni
immortel, c’est afin que, doté pour ainsi dire du pouvoir arbitral
et honorifique de te modeler et de te façonner toi-même, tu te
donnes la forme qui aurait eu ta préférence. Tu pourras dégénérer
en formes inférieures, qui sont bestiales ; tu pourras, par
décision de ton esprit, te régénérer en formes supérieures, qui
sont divines » (De la dignitéde l’homme, trad. Y. Hersant,
L’Eclat, 1993, p. 9).
103.De la vieillesse,
Paris, Arléa, p. 44.
104.Voir Rémi Brague, La
sagesse du monde, chap. III et IV.
105.Sur cette question qui
traverse l’Antiquité et le Moyen Age, il faut mentionner, outre les
suggestions d’Ariès, plusieurs travaux : Franz Böll, « Die
Lebensalter. Ein Beitrag zur antiken Ethologie und zur Geschichte
der Zahlen », in Neue Jahrbücher für das klassische
Altertum, Bd. 31, 1913, rééd. Kleine Schriften zur Sternkunde
des Altertums, Leipzig, 1950, p. 156-213 ; J. de Ghelinnek «
Juventus, gravitas, senectus » in Studia Mediaevalia,
Bruges, 1949, p. 39-59 ; Adolf Hofmeister, « Puer, Iuvenis, Senex.
Zur Verständnis der mittelalterischen Altersbezzichtungen » in
Albert Brackmann, éd., Papsttum und Kaisertum. Forschungen zur
politischen Geschichte und Geisteskultur des Mittelalters,
Munich, 1926, p. 287-316. Voir la synthèse d’Agostino Paravacini
Bagliani, « Ages de la vie », Dictionnaire raisonnéde l’Occident
médiéval, ss. dir. J. Le Goff et J.-Cl. Schmitt, Paris, Fayard,
1999.
106.Paris, GF-Flammarion,
1966.
107.Qui eut une influence
considérable sur la culture médiévale. Voir notamment ses
Etymologies, XI, II, 1-8.
108.Cf. Héraclite, fgt 117 de
l’édition Bollack et Wismann, Paris, Minuit : « L’homme quand il
est ivre, est conduit par un enfant immature : il glisse ; il ne
voit pas où il pose le pied, parce que son souffle est humide ».
Cf. aussi Platon, Lois, I, 645d-646a.
109.Commentaire du fragment
d’Héraclite « ... les saisons qui apportent tout » (Diels, 100 ;
Conche, 51), p. 198 sq.
110.Par Aristote,
Politiques, 17, 1336b 40 : « Ceux qui divisent les âges en
périodes de sept ans n’ont la plupart du temps pas tort, et il faut
suivre la division établie par la nature. Car tout art et toute
éducation entendent en fin de compte suppléer la nature », trad. p.
508. Solon, en fait, dans son poème Contre Mimnermos parle
des dix âges de l’homme, mais en les divisant en hebdomades (cf. in
Poètes élégiaques et moralistes de la Grèce, trad. E.
Bergougnan, Paris, Garnier, s. d., p. 146).
111.Cette correspondance est
établie à partir d’un pseudo-Hippocrate, Peri hebdomadôn
(Traité des Semaines). Elle est reprise par Aulu-Gelle, puis par
Varron, le grand compitaleur romain, dans un ouvrage perdu intitulé
Les Hebdomades, à cause de sa structure numérique. Voir
également Albert le Grand dans son Traitédes âges (De
Aetate, 1251).
112.Pour une illustration
tardive, mais exemplaire de cette argumentation : voir le De
Mente de Nicolas de Cues, trad. in E. Cassirer, Individu et
Cosmos, Paris, Minuit, 1983, p. 262 sq. Cf. aussi
Platon, Phédon, 96esq.
113.10 est l’addition de 1 (le
point unique, monade ou principe de toutes choses) + 2 (la première
ligne issue de deux points) + 3 (la première surface) + 4 (le
premier carré ou solide). Voir sur ce point la critique d’Aristote
(Métaphysique, N, 5 et 6) pour qui le nombre n’est pas
cause.
114.Telle est « l’harmonie des
sphères » : La Terre est entourée de sept sphères concentriques,
contenues les unes dans les autres, que gouvernent les sept
planètes connues : Soleil, Lune, Mercure, Mars, Vénus, Jupiter et
Saturne. Il y a une huitième sphère, placée à l’extérieur, à
laquelle sont fixées les étoiles. Les révolutions planétaires
produisent dans l’air un bourdonnement musical, chaque planète
faisant entendre une note spécifique dépendant du rapport de son
orbite (comme une note de la lyre dépend de la longueur de la
corde). L'univers entier est structuré par cette harmonie musicale
régie par les lois mathématiques.
115.Cité par Néraudau, Etre
enfant à Rome, p. 30.
116.L’âge de 30 ans est également
indiqué par Hésiode (Tr, 695-696), Solon (Fgt 19, Diehl) et
Platon (Lois, IV, 721b ; VI, 772d-e ; 785b). De même pour
Héraclite, qui l’inscrit dans le rythme cosmique de la génération,
car, dit-il, « il est possible qu’en trente ans l’homme devienne
grand-père » (fgts 52-53 de l’édition Conche, A 19 a et b). Pour
Platon, la maturité intellectuelle (l’acmé) se trouve à 50 ans
(La République, VII, 540a).
117.Trad. Voilquin et Capelle,
Paris, Garnier, s. d., chap. XIV, p. 228.
118.Fgt 16 de l’édition Conche,
p. 77 sq. (Diels 79).
119.Aristote, Ethique à
Nicomaque, 1177 b, trad. Tricot, Paris, Vrin.
120.Nous remercions F. Chenet de
nous avoir signalé cet épisode. Voir Hermann Oldenberg, Le
Bouddha. Sa vie, sa doctrine, sa communauté, trad. A.
Foucher, R. Laffont, 1975 et André Bareau, En suivant
Bouddha, Philippe Lebaud, 1985. On trouve dans l’idéologie
brahmanique classique, quatre stades canoniques de vie (âshrama)
correspondant autant aux quatre saisons de l’existence qu’aux
quatre états de l’action. Parmi ces stades, deux sont obligatoires
(stade de l’étudiant – Brahmacharya – et stade du maître de maison
– Grihastha –), deux sont facultatifs (stade de la retraite dans la
forêt – Vânaprastha – et stade du renoncement et du détachement
total du monde – Samnyasa). Voir A. Danielou, Les quatre sens de
la vie et la structure sociale de l’Inde traditionnelle,
Buchet/Chastel, 1976 ; également, Les âges de la vie dans le
monde indien, Actes des journées d’étude de Lyon (22-23 juin
2000), édités par Christine Chojnacki, Lyon, De Boccard, 2001. NB :
Georges-Jean Pinault, « Regard comparatif sur les âges de la vie
dans le monde gréco-romain et dans le monde indien », p.
15-30.
121.Aurore, I, § 9, Paris,
Hachette, « Pluriel », 1987, p. 13-14.
122.Héraclite, fgt 138 de
l’édition Conche, p. 137 (Diels 97).
123.P. Hadot, Qu’est-ce que la
philosophie antique ?, p. 31. Voir sur ce point H.-I. Marrou,
Histoire de l’éducation dans l’Antiquité, Paris, Seuil, «
Points », 1981.
124.Cf. Pierre Hadot,
Exercices spirituels et philosophie antique, Paris, Institut
d’études augustiniennes, 1993.
125.Voir par exemple le fameux «
Vers d’or » pythagoricien, renfermant la substance des préceptes de
l’école (cf. Poètes élégiaques, p. 222 sq.). C'est de
cette veine que provient encore le célèbre texte de R. Kipling « Tu
seras un homme mon fils ».
126.Voir aussi Sg, 8-10 : « Bien
que jeune, je jouirai de la considération des vieillards. »
127.Voir le commentaire qu’en
donne E. Gilson, in L'esprit de la philosophie médiévale,
Paris, Vrin, 1944, p. 18.
128.Cf. sur ces questions les
pages très éclairantes de Rémi Brague, La loi de Dieu. Histoire
philosophique d’une alliance, Paris, Gallimard, 2005.
129.Voir les belles pages
consacrées par Luc Ferry à ce sujet, Qu’est-ce qu’une vie
réussie ?, Paris, Grasset, 2002 p. 309 sq.
130.Impossible bien entendu d’en
faire l’inventaire. Signalons, concernant les Vies de saints et les
traités médiévaux, le remarquable travail d’inventaire et
d’interprétation d’Isabelle Cochelin (Enfants, jeunes et vieux
au monastère ; la perception du cycle de vie dans les
sources clunisiennes (905-1156), Doctorat, Université de
Montréal, 1996, 2 vol.). Concernant l’iconographie, on peut citer
le beau site de la BNF qui présente ses principaux trésors sur la
question (http://classes.bnf.fr/ema/ages/index.htm). Egalement H.
Dubois et M. Zink, Les âges de la vie au Moyen Age, Paris,
Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 1992.
131.De vera religione,
XXVI, 48-XXVII, 50 (Œuvres de saint Augustin, éd. Bardy,
1re série, vol. VIII). Cf. E. Gilson,
Introduction à l’étude de saint Augustin, Paris, Vrin, 1969,
p. 223 sq.
132.Sur la question des nombres,
voir Du libre arbitre, II, VIII, 24 et II, XI, 30 sq.
Sur la comptabilité des âges, cf. De diversis quaestionibus
LXXXIII, Questions 58-2, 64-2 et 66-3/7 ; voir aussi De Genesi
contra Manicheos (I, 23). Ce schéma issu de la tradition juive,
sera repris par Isidore de Séville (v. 636), Abélard (v. 1142) et
Thomas d’Aquin. Cf. E. Gilson, « Sur l’âge de la maturité
philosophique selon saint Thomas d’Aquin », in L'homme devant
Dieu. Hommage au Père De Lubac, Paris, Aubier, 1964, t. II, p.
151. On la retrouve chez Pascal, Pensées, 655 (édition
Brunschvicg, Paris, LDP, 1972). Une autre division en 12 âges se
développera à la fin du Moyen Age basée sur le nombre et la
symbolique des mois de l’année, des apôtres,...
133.Voir aussi Héb., 5, 11-14 ;
Eph. 4, 14 ; Jn, 3, 3-7. Sur cette question on se reportera à
l’analyse de M. Philibert, L'échelle des âges, Paris, Seuil,
1968, p. 245 sq.
134.Egalement Mt, 19, 13-14; Mc,
9, 33-37; Lc, 9, 46-48. Sur la théologie de l'enfance, voir le
dossier de la revue Communio, n° X, 2, mars-avril
1985.
135.Irénée, Contre les
hérésies, II, 22, 4 ; cf. III, 18, 7, trad. Adelin Rousseau,
Paris, Cerf, 1984, p. 217.
136.De l’intégration. Aspects
d’une théologie de l’histoire, Paris, Desclée de Brouwer, 1970,
p. 253-254. On trouvera dans la dernière partie de l’ouvrage (p.
257 sq.) des développements précieux et profonds sur ce
point et notamment sur l’enfance : « Peut-être en aucun point
l’action unifiante du Verbe incarné n’apparaît-elle plus clairement
qu’en celui-ci. Car, partout, en dehors du christianisme, l’enfant
est sacrifié d’emblée. Parce que le temps coule, et certes en un
sens unique et irréversible, la route s’éloigne de l’enfance, et
l’idée de remonter ce courant du temps paraît absurde. L’Ancienne
Alliance connaît le temps rectiligne, qui s’écoule vers l’Avenir :
c’est pourquoi il ne s’y trouve pas de place pour l’enfant. (...)
Il n’en va pas autrement chez les païens, avec leur temps vertical
cyclique » (p. 265-266).
137.Cette tapisserie est
également évoquée par M. Philibert, L’échelle des âges. Sur
la question de l’âge parfait, voir D. Lett, L’enfant des
miracles, p. 29 sq. ; voir aussi Mary Dove, The
Perfect Age of Man’s Life, Cambridge, 1986.
138.Banquet, IV, 23,
10.
139.Somme théologique,
Supplementum, q. 81, I. a, Resp et ad lm ; voir également sur la
progression de la charité, IIa II, q. 24 a 9.
140.Cf. Annick Percheron et René
Rémond, ss. dir., Age et politique, Paris, Economica,
1991.
141.Voir E. Panofsky, Les
primitifs flamands, Paris, Hazan, 2003, p. 502 sq.
142.Cf. Les temps de la
vie, exposition du Musée national des arts et traditions
populaires, Catalogue par F. Maguet, Paris, Réunion des musées
nationaux, 1995.
143.Nous laissons ici de côté le
long débat sur le baptême puéril ou adulte.
144.Cf. pour l’Eglise orthodoxe,
Paul Evdokimov, Les âges de la vie spirituelle, Paris,
Desclée de Brouwer, 1995.
145.Saint Thomas, Somme
théologique, III-II, Q. 65, Rép.
146.Rousseau, Emile, Livre
IV, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, « Pléiade », t. IV,
p. 489.
147.Emile, p. 55 (var.
a).
148.La citéde l’homme,
Paris, Fayard, 1991, p. 261.
149.Pierre-Jean-Georges Cabanis,
Rapports du physique et du moral de l’homme. Quatrième mémoire.
De l’influence des âges sur les idées et sur les affections
morales, in Œuvres complètes, 5 vol., Paris, 1843, rééd.
Paris, PUF, 1956 (t. 1, p. 235 sq.).
150.Humain, trop humain,
II, II – Le voyageur et son ombre, § 269, Œuvres, Paris,
Laffont, « Bouquins », 1993, t. I, p. 927-928.
151.Baltasar Gracián, Le
Criticón, trad. Benito Pelegrin, Nantes, Le Passeur-Cecofop,
1993. Cf. Benito Pelegrin, « Temps, récit et écriture romanesque
dans Le Criticón de B. Gracian » in « Temps et récit
romanesque », Cahiers de narratologie, no 3, 1988, p. 273-284.
152.Criticón, p. 57.
153.Ibid., p. 102.
154.Sur l’orientation critique
des Lumières, voir P.-H. Tavoillot, Le crépuscule des
Lumières, Paris, Cerf, 1995, ainsi que le catalogue de
l’exposition Lumières ! Un héritage pour demain, ss. dir.
Yann Fauchois, Thierry Grillet et Tzvetan Todorov, Paris, BNF,
2006.
155.Emile, IV, p. 418.
Nous citons à chaque fois les Œuvres complètes dans la
collection Pléiade (en faisant figurer le volume concerné).
156.Voir aussi
Confessions, I, Livre VIII, p. 389 : « Insensés, qui vous
plaignez sans cesse de la nature, apprenez que tous vos maux vous
viennent de vous. »
157.Cette architectonique a été
lumineusement mise au jour par Alexis Philonenko dans ses trois
beaux volumes consacrés à Rousseau, Jean-Jacques Rousseau et la
pensée du malheur, Paris, Vrin, 1984 à l’égard desquels nous
signons bien volontiers une reconnaissance de dette.
158.Emile, p. 261 ; p. 289
et La Nouvelle Héloïse, II, (V, III) p. 568.
159.Voir aussi Emile, I,
p. 247.
160.Emile, p. 290, p. 309,
p. 310. Voir aussi Manuscrit Favre (p. 88) : « Le premier de tous
les biens est la liberté et l’homme libre ne veut que ce qu’il
peut, voilà ma maxime fondamentale. Il ne s’agit plus que de
l’appliquer à l’enfance et toutes les règles de l’éducation vont en
découler. »
161.Le gouverneur doit en effet
se substituer aux choses : son art consiste à faire parler la
nature. C'est aussi la raison pour laquelle l’éducation doit
commencer dès la naissance : « Sitôt qu’il naît, emparez-vous de
lui, et ne le quittez plus qu’il ne soit homme : vous ne réussirez
jamais sans cela. » (p. 261).
162.Nous suivons ici l’excellent
commentaire proposé par Alan Bloom dans son beau livre, L'amour
et l’amitié, trad. P. Manent, Paris, Editions de Fallois,
1996.
163.Emile, p. 520 ; p.
547.
164.L’Amour et l’amitié,
p. 91.
165.Voir sur ces questions, le
beau livre de Claude Habib, Le consentement amoureux. Rousseau,
les femmes et la cité, Paris, Hachette, « Pluriel »,
1998.
166.Voir le tableau des âges dans
le Manuscrit Favre, O.C., IV, p. 60.
167.On se reportera sur cette
question aux lumineuses analyses de B. Foccroulle, R. Legros, T.
Todorov, La naissance de l’individu dans l’art, Paris,
Grasset, « Nouveau Collège de Philosophie », 2005.
168.Sur le rapport entre
piétisme, autobiographie et Bildungsroman, on se reportera
aux travaux d’Anne Lagny qui montrent comment les livres de Spener,
August Hermann Frankel, Adam Berg et Moritz représentent autant
d’étapes d’une sécularisation du cours de la vie.
169.Kant, Œuvres
philosophiques, Paris, Gallimard, « Pléiade », II, p.
209.
170.Cf. sur E. Cassirer, La
philosophie des Lumières, Paris, Fayard, « Agora », 1966, p.
201.
171.1780. Trad. P.-H. Tavoillot
in Le crépuscule des Lumières, Paris, Cerf, 1995.
172.R. Aron, La philosophie
critique de l’histoire, Paris, Vrin-Seuil, « Points », 1969, p.
88. Il faudrait bien sûr nuancer cet infléchissement humaniste de
l’histoire. D’une part, en montrant comment Bossuet assure la
transition entre une histoire exclusivement guidée par la
Providence et une histoire réglée par la liberté humaine ; d’autre
part, en indiquant qu’une telle conception volontariste de
l’histoire était à l’œuvre chez les historiens romains.
173.Cf. Herder, Une autre
philosophie de l’histoire, Paris, Aubier, p. 189-191 ;
Condorcet, Esquisse d'un tableau historique des progrès de
l’esprit humain, Paris, Flammarion « GF », 1988, p. 293
sq. ; également, A. Comte, Cours de philosophie
positive, 48e leçon.
174.Cf. Tzvetan Todorov, Frêle
bonheur. Essai sur Rousseau, Paris, Hachette, 1985 ; Le
jardin imparfait. La pensée humaniste en France, Paris,
Grasset, 1998.
175.Annick Percheron et René
Rémond, ss. dir., Age et politique, Paris, Economica, 1991,
p. 5.
176.Voir à ce propos M. Gauchet,
Le débat, « Les deux sources du processus
d’individualisation » n° 119. et Jean-Claude Kaufmann,
L’invention de soi, Paris, A. Colin, 2004. Cf. M. Kohli, «
The World we Forgot : a Historical Review of the Life Course » in
V. W. Marshall (éd.), Later Life. The Social Psychology of
Aging, Beverly Hills, Sage, 1986, p. 271-303. U. Beck, La
sociétédu risque, Paris, Aubier, 2001, p. 282 sq.
Egalement Monika Wohlrab-Sahr, « Insitutionalisierung oder
Individualisierung des Lebenslauf ? Anmerkungen zur einer
festgefahrenen Debatte » in Bios, 1992, 1, p. 1-20.
177.Voir les articles «
Anniversaire », « Jour (heureux et malheureux) » et « Naissance,
jour de la » dans l’Encyclopédie de Diderot et
d’Alembert.
178.Sur ces questions P.
Bourdelais, L’âge de la vieillesse, O. Jacob, « opus »,
1997, p. 56 sq. ; Hervé Le Bras « Les politiques de l’âge »
in L’Homme, nos 167-168,
juillet/déc. 2003, p. 25-48.
179.Cf. M. Bozon, Les
conscrits, Paris, Bibliothèque Berger-Levrault, Arts et
traditions populaires, 1981.
180.Cf. Ph. Ariès, L’enfant et
la vie familiale..., p. 159 sq. et p. 188 sq. «
Origine des classes scolaires » ; F. Lebrun, M. Vénard et J.
Quéniart, Histoire de l’enseignement et de l’éducation, II.
1480-1789, Paris, Perrin, « Tempus », 2003, p. 201 sq., p.
230, p. 319 sq. et p. 367 sq.
181.Cf. J.-C. Chamboredon, «
Classes scolaires, classes d’âge, classes sociales : les fonctions
de scansion temporelle du système de formation », Enquête,
Cahiers du CER-COM, La socialisation de la jeunesse, n°6,
juin 1991.
182.Cité par Agnès Thiercé,
Histoire de l’adolescence (1850-1914), p. 158.
183.« Toute personne peut
contracter si elle n’est pas déclarée incapable par la loi » (art.
1123). L’article 1124 énumérait les incapacités : « ... les
mineurs, les interdits, les femmes mariées, dans les cas exprimés
par la loi, et généralement tous ceux à qui la loi a interdit
certains contrats ». Sur l’évolution du droit de vote, cf. Pierre
Rosanvallon, Le sacre du citoyen, Paris, Gallimard, 1992 ;
voir également B. Fournier et F. Pépratx, « La majorité politique :
étude des débats parlementaires sur la fixation d’un seuil » in
Age et politique, p. 85-101.
184.Cf. Victor Hugo, Choses
vues, 1847-1848, Paris, Gallimard, « Folio », 1972. Egalement
Michelle Perrot, « Sur la ségrégation de l'enfance au
XIXe siècle » in Psychiatrie de
l’enfant, XXV, 1, 1982, p. 179-206. La position de Hegel est
beaucoup plus radicale : « Les services que l’on peut exiger des
enfants ne doivent pas avoir un but qui leur est propre, car la
situation immorale, c’est l’esclavage des enfants » (Principes
de la philosophie du droit, § 174, add., Paris, Vrin, 1989, p.
208).
185.Mona Ozouf, « Symboles et
fonctions des âges dans les fêtes de l'époque révolutionnaire » in
Annales historiques de la Révolution française, no 202, 1970, p. 569-593.
186.Œuvres complètes,
Paris, Gallimard « Folio », 2005, p. 1104. Pour une illustration
extrême de la police des âges, on se reportera aux p. 1099
sq.
187.Voir Anne-Marie Guillemard,
La vieillesse et l’Etat, Paris, PUF, 1981 ; Elise Feller,
Histoire de la vieillesse en France, 1900-1960, Paris, Seli
Arslan, 2005. Notamment sur les autres législations européennes,
cf. p. 135.
188.Cf. Patrice Bourdelais,
L’âge de la vieillesse, p. 49-88.
189.Cf. Elise Feller, p.
26.
190.Cf. Alain Renaut, Sartre.
Le dernier philosophe, Paris, Grasset, 1993.
191.L’existentialisme est un
humanisme, Paris, Gallimard, « Folio », p. 26.
192.Ibid., p. 76.
193.Ibid., p. 64.
194.La nausée, Paris,
Gallimard, « Folio », p. 187.
195.Ibid., p. 125.
196.L'être et le néant,
Paris, Gallimard, « Tel », p. 640-641.
197.Simone de Beauvoir, Pour
une morale de l’ambiguïté, Paris, Gallimard, « Folio », p.
63.
198.L'existentialisme est un
humanisme, p. 39.
199.L’être et le néant, p.
95.
200.L'existentialisme est un
humanisme, p. 68.
201.Alasdair MacIntyre, Après
la vertu, Paris, PUF, 1997, p. 33. Ce commentaire s’inscrit,
chez un auteur animé par le projet de réhabiliter l’idée de
tradition, dans la perspective d’une critique de la modernité
philosophique.
202.Ibid., p. 200.
203.Marcel Gauchet, Le
débat, no 99, mars-avril 1998, « Un
nouvel âge de la personnalité », p. 173.
204.François de Singly, Les
uns avec les autres, Paris, Hachette, Pluriel, p. 69. Il va de
soi, précise Singly, que « la possibilité de sortir » s’accompagne
de celle « d’entrer librement à nouveau ». Pour Marcel Gauchet
aussi, la caractéristique essentielle de la personnalité
individualiste est de s’affirmer par le détachement : « Le geste
par excellence de l’individu hypercontemporain, c’est non pas de
s’affirmer en s’impliquant – l’individualisme de personnalisation –
mais de se reprendre (...) On entre mais c’est pour sortir, quitte
à recommencer un peu plus tard, un peu plus loin. S'affirmer, c’est
se détacher. »
205.La force de l’âge,
Paris, Gallimard, « Folio », p. 243.
206.Cité par Denis Bertholet,
Sartre, Paris, Perrin, 2000, p. 470.
207.Ibid., p. 499.
208.Des rats et des hommes, Le
traître, André Gorz, Avant-propos, « Folio », p. 26-28.
209.L’idiot de la famille,
p. 136.
210.Les mots, p. 18.
211.Simone de Beauvoir, Pour
une morale de l’ambiguïté, p. 47-48.
212.Texte paru dans Les temps
modernes de décembre 1961 à janvier 1962.
213.André Gorz, Le
vieillissement, « Folio », 2004, p. 400.
214.Ibid., p. 396.
215.Ibid, p. 140.
216.Ibid., p. 141.
217.Situations I, p.
26.
218.Paul Nizan, La
conspiration, Paris, Gallimard, « Folio », p. 59.
219.Situations I, p.
26.
220.Ibid., p. 28. On se
souvient par ailleurs de l’ironie de Roquentin, dans La
nausée, vis-à-vis de « la comédie de la jeunesse ».
221.L’enfance d’un chef,
dans Le mur, Paris, Gallimard, « Folio », p. 164.
222.Simone de Beauvoir, p.
53.
223.Ibid., p. 61.
224.Ibid., p. 62.
225.André Gorz, p. 378.
226.Ibid., p.
377-78.
227.Ibid., p. 403.
228.Ibid., p. 402.
229.Ibid., p. 404.
230.Ibid., p. 403.
231.La nausée, p.
102-104.
232.Ibid., p.
103-104.
233.Ibid., p.
104-105.
234.Ibid., p. 105.
235.Simone de Beauvoir,
Pyrrhus et Cinnéas, Paris, Gallimard, « Folio », p.
265.
236.Ibid., p. 264.
237.Ibid., p. 270.
238.Ibid.
239.Ibid., p. 276.
240.Ibid., p. 267.
241.Ibid., p. 273.
242.Ibid., p. 383.
243.Ibid., p. 386.
244.Ibid., p. 388.
245.Ibid., p. 372.
246.Ibid., p. 474.
247.Jean-Paul Sartre, L'âge de
raison, Paris, Gallimard, « Folio », p. 133.
248.Situations I, p.
25.
249.L'âge de raison, p.
65.
250.Ibid., p.
131-133.
251.Ibid., p.
146-147.
252.Ibid., p. 62.
253.Ibid., p. 148.
254.L’âge de raison, p.
370. Ces lignes soulignent combien les sagesses traditionnelles se
voient démonétisées par l’idéal de la liberté : elles n’ont qu’une
fonction consolatrice, permettant de se résigner au naufrage de
celle-ci.
255.Ibid., p. 214.
256.Ibid., p. 230. Ou
encore : « Et moi je porte l’avortement sur ma figure » ; « Ma
liberté ? Elle me pèse : voilà des années que je suis libre pour
rien. Je crève d’envie de la troquer un bon coup contre une
certitude. »
257.Les mots, p.
204.
258.Ibid.
259.Ibid., p. 205.
260.Ibid.
261.Ibid.
262.L'être et le néant, p.
678.
263.Les mots, p.
206.
264.Ibid., p. 193.
265.L'être et le néant, p.
692.
266.Les mots, p.
206.
267.L'existentialisme est un
humanisme, p. 29.
268.Le deuxième sexe, t.
II, p. 98.
269.Alexis de Tocqueville, De
la démocratie en Amérique, II, III, 12.
270.Le deuxième sexe, t.
I, p. 33.
271.Le deuxième sexe, t.
II, p. 484.
272.Pour une morale de
l’ambiguïté, p. 51.
273.Le deuxième sexe, t.
I, p. 23-24.
274.Pour une morale de
l’ambiguïté, p. 51.
275.Le deuxième sexe, p.
597.
276.La force de l’âge, p.
244.
277.La vieillesse, Paris,
Gallimard, 1970, p. 390.
278.Le deuxième sexe, p.
15.
279.Sur les modalités du rapport
de l’individu contemporain à ses rôles, voir notamment François de
Singly, Les uns avec les autres, chapitre 2 : « La crise de
la stabilité. Comment lier des individus à l’identité fluide ? »
L’auteur souligne notamment la difficulté de la construction
identitaire confrontée à la double tentation de « lever l’ancre »
et de « jeter l’ancre ».
280.Paris, Gallimard, 2005, p.
31.
281.Ibid., p. 133.
282.Marcela Iacub, Bêtes et
victimes, chroniques de « Libération », Grasset 2005, p.
99-100.
Deuxième partie : Les nouveaux âges de la
vie
283.Marcel Gauchet parle ainsi
d’« individualisme subi » (La religion dans la démocratie,
Paris, Gallimard, 1998).
284.Cf. L'analyse de l’enquête «
Les valeurs des Européens » in Futuribles, n° 277,
juillet-août 2002, notamment l’article d'Y. Lambert, « Religion :
l’Europe à un tournant », p. 129-159.
285.Nous reviendrons sur ce point
dans la troisième partie de cet ouvrage.
286.Fragment 101 (Diels),
fragment 61 de l’édition Conche.
287.Livre II, chap. XXVII (ajouté
en 1694) « Ce que c’est qu’identité et diversité », Edité
séparément par E. Balibar sous le titre Identitéet
différence, Paris, Seuil, « Points », 1998.
288.Généalogie de la
morale, Avant-propos 1, Paris, Gallimard « Idées », p. 8 ; voir
aussi, par exemple, Par-delà bien et mal, § 16, « Folio »,
p. 34.
289.« Le soi et l’identité
narrative » in Soi-même comme un autre, Paris, Seuil, «
Points », 1990. Voir aussi « L'identité narrative » in
Esprit, juillet-août 1988, p. 295-304.
290.Soi-même comme un
autre, p. 13.
291.Cf. les travaux de Ph.
Lejeune, parmi lesquels Cher cahier, Paris, Gallimard, 1990
; Les brouillons de soi, Paris, Gallimard, 1998.
292.W.I. Thomas et F. Znaniecki,
Le paysan polonais en Europe et en Amérique. Récit de vie d’un
migrant, Paris, Nathan, 1998 ; O. Lewis, Les enfants de
Sanchez (1961), Paris, Gallimard, 1978 ; P. Jakez Hélias, Le
cheval d’orgueil. Mémoires d’un Breton du pays bigouden, Paris,
Plon « Terre humaine », 1975. Cf. D. Bertaux, Les récits de
vie, Paris, Nathan, 1997. Egalement F. Dosse, Le pari
biographique, Paris, La Découverte, 2005.
293.Pour ce qui est des histoires
de vie en formation, cf. G. Pineau et J.-L. Le Grand, Les
histoires de vie, Paris, PUF, 2002 et le travail réalité par
l’ASIHVIF (Association internationale des histoires de vie en
formation). Sur l’usage thérapeutique des récits de vie : V. de
Gaulejac, L'histoire en héritage. Roman familial et trajectoire
sociale, Paris, Desclée de Brouwer, 1999 ; M. Legrand,
L'approche biographique, Desclée de Brouwer, 1993 ; « Le
narratif », Revue française de psychanalyse,
juillet-septembre 1998, t. LXII.
294.Jean-Marc Ferry, Les
puissances de l’expérience, Paris, Cerf, 1991, t. 1, p. 103
sq. ; ainsi que « Narration, interprétation, argumentation,
reconstruction. Les registres du discours et la normativité du
monde social » in A. Renaut (dir.), P. Savidan et P.-H. Tavoillot
(coord.), Histoire de la philosophie politique, t. 5, p. 231
sq. Voir aussi L'éthique reconstructive, Paris, Cerf,
1996.
295.W. Schapp, Empêtrés dans
des histoires, Paris, Cerf, 1992. Voir aussi H. Arendt, La
condition de l’homme moderne, Paris « Presses Pocket », p. 143
; et MacIntyre, Après la vertu, Paris, PUF, 1997, p. 199
sq.
296.Voir le livre de Pierre
Pachet, Les baromètres de l’âme. Naissance du journal
intime, Paris, « Pluriel », 2001.
297.Cité par P. Pachet, p.
66.
298.« De l’affection des pères
aux enfants », Paris, PUF, p. 385.
299.Sur la distinction entre
argumentation et reconstruction, voir J.-M. Ferry, L'éthique
reconstructive, p. 57 sq.
300.Philippe Jeammet, in Le
bien-être de l’enfant dans sa famille, Paris, Esel, 1980. Voir
sur le même thème G. Sheehy, Les passages de la vie. Les crises
prévisibles de l’âge adulte, (1974), trad. fr. Paris, Belfond,
1997.
301.Cf. l’enquête sur les
troubles psychiques en France : « Santé mentale en population
générale », SMPG, 22 octobre 2004, Centre collaborateur de
l’Organisation mondiale de la santé et la Drees du ministère de la
Santé. L'épisode dépressif est défini comme « la persistance chez
l’individu d’au moins quatre symptômes » (humeur dépressive,
diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir, réduction de
l’énergie, augmentation de la fatigabilité,...) pendant les quinze
derniers jours (11 % de la population). L'anxiété généralisée
(symptômes survenus dans les six derniers mois) : 12,8 % de la
population. Troubles psychotiques évalués à 2,8 %. Voir également
l’enquête USEM (Union nationale des sociétés étudiantes mutualistes
régionales) du 1er juin 2005 sur « La
souffrance psychique des étudiants ».
302.Cf. Lejeune, « Les usages du
journal intime » in Sciences humaines, « Les récits de vie
», n° 102, fév. 2000.
303.Œuvres intimes, Paris,
Gallimard, « Pléiade », 1955, p. 401.
304.Ibid., p. 4.
305.Cf. Alain Ehrenberg, Le
culte de la performance, Paris, « Pluriel », 1991.
306.Au demeurant, et
contrairement aux idées reçues, cette figure de la femme énagère
n’a rien de traditionnel ; elle est une invention de la modernité,
qui coïncide avec l’apparition de la « vie privée » et du foyer
comme lieu de réalisation de l’individu. Cf. Gilles Lipovetsky,
La troisième femme, Paris, Gallimard, 1997, p. 211
sq.
307.Louis Chauvel, « La frontière
entre jeunesse et âge adulte s’estompe » in Louis Dirn, « Tendances
de la société française », Cahiers de l’OFCE, n° 58, juillet
1996, p. 178.
308.Sur cette thématique d’entrée
dans la vie, nous suivons ici les remarquables travaux d’Olivier
Galland parmi lesquels « Entrée dans la vie adulte : des étapes
toujours plus tardives mais resserrées », Economie et
statistique, 2001, nos 337-338, pp.
13-36 ; « Adolescence, post-adolescence, jeunesse : retour sur
quelques interprétations » Revue française de sociologie,
2001, n° 4, p. 611-640 ; Sociologie de la jeunesse, Paris,
A. Colin, 2001.
309.Cf. Sondage CSA/Conseil
économique et social, Les âges de la vie, novembre
2002.
310.Cf. Olivier Galland, «
Qu’est-ce que la jeunesse ? » in Les jeunes, Insee, «
Contours et caractères », 2000, p. 9-12.
311.Bernice Neugarten, « Time,
age and the life cycle », American Journal of Psychiatry, n°
36, p. 887-894, 1979.
312.Voir Partie III, « Politique
des âges de la vie ».
313.Etre adulte. 100
personnalités témoignent de leur expérience, présenté par
Marlène Tuininga, Paris, Albin Michel-La Vie, 1996.
314.Cf. Les emplois du temps
en France en 1985-1986, Les Collections de l’INSEE, n° 100,
juin 1987.
315.Etre adulte, p. 13
sq.
316.Sociologie des générations
– l’empreinte du temps, PUF, 1988. Cf. Maryvonne
Gognalons-Nicolet, La maturescence : les 40-65 ans, âges
critiques, Lausanne, Favre, 1989.
317.C. Bühler et F. Massarik
(éd.), The Course of Human Life : A Study of Goals in the
Humanistic Perspective, New York, Springer, 1968 ; C. G. Jung,
« The Stages of Life » in. Campbell, éd., The Portable Jung,
New York, Viking, 1971 ; E. Erikson, « Les huit étapes de l’homme
», in Enfance et société, Neuchâtel-Paris, Delachaux et
Niestlé, 1966, chapitre VII. Ainsi que Adulthood Essays, New
York, Norton, 1978. Et il faudrait ajouter D. Levinson, The
Seasons of Man’s Life, New York, Ballantine, 1978 ; R.
L'Ecuyer, Le développement du concept de soi, de l’enfance àla
vieillesse, Presses de l’Université de Montréal, 1994. On se
reportera aux excellentes synthèses de Cl. Attias-Donfut,
Générations et âges de la vie, Paris, PUF, p. 63 sq.
et de Jean-Pierre Boutinet, Psychologie de l’âge adulte,
Paris, PUF, 2002, notamment chap. IV et VII.
318.Voir l’enquête « Passage à
l’âge adulte » par M. Bozon et C. Villeneuve-Gokalp, INED, 1994 ;
Adolescence, n° 36, 2000, ss. dir. Cath. Chabert, «
Commencer sa vie d’adulte » ; Cicchelli, Vincenzo, La
construction de l’autonomie, Paris, PUF, 2001 ; Lebovici S.,
Alléon A.-M., Morvan O., Devenir adulte, Paris, PUF, 1990 ;
O. Galland, Les valeurs des Français.
319.Voir la lettre à Niethammer,
déjà citée (10 octobre 1811, Correspondance, t. I, p.
343).
320.Hegel, Vorlesungen über
Ästhetik, II, Suhrkamp, 1980, p. 219-220 ; trad. fr. modifiée,
Esthétique, LDP, I, p. 727.
321.Cf. Leçons sur l’histoire
de la philosophie, Paris, Gallimard, « Idées », t. I, p.
114-115.
322.Zusatz du § 234, de
l’Encyclopédie, t. I, La science de la logique, trad. B.
Bourgeois, Paris, Vrin, 1986, p. 621.
323.Sur les différentes manières
d’interpréter ce thème chez Hegel – s’agit-il d’une « fin réelle »
ou d’une « fin herméneutique » ? – nous renvoyons au livre de Luc
Ferry, Le système des philosophies de l’histoire, Paris,
PUF, 1984, chap. 1.
324.PUF, t. III, p. 1073.
325.Cf. O. Galland et B. Roudet,
Les valeurs des jeunes, Paris, L'Harmattan, 2001.
326.Bernard Williams identifie
l’émergence de l’idée dans l’épopée homérique (La honte et la
nécessité, Paris, PUF, 1997). Voir également la discussion de
Paul Ricœur in Parcours de la reconnaissance, Paris, Stock,
2004, p. 111 sq.
327.III, 7, 1113b 15 sq.,
trad. Tricot, Paris, Vrin, 1990, p. 141. Voir également Ethique
à Eudème, 1222b 17.
328.Paris, Cerf, 1990, p. 179.
Sur l’analyse de la responsabilité, cf. p. 130 sq. Rousseau,
on l’a vu, défendait une idée similaire : le nouveau-né est
l’instrument de la moralisation de l’humanité.
329.Ibid., p. 180 ; voir
aussi p. 64. Kant, dans sa Doctrine du droit (§ 28) fonde
rationnellement cette responsabilité parentale sur le fait que les
parents ont « mis au monde une personne sans son consentement » : «
à cet acte s’attache dès lors aussi pour les parents une
obligation, celle de rendre, de toutes leurs forces, les enfants
satisfaits de la condition qui est la leur » (trad. A. Renaut, p.
83).
330.Pour une approche
anthropologique de la parenté, cf. J.-C. Quentel, Le parent,
Bruxelles, De Bœck Université, 2001.
331.Il faudrait regarder dans le
détail les nuances dans les différents statuts de majorité et les
évolutions de ce modèle : voir sur ce point, Néraudeau, Etre
enfant à Rome, p. 23 sq.
332.L'empire du ventre. Pour
une autre histoire de la maternité, Paris, Fayard, 2004.
333.C. Blayo, « L'avortement
volontaire en chiffres depuis sa légalisation », in P. Cesbron,
L'interruption de grossesse depuis la loi Veil, Paris,
Flammarion, 1997. E. Le Roy Ladurie suggère de comparer ce chiffre
avec le taux de mortalité infantile dans l’Ancien Régime...
334.Par exemple, La
représentation du monde chez l’enfant, Paris, PUF, 1972, nb :
p. 141 sq. sur les deux égocentrismes (logique et
ontologique) de l’enfant ; voir aussi De la logique de l’enfant
àla logique de l’adolescent, Paris, PUF, 1970, chap. XVIII, nb
p. 307 sq., sur la décentration propre à
l’adolescence.
335.Ethique et infini,
Paris, Fayard, 1982, p. 92.
336.Jean-Claude Quentel, Le
parent, p. 44-45.
337.Voir Jonas, Le principe
Responsabilité, p. 134.
338.Sur l’éthique de la
sollicitude, voir les travaux de la philosophe anglaise Onora
O'Neill, notamment, « Children’s Rights and Children’s Lives », in
Ethics, t. 98, juillet 1988, p. 705-722. A ce propos, voir
Sylvie Mesure (« L'enfant entre droit et sollicitude »,
Comprendre, « Le lien familial », n° 2, 2001, p. 87-98).
Voir également l’excellent article de Jean-Cassien Billier, «
L'éthique de la sollicitude » in S. Mesure et P. Savidan, ss. dir.,
Le dictionnaire des sciences humaines, Paris, PUF,
2006.
339.1 Jean 4, 16. Voir Benoît
XVI, Dieu est amour, Paris, Bayard, Cerf, Fleurus-Mame,
2006.
340.Cf. sur Agapé, les belles
pages d’André Comte-Sponville dans son Petit traitédes grandes
vertus, Paris, PUF, 1995, p. 360 sq. à partir des
réflexions de Simone Weil (La pesanteur et la grâce, Paris,
UGE « 10-18 », 1979).
341.Charles Péguy, Victor-Marie,
Comte Hugo, Cahiers de la Quinzaine, XII, 1, 23 oct. 1910 in
Œuvres en prose, Gallimard, « Pléiade », t. III, p.
170.
342.Pindare, Odes
pythiques, II, v. 72, Paris, Les Belles Lettres, p. 45-46 (sois
tel que tu as appris à te connaître).
343.Paris, Seuil, 1998. Son
analyse s’inscrit dans un courant inauguré par le livre de Lionel
Trilling, Sincéritéet authenticité(1971), trad. fr. M.
Jézéquiel, Paris, Grasset, « Le Collège de Philosophie »,
1994.
344.Ch. Taylor, Le malaise de
la modernité, Paris, Cerf, « Humanités », 1994, p. 31.
345.Par exemple dans ses analyses
sur la philautia (l’amour de soi) in Ethique à
Nicomaque, IX, 4 et 8.
346.Voir à ce propos B.
Foccroulle, R. Legros et T. Todorov, La naissance de l’individu
dans l’art, Paris, Grasset, « Le Collège de Philosophie »,
2005.
347.Cf. Gilles Lipovetsky,
L'ère du vide, Paris, Gallimard, 1983.
348.Les contradictions
culturelles du capitalisme, Paris, PUF.
349.Cette dialectique de
l’individuel et du général est génialement mise au jour par Hegel
dans la première partie de la Phénoménologie de l’esprit («
La certitude sensible »).
350.Voir à ce sujet le magnifique
livre de Robert Legros, L'idée d’humanité, Paris, Grasset,
1990.
351.Cf. sur ce point Robert
Legros, Le jeune Hegel et la naissance de la pensée
romantique, Bruxelles, Ousia, 1980 ; ainsi que Luc Ferry,
Homo Æstheticus, Paris, Grasset, 1990.
352.Robert Legros, L'idée
d’humanité, p. 64.
353.Anthropologie du point de
vue pragmatique, trad. A. Renaut, Paris, Flammarion « G-F »,
1993, p. 269 sq.
354.On retrouve cette idée chez
Aristote, dans sa définition de la maturité comme juste milieu
(Rhétorique, XIV).
355.Œuvres, Paris,
Laffont, « Bouquins », t. I, p. 490.
356.Entre autres, A. Naouri,
Les pères et les mères (O. Jacob, 2004), M. Rufo, Tout ce
que vous ne devriez jamais savoir sur la sexualitéde vos
enfants (A. Carrière, 2003), D. Pleux, De l’enfant roi
àl’enfant tyran (O. Jacob, 2002), D. Purper-Ouakil, Enfants
tyrans, parents souffrants (Aubier, 2004), D. Marcelli,
L'enfant, chef de la famille. L'autorité de l’infantile
(Albin Michel, 2003),...
357.L'enfance oubliée,
Paris, Odile Jacob, 2001.
358.Voir Alain Renaut, La
libération des enfants, Paris, Calmann-Lévy, 2002. L'ensemble
de ce chapitre s’est aussi enrichi des travaux de M. Gauchet et de
son séminaire sur l'éducation. On en trouvera une trace importante
dans le numéro du Débat consacré à « L'enfant problème », n°
132, nov.-déc. 2004.
359.L'enfant et la vie
familiale sous l’Ancien Régime, 1960. Pour une analyse
approfondie de la discussion et de ses enjeux, on se reportera au
livre d’Alain Renaut, La libération des enfants. Voir aussi
la discussion de cet ouvrage in Le débat, n° 121, sept.-oct.
2002.
360.Voir P. Riché, Education
et culture dans l’Occident barbare (VI e et VIII e siècles), Paris, Seuil, 1962 ; J.-L.
Flandrin (« Enfance et société », Annales ESC, 19, 1964, p.
322-329), E. Le Roy Ladurie, Montaillou, village occitan,
Paris, Gallimard, 1975, chap. XIII ; John Boswell, Au bon cœur
des inconnus. Les enfants abandonnés de l’Antiquitéàla
Renaissance (1988), Paris, Gallimard, 1993 ; Didier Lett,
L'enfant des miracles. Enfance et sociétéau Moyen Age,
Paris, Aubier, 1997 et Danièle Alexandre-Bidon avec D. Lett, Les
enfants au Moyen Age. V-XV e
siècles, Paris, Hachette, 1997.
361.Voir J.-P. Néraudeau, Etre
enfant à Rome, chap. IV.
362.Voir Danièle Alexandre-Bidon
et Monique Closson, L'enfant àl’ombre des cathédrales,
Presses Universitaires de Lyon/Editions du CNRS, 1985.
363.D. Alexandre-Bidon et D.
Lett, p. 249.
364.C'est la thèse de J.
Boswell.
365.Ibid., p. 61
sq.
366.La genèse de l’école
maternelle est une illustration parfaite de cette ambivalence. Voir
à ce propos l’ouvrage de J.-N. Luc, L'invention du jeune enfant
au XIX e siècle. De la
salle d’asile à l’école maternelle, Paris, Belin, 1997, p. 244
et 255 sq.
367.Cette humanisation de
l’enfance va progressivement concerner toutes les phases de
l'enfance, même les plus précoces : cf. J.-N. Luc, L'invention
du jeune enfant au XIX e
siècle.
368.Les Caractères, « De
l’homme », 50, Paris, Garnier, 1962, p. 314.
369.Voir D. Lett, L'enfant des
miracles, p. 41 sq. ; J. Boswell, p. 30 ; A. Renaut, p.
115-116.
370.Marcel Gauchet, « L'enfant du
désir » in Le débat, n° 132, nov.-déc. 2004, p. 121.
371.Cf. J.-N. Luc, L'invention
du jeune enfant, p. 111 sq. Voir aussi A. Dupuy, Un
personnage nouveau du roman français : l’enfant, Paris,
Hachette, 1931.
372.Cf. Dominique Ottavi, De
Darwin à Piaget. Pour une histoire de la psychologie de
l’enfant, Paris, CNRS Editions, 2001 ; Jean-Claude Quentel,
L'enfant. Problèmes de genèse et d’histoire, Bruxelles, De
Bœck Université, 19997 ; voir aussi E. Cassirer, La philosophie
des Lumières, Paris, Fayard, 1966 (chapitre III).
373.Cf. Jean-Noël Luc, notamment
p. 78 sq., p. 88-94.
374.Voir les analyses critiques
de J.-Cl. Quentel, p. 42 sq. La psychanalyse s’y ralliera
également (le fameux stade du miroir lacanien), alors que, chez
Freud, s’exprime plutôt une adultisation de l’enfant qui, loin de
l’innocence tradtionnelle, est également sujet au et du désir.
Selon la célèbre formule freudienne, l’enfant est un « pervers
polymorphe ». La seule différence entre l’enfant et l’adulte réside
dans l’exercice génital de ce désir.
375.Voir l’article « Enfance » de
René Zazzo, dans l’Encyclopédie philosophique, p. 1390
sq.
376.La seule tentative d’aborder
de front cette question est, à notre connaissance, l'excellent
livre de Jean-Claude Quentel, L'enfant, dans le cadre de la
théorie de la médiation.
377.Voir D. Youf, Penser les
droits de l'enfant, Paris, PUF, 2002 ; et les articles dans
Le débat (n° 106, 121, 132); A. Renaut, p. 323
sq.
378.Cf. le préambule du texte de
1989 reprend la formule du texte de 1959 : « L'enfant, en raison de
son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une
protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une
protection juridique appropriée, avant comme après la naissance.
»
379.Le 21 novembre 1989. Cité par
A. Renaut, p. 341.
380.Parmi ces réactions
critiques, celles d’Alain Finkielkraut et d’Olivier Mongin, Les
droits de l’enfant, Actes du colloque d’Amiens, 8-10 novembre
1990, CNDP, 1991. Voir dans la même perspective l’ouvrage de L.
Roussel, L'enfance oubliée, Paris, O. Jacob, 2001.
381.Voir partie III.
382.Nous empruntons cette
présentation à D. Youf.
383.Voir à ce propos J. Laurent,
« L'éducation et l’enfance dans les Lois », in Revue
philosophique, n° 1, 2000, p. 41-56 ; et B. Charlot, « L'idée
d’enfance dans la philosophie de Platon », Revue de métaphysique
et de morale, 1977, p. 232-245 ; également D. Lett, L'enfant
des miracles, p. 29 sq.
384.Cf. aussi le De peccatorum
meritis et remissione, I, XXXV, 66 sq.
385.Cf. Platon, Lois, I,
645d-646a. Voir J. Laurent, p. 46.
386.Cf. Malebranche, De la
recherche de lavérité, II, I, VIII, § II (éd. Vrin, 1962, p.
263) : « Les plus petits enfants ont la raison aussi bien que les
hommes faits, quoiqu’ils n’aient pas d’expérience ». Voir également
le célèbre passage de Descartes, « Pour ce que nous avons été
enfants... », (Discours de la méthode, 2e partie, voir aussi Principes I, art. 71 ;
et le commentaire de Gouhier, La pensée métaphysique de
Descartes, Paris, 1962, p. 41-45).
387.Elle fut développée notamment
par Bérulle : de même que Dieu s’est fait enfant pour manifester sa
puissance, de même l’homme doit se faire tout petit pour espérer
atteindre le divin. Cf. Jacques le Brun, « La dévotion à l’Enfant
Jésus au XVIIe siècle » in E. Becchi et
D. Julia, Histoire de l’enfance en Occident, t. I, Paris,
Seuil « Points », 1998, p. 427-457.
388.Ainsi parlait
Zarathoustra, IV, « La fête de l’âne », 2, Œuvres,
Paris, Laffont, « Bouquins », t. II, p. 535.
389.Voir entre autres
Aurore, VI, 280 ; Humain trop humain, II, « Opinions
et sentences mêlées », § 244, etc.
390.Le crépuscule des
idoles, « Les quatre grandes erreurs », § 7 et 8 (éd. cit., II,
p. 980). 109. Ainsi parlait Zarathoustra, I, « Les
discours de Zarathoustra. Les trois métamorphoses », p. 303.
391.Pour un essai de présentation
succincte de cette théorie, voir Pierre-Henri Tavoillot, « La
théorie de la médiation » in Philosophie Magazine, n° 3
(juin 2006). Voir le dossier consacré par la revue Le débat,
n° 140, mai-août 2006.
392.Le débat, n° 140, p.
18.
393.Quentel, p. 21.
394.Ibid.
395.Cité en exergue du magnifique
livre de Kathleen Kelly-Lainé, Peter Pan ou l’enfant triste,
Paris, Calmann-Lévy, Pocket, 1992.
396.Deux ouvrages : il y a la
pièce, Peter Pan ou l’enfant qui ne voulait pas grandir dont
la première représentation fut donnée le 27 décembre 1904 et
Peter Pan aux jardins de Kensington qui raconte la «
naissance » de Peter Pan.
397.Le livre de Kathleen
Kelly-Lainé raconte en fait plusieurs histoires : celle de Peter
Pan/Wendy, celle de J. M. Barrie, la sienne propre et celles de ses
patients qui furent des « enfants tristes ».
398.Certains psychologues
cliniciens ont même qualifié de « syndrome de Peter Pan »
l’association de certains signes cliniques mettant en jeu un
narcissisme excessif, l’insouciance permanente, l’égocentrisme,...
Cf. Dan Kiley, Le syndrome de Peter Pan, Paris, O. Jacob,
2000.
399.Trad. Derathé, Paris, Vrin,
1989, p. 209.
400.H. Arendt, La crise de la
culture, p. 238.
401.Karl Barth,
Dogmatique, 3e vol., tome IV (t.
16 de la trad. Ryser, Genève, Labor et Fides, 1965).
402.Paris, Belfond, 1993, p.
55-56.
403.« La redéfinition des âges de
la vie », p. 42.
404.Jean Laplanche, « Pulsion et
instinct » in Adolescence « Commencer sa vie d'adulte »,
tome 18, n° 36, 2000, p. 666-667.
405.Fiche d'actualité de l'INED,
« A quel âge a-t-on ses premiers rapports sexuels en France ? »,
novembre 2000, n° 5.
406.Saint Augustin,
Confessions, livre II, chap. IV, p. 44.
407.Ibid., chap. VI, p.
46.
408.Jean-Claude Quentel, « Penser
la différence de l’enfant », Le débat, n° 132, p. 17. Voir
aussi « L'adolescence et ses fondements anthropologiques »,
Comprendre, n° 5, « Les jeunes », PUF, 2004.
409.Id., p. 24.
410.Emile, livre IV, p.
490.
411.J.-C. Quentel, «
L'adolescence et ses fondements anthropologiques », p. 34-35.
412.« Penser la différence de
l’enfant », p. 19.
413.Jean Piaget, Six études de
psychologie, Paris, Gallimard, « Folio », p. 98-99.
414.Ibid., p. 88 et p.
93.
415.J.-C. Quentel, «
L'adolescence et ses fondements anthropologiques », p. 31.
416.Emile, IV, p.
492.
417.Kant, Anthropologie,
p. 242-243.
418.J.-C. Quentel, « Penser la
différence de l’enfant », p. 22 sq.
419.Cf. le chapitre 3 de la
première partie, Les âges de l’homme.
420.Philippe Ariès, L'enfant
et la vie familiale sous l’Ancien Régime, p. 6.
421.Agnès Thiercé, Histoire de
l’adolescence (1850-1914), Paris, Belin, 1999, p. 10.
422.Ibid., chap. 8, «
L'émergence des sciences de l’adolescence », p. 217-265.
423.Ibid., p. 137.
424.Ibid., p. 157.
425.Ibid., p. 25.
426.« La redéfinition des âges de
la vie », p. 35.
427.Source : données sociales de
l’INSEE, 2006.
428.Les jeunes, contours et
caractères, INSEE, 2000, p. 9.
429.Cf. l’excellente enquête de
Rémy Oudghiri et Julien Potereau, « Les âges de la vie d’une femme.
Un panorama international », Ipsos/Dior, septembre 2006. Le
phénomène concerne l’Asie, notamment de manière massive la Chine du
fait de la politique de l’enfant unique.
430.Questions de
sociologie, Paris, Minuit, 1980, p. 144.
431.Hervé Le Bras, «
L'interminable adolescence ou les ruses de la famille », Le
débat, n° 25, 1983, p. 118.
432.Voir Première partie,
chapitre I.
433.François de Singly, « La
spécificité de la jeunesse dans les sociétés individualistes »,
Comprendre, n° 5, « Les jeunes », 2004, p. 259-273.
434.Voir notamment l’excellent
article « Adolescence, postadolescence, jeunesse : retour sur
quelques interprétations », in Revue française de
sociologie, 42-4, 2001, p. 611-640.
435.Ibid., p. 636.
436.Olivier Galland, Les
jeunes, Paris, La Découverte, 1999, p. 74.
437.Ibid., p. 74.
438.Pour une description du «
cycle conjugal » et de ses rapports avec le cycle de vie dans la
société individualiste, voir Jean-Paul Kaufmann, Sociologie du
couple, Paris, PUF, 1993, p. 49-85.
439.Les jeunes, contours et
caractères, p. 11.
440.« La spécificité de la
jeunesse dans les sociétés individualistes », in Comprendre,
n° 5, p. 260.
441.Wim Wenders, « Le rock’n’roll
m’a-t-il sauvé la vie ? », Le Monde du 18/04/2004.
442.« A l’école de Skyrock »,
entretien avec Eric Deschavanne, in Comprendre, « Les jeunes
», p. 77.
443.Alain Finkielkraut,
L'ingratitude, Paris, Gallimard, 1999, p. 123-124.
444.Rhétorique, Paris,
Gallimard, « Tel », p. 152.
445.PUF, 1963, p. 248.
446.Kant, Critique de la
facultéde juger, § 40, Du goût comme une sorte de sensus
communis, GF-Flammarion, 1995, p. 279.
447.Cf. Kant, Anthropologie du
point de vue pragmatique, § 2, De l’égoïsme, GF-Flammarion,
1993, p. 53-55.
448.Selon la formule bien connue
d’Anne Muxel.
449.Cf. sur ce point Raymond
Boudon, Le sens des valeurs, Quadrige-PUF, p. 296-299.
450.Olivier Galland, «
Individualisation des mœurs et choix culturels », Politiques
publiques et équipements culturels, O. Donnat et P. Tolila
(dirs), Presses de Sciences-po, p. 87-100.
451.A. de Tocqueville, De la
démocratie en Amérique, II, I, 1.
452.Ibid., II, I, 2.
453.« Cultures lycéennes ; la
tyrannie de la majorité », Paris, Autrement, 2005, p. 13.
454.« La société
d’hyperconsommation » in Le débat, mars-avril 2003.
455.Ibid.
456.Chap. 3, L'adonaissant veut
être reconnu comme « jeune ».
457.François Dubet, La jeunesse
est une épreuve, in Comprendre, n° 5, 2004, Les
jeunes, p. 275-291.
458.Cf. l’enquête INSERM : «
Suicide. Autopsie psychologique, outil de recherche en prévention
», Editions Inserm, 2005 ; « France : une hausse préoccupante du
suicide des personnes âgées », Prescrire, avril 2005, p.
301-302 ; Anguis M. et alii, « L'évolution des suicides sur
longue période : le rôle des effets d’âge, de date et de génération
», DREES, Etudes et résultats, 2002 (185, 7 p.) ; ministère
de la Santé « Prévention du suicide », http://sante.gouv.fr (12
août 2004).
459.Ire Partie, Livre VII.
460.Cité par Simone de Beauvoir,
La vieillesse, Paris, Gallimard, 1970, p. 147.
461.Traduction. E. Bergougnan in
Poètes élégiaques et moralistes de la Grèce, Paris, Garnier,
sans date, p. 130.
462.Ibid.
463.Platon, Lachès, 188, 6 ;
La République, VII, p. 295 ; Aristote, Rhétorique, I,
chap. V ; Cicéron, De senectute ; Sénèque (Lettres à
Lucilius, LXXVI) ; Plutarque, Vie de Solon et Un
vieil homme doit-il s’engager dans les affaires publiques, in
Œuvres morales. Rousseau, Les rêveries du promeneur
solitaire, 3e Promenade ;
Schopenhauer, Aphorismes sur la sagesse dans la vie, chap.
VI « De la différence des âges » ; Nietzsche, Humain, trop
humain, II, § 301, etc. Le mythe de l’éternité sans la jeunesse
sera repris, entre autres, par J. Swift, dans un des Voyages de
Gulliver.
464.Aristote, Rhétorique,
II, 14 et 13 pour le portrait du vieillard. Voir aussi Ethique à
Nicomaque (IV, I ; VIII, 3 à 6), Egalement Montaigne,
Essais, III, II. Voir également l’article « Vieillesse » du
Dictionnaire philosophique d’André Comte-Sponville, Paris,
PUF, 2001.
465.De senectute, trad.
Savoir vieillir, Arlea, Paris, 1995, p. 31 et 44.
466.Aurore § 542, (Le
philosophe et la vieillesse).
467.Essais, III, II, PUF,
p. 817.
468.Les rêveries du promeneur
solitaire, « Troisième promenade », Œuvres, t. I, p.
1023.
469.Notamment chez Héraclite.
Voir encore Dante, Le Convive, IV, XXIII, 8-9.
470.Voir, par exemple, l’enquête
menée par AXA, mai 2005 (www.retirementscope.axa.com, consulté le
12 mai 2005). Pour une approche sociologique de la vieillesse, voir
la remarquable synthèse de Vincent Caradec, Vieillir après la
retraite. Approche sociologique du vieillissement, Paris, PUF,
2004 ; ainsi que le travail de Christian Lalive d’Epinay,
Vieillir ou la vie à inventer, Paris, L'Harmattan,
1991.
471.Cf. Essais, I,
LVII.
472.Cf. P. Bourdelais, L'âge
de la vieillesse, p. 246 sq.
473.C'est cette démarche
qu’adoptent les meilleurs sociologues de la vieillesse : V. Caradec
et Lalive d’Epinay.
474.Voir les profonds
développements de Luc Ferry, Qu’est-ce qu’une vie réussie ?,
Paris, Grasset, 2002.
475.Cf. Vincent Gourdon,
Histoire des grands-parents, Paris, Perrin, 2001 ;
Jean-Pierre Guitton, Naissance du vieillard, Paris, Aubier,
1988 ; D. G. Troyansky, Old Age in the Old Regime : Image and
Experience in Eighteenth Century France, Ithaca, Cornell
University Press, 1989.
476.L'art d’être
grand-père, Paris, GF-Flammarion, 1985, p. 188.
477.Editions « GF », p.
421.
478.Même si elle a en charge de
s’occuper des petits enfants. On trouvera un portrait complet de la
vieille femme dans l’Eloge de la folie d’Erasme.
479.Hervé Le Bras, « Evolutions
des liens de famille au cours de l’existence » in Les âges de la
vie, Travaux et documents, n° 96, 1982, INED, PUF, p. 27-45.
Cf. Cl. Attias-Donfut et Martine Segalen, Grands-parents. La
famille à travers les générations, Paris, O. Jacob, 1998 et
Le siècle des grands-parents, une génération phare, ici et
ailleurs, Paris, Autrement, 2001. F. Cassan, M. Mazuy et L.
Toulemon, « 12,5 millions de grands-parents », INSEE
Première, n° 776, mai 2001.
480.Le conflit des
facultés, trad. fr., Paris, Gallimard, « Pléiade », t. III, p.
909 sq.
481.« Au ralenti » in Le sage
et la politique. Ecrits moraux sur la vieillesse et la douceur,
trad. P.-E. Dauzat et D. Trierweiler, Paris, Albin Michel, p.
114-115.
482.Essais, II, VIII,
Livre de poche, p. 100.
483.Voir de Van Eyck, La
vierge au chanoine van der Paele ou le portrait du cardinal
Albergati. De Filippino Lippi, Portrait d’un vieillard,
etc. Sur cette thématique de l’individu dans l’art, voir les
ouvrages de T. Todorov (Eloge de l’individu) et avec R.
Legros et B. Foccroulle, Naissance de l’individu dans l’art,
Grasset.
484.Cf. Troyansky, chap. 4. ; et
J.-P. Guitton.
485.Ainsi parlait
Zarathoustra, « De la mort volontaire », trad. fr. H. Albert,
Paris, Mercure de France, p. 96.
486.Ce que proposeront certains
philosophes, dans une logique utilitariste, Hutcheson, peut-être le
premier (cf. British Moralists, L.A. Selby-Bigge, Clarendon
Press, Oxford, 1897, p. 122).
Troisième partie : Pour une politique des âges
de la vie
487.Krzysztof Pomian in Le
débat, n° 7, déc. 1980, p. 5.
488.Note n° 395 de la DREES
(Etudes et résultats, avril 2005).
489.Sondage La croix/CSA,
lundi 21 novembre 2005. Seuls 12 % des jeunes croient en un avenir
meilleur.
490.Claudine Attias-Donfut,
Nicole Lapierre, Martine Segalen, ss. dir., Le nouvel esprit de
famille, Paris, O. Jacob, 2002 ; F. de Singly, Libres
ensemble, Paris, Nathan, 2000 ; ainsi que, avec S. Mesure (ss.
dir.), Comprendre, « Le lien familial », n° 2, 2001.
491.Données citées par Rochefort,
p. 203 sq. et par Claudine Attias-Donfut, Les solidarités
entre générations. Vieillesse, famille, Etat, Paris, Nathan,
1995. 90 % des personnes âgées ont un de leurs enfants qui habitent
à moins de 50 km. Cf. Cl. Attias-Donfut, « Solidarité entre
générations : les mailles et les failles », http:/
/www.grep-mp.org/
conferences/Parcours-13-14/Solidarites-generations.htm (consulté le
3 mars 2006).
492.INSEE Première, n°
631, février 1999, Emmanuelle Crenner ; voir sur ce point
l’excellente bibliographie réalisée par Geneviève Michaud et Cécile
Dequeker (UNAF), « Vieillissement, transferts financiers,
solidarités intergénérationnelles », Université des familles,
http://www.unaf.fr/article.php3 ?idarticle=2604
493.Les relations fraternelles ne
sont pas en reste : la solidarité entre frères et sœurs est
importante pour 82 % des Français à hauteur des relations entre
grands-parents et petits-enfants (81 %). Enquête Ipsos pour le
compte de la Délégation interministérielle à la famille, avril 2006
(rapport Cordier, La famille, espace de solidaritéentre
générations, dans le cadre de la conférence de la famille, La
Documentation française, 2006).
494.Claudine Attias-Donfut, in
Les solidarités entre générations. Vieillesse, famille,
Etat, Nathan, 1995. Voir aussi Robert Rochefort, Vive le
papy-boom, Paris, O. Jacob, 2004 ; cf. CNAV, Retraite et
société, « Le soutien des personnes âgées en Europe », octobre
2005. Nicolas Herpin et Jean-Hugues Déchaux, « Entraide familiale,
indépendance économique et sociabilité », Economie et
statistique, n° 373, 2004.
495.Les pays pétroliers ont tous
développé un dispositif financier à destination des générations
futures en prévision de l’épuisement de leurs gisements. C'est
notamment le cas de la Norvège.
496.De la démocratie en
Amérique, II, IV, 6.
497.Jean-Christophe Rufin,
Globalia, Paris, Gallimard, « Folio », 2004, p. 98-99.
498.Flammarion, « Champs », 1999,
p. 27-28.
499.Cf. sur cette question P.
Rosanvallon, La crise de l’Etat-providence (Seuil, 1981) et
La nouvelle question sociale (Seuil, 1995) ; François Ewald,
l’Etat-providence ; R. Castel, Les métamorphoses de la
question sociale, Paris, Gallimard, « Folio », 1995.
500.Constant, La libertédes
modernes, préface de M. Gauchet, Paris, « Pluriel », 1980, p.
271.
501.Ibid., p. 71.
502.Notamment par Pierre
Rosanvallon, que nous suivons ici.
503.C'est là une donnée
parfaitement intégrée par la jeune génération : 60 % des 20-25 ans
estiment qu’ils auront à vivre une ou des périodes de chômage à un
moment donné de leur carrière (Enquête Ipsos/La Tribune, 14
et 15 septembre 2005, http://www.ipsos.fr consulté le
22/12/05).
504.R. Castel, « De l'exclusion
comme état à la vulnérabilité comme processus » in J. Affichard et
J.-B. de Foucauld, Justice violence et inégalités, Paris,
éd. Esprit, 1992.
505.Voir Jean-Marie Poursin, « La
rupture entre générations » in coll., Etat-providence. Arguments
pour une réforme, Paris, Gallimard, « Folio », 1996, p. 33-71 ;
Louis Chauvel, Le destin des générations, Paris, PUF, 2002.
Sur la question de la justice intergénérationnelle, voir Axel
Gosseries, Penser la justice entre générations, Paris,
Aubier, « Alter », 2004.
506.Rapport Pébereau, Rompre
avec la facilitéde la dette publique, Paris, La Documentation
française, 2005, p. 16.
507.Cf. là encore P. Rosanvallon,
La nouvelle question sociale, chapitre VII.
508.Voir sur ce point Première
partie, chapitre 3.
509.Cf. les travaux pionniers de
M. Kohli, « The world we forgot : An historical review of the life
course » in V. W. Marshall (ed.), Later Life : the Social
Psychology of Aging, Beverly Hills, Sage, 1986, p. 271-303 ;
voir aussi Marc Bessin, Cours de vie et flexibilitétemporelle,
la crise des seuils d’âge, service militaire,
majoritéjuridique, Thèse de doctorat, Paris VIII, sept. 1993,
ainsi que les articles parus dans la revue
Temporalistes.
510.Par exemple, l’article 21 de
la Charte européenne des Droits fondamentaux. Voir le site de AGE,
plate-forme européenne des personnes âgées (http:/
/www.age-plateform.org) ; voir la Commission canadienne des droits
de la personne (http ://www.chrc-ccdp.ça/discrimination/age-fr.asp)
; voir l'U.S. Department of Labor
(http://www.dol.gov/dol/topic/discrimination/agedisc.htm). Sites
consultés le 16/01/2005.
511.Parmi lesquels Why we Need
a New Welfare State, sous la direction de Gosta Esping-Andersen
(avec Duncan Gallie, Anton Hemerijck, John Myles), Oxford
University Press, 2002. Cet ouvrage articule les perspectives
économique et existentielle. Son objectif est de montrer le «
retour sur investissement » des dépenses sociales et les économies
substantielles que permettrait une nouvelle politique des âges de
la vie. Voir notamment l’article « A child centred social
investment strategy » (p. 26-67).
512.Pour une présentation plus
détaillée et plus technique des problématiques et des mesures
proposées, nous nous permettons de renvoyer à notre note rédigée
dans le cadre du Conseil d’analyse de la société, Le
développement durable de la personne. Pour une nouvelle politique
des âges de la vie, Paris, La Documentation française, octobre
2006.
513.Cf. « Pour ou contre le
revenu minimum, l’allocation universelle, le revenu d’existence »
numéro spécial de Futuribles, février 1994 ; Jean-Marc
Ferry, L'allocation universelle. Pour un revenu de
citoyenneté, Paris, Cerf, « Humanités », 1995.
514.L'indicateur de mortalité
avant 5 ans est de 5/1 000 pour les garçons et de 4/1 000 pour les
filles ; l’indicateur de mortalité avant 1 an est de 4,8 pour 1 000
naissances. La France se situe parmi les pays les plus performants
en ce domaine, même s’il subsiste une marge de progression, du fait
notamment qu’il existe toujours des inégalités entre régions et
entre classes sociales.
515.Voir le débat suscité par le
rapport de l’INSERM, Troubles de conduite chez l’enfant et
l’adolescent
(http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/ 064
000267/index.shtml).
516.Pour une description
synthétique des données disponibles sur le sujet, voir
Jean-François Amadieu, Les clés du destin, Paris, Odile
Jacob, 2006.
517.Il semblerait du reste que
les actions les plus efficaces en matière de lutte contre la
délinquance consistent en des programmes en direction des jeunes
mères et d’enfants scolarisés en primaire. Voir Maurice Cusson,
Prévenir la délinquance : les méthodes efficaces, Paris,
PUF, 2002.
518.Cette ambivalence des
objectifs (garderie/éducation) est présente à l’origine des écoles
maternelles, voir sur ce point Jean-Noël Luc, L'invention du
jeune enfant au XIX e
siècle. Des salles d’asile àl’école maternelle, Paris,
Belin, 1997. Pour une analyse comparée des politiques européennes :
Claude Martin, L'accueil des jeunes enfants en Europe : quelles
leçons pour le cas français ?, Rapport au Haut Conseil de la
population et de la famille, 2003 (consultable sur
http://www.ladocumentationfrancaise.fr).
519.7 % accèdent à une assistante
maternelle. En moyenne, en 2000, 9 % des ménages concernés
accédaient à un accueil collectif, 19 % à une assistante
maternelle.
520.Au possible nous sommes
tenus, La Documentation française, 2005 (http://
www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054
000264/index.shtml).
521.Pierre Cahuc et André
Zylberberg donnent une présentation du Perry Preschool
Program et de ses résultats dans Le chômage, fatalitéou
nécessité?, Champs Flammarion, 2006, p. 160. On y trouve
notamment la description suivante : « Le but de ce programme est de
développer les capacités intellectuelles et de favoriser la
socialisation. Il est destiné à des enfants âgés de 3 ou 4 ans. Ces
derniers bénéficient d’un encadrement préscolaire quotidien de deux
heures et demie du lundi au vendredi inclus, dispensés dans des
groupes de petits effectifs (un adulte pour six enfants) et durant
deux années. Les intervenants ont des entretiens hebdomadaires
d’une heure et demie avec les parents durant cette période et les
parents se retrouvent par petits groupes tous les mois. »
522.Voir sur ce point les
analyses toujours éclairantes de Dominique Youf, « Sur le statut
juridique de l'enfant »in Le débat, n° 106, sept.-oct. 1999;
« Enfance victime, enfance coupable », Le débat, n° 132,
nov.-déc. 2004.
523.Voir Luc Ferry, Lettre
àtous ceux qui aiment l’école, Paris, O. Jacob-Sceren,
2003.
524.Gilles Moreau, « Jeunesse et
travail : le paradoxe des apprentis », in FormationEmploi,
n° 89, 2005, p. 35-46.
525.Voir la proposition V du
rapport du Conseil d’analyse de la société, Pour une sociétéde
la nouvelle chance, Une approche républicaine de la discrimination
positive, La Documentation française, 2005.
526.Dominique Youf, « Le nouveau
droit pénal des mineurs », Le débat, n° 127, nov.-déc. 2003.
C'est au moment même où elle commençait à être contestée, que cette
transformation de la conception de l’éducation des jeunes
délinquants a conduit, en 1990, à un changement de dénomination de
l’Education surveillée, qui devenait « Protection judiciaire de la
jeunesse ».
527.« Désormais, les mineurs de
plus de 13 ans mis en examen en matière criminelle, ainsi que les
mineurs de plus de 16 ans, en matière délictueuse, peuvent faire
l’objet d’un contrôle judiciaire les obligeant à se soumettre aux
mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation
ou à respecter les conditions d’un placement dans un centre
éducatif de la Protection judiciaire de la jeunesse, dans un
service habilité ou dans un centre éducatif fermé. Les mineurs de
13 à 16 ans mis en examen en matière correctionnelle ne peuvent
faire l’objet d’un tel contrôle judiciaire que s’ils sont placés
dans un centre éducatif fermé. Si les jeunes délinquants ne
respectent pas les obligations du contrôle judiciaire, le juge peut
alors décider leur détention provisoire en maison d’arrêt. »
Dominique Youf, p. 127.
528.Sur la dissociation entre
autonomie et indépendance, voir notamment François de Singly, « La
spécificité de la jeunesse dans les sociétés individualistes », in
Comprendre, « Les jeunes » (ss. dir. E. Deschavanne, F.
Dubet, O. Galland), n° 5, PUF, 2004.
529.Olivier Galland, «
Individualisation des mœurs et choix culturels » in Dominique
Pasquier, Cultures lycéennes, la tyrannie de la
majorité, Paris, Autrement, 2005.
530.Sur cette question voir le
travail de Jacques Goguen, notamment « Ascension et déclin des
mouvements de jeunes » in Le débat, n° 132, nov.-déc. 2004,
p. 45-59.
531.Nous remercions Dominique
Youf d’avoir attiré notre attention sur ce point... et sur bien
d’autres.
532.Voir sur ces typologies, O.
Galland, « Adolescence, post-adolescence, jeunesse », p. 636.
533.Sur les scénarios envisagés,
voir F. Legendre, J.-P. Lorgnet et Fl. Thibault, « Une allocation
d'autonomie pour les jeunes. Quatre scénarios évalués par le modèle
de microsimulation Myriade » CAF, Recherches et prévisions,
n° 75, mars 2004.
534.Sur ce débat, on pourra se
reporter au dossier « Devenir adulte, le défi » de l’excellente
revue L'école des parents, oct.-nov. 2001 qui propose un
échange entre Daniel Le Scornet et Dominique Charvet. De ce
dernier, voir le rapport Jeunesse, le devoir d’avenir,
Commissariat général au plan, La Documentation française, mars
2001.
535.Vive le papy-boom, p.
244.
536.Voir
http://www.childtrustfund.gov.uk/TheChildTrustFund/fs/en consulté
le 6 mars 2006.
537.Marie Duru-Bellat,
L'inflation scolaire, Paris, Seuil, « La République des
idées », 2006, p. 11.
538.Ibid., p. 78.
539.Voir sur ce sujet le rapport
de Philippe Aghion et Elie Cohen (Conseil d’analyse économique),
Education et croissance, Paris, La Documentation
française.
540.« Diplômes : l’illusoire
inflation », Libération du 10/03/2006.
541.Voir les propositions du
rapport de l’Institut Montaigne, Pauvreté, exclusion : ce que
peut faire l’entreprise, février 2006.
542.En France, le taux d’activité
des jeunes de 15 à 29 ans est inférieur à la moyenne européenne,
loin derrière le taux d’activité des jeunes en Allemagne, au
Royaume-Uni et dans les pays nordiques. L'éloignement durable du
monde du travail, lorsque les études ne sont pas suffisamment
qualifiantes, constitue un handicap pour l’insertion
professionnelle.
543.7,8 % des jeunes Français
sont au chômage, taux inférieur à la moyenne européenne (8,2
%).
544.Pierre Cahuc et André
Zylberberg. Le chômage, fatalité ou nécessité, Paris, Champs
flammarion, 2006.
545.L'absence d’évaluation des
dispositifs revêt en France un caractère dramatique et fait
obstacle au discernement : les études réalisées à l’étranger
dégagent néanmoins une conclusion claire : les aides à l’emploi
sont d’autant plus efficaces que l’emploi aidé est proche d’un
emploi régulier. Voir Pierre Cahuc et André Zylberberg, p.
173-191.
546.Ibid., p. 190.
547.Les deux critiques sérieuses
que l’on pouvait formuler à l’encontre du CPE découlent de ces deux
objections : centrée sur les jeunes de moins de 26 ans, la mesure
créait un effet de seuil sans cibler expressément les jeunes sans
qualification. Le second point s’est avéré politiquement
déterminant, rendant possible une mobilisation de la jeunesse qu’un
ciblage précis aurait sans doute évitée.
548.Evoquons, à titre
d’illustration positive, l’expérience des zones franches, qui
favorisent la création d’emploi dans les quartiers en
difficulté.
549.Cf. la note de synthèse de
PolitiquesSociales. net sur le Royaume-Uni
(http://www.politiquessociales.net/pays/uk/synthese.html#travail –
consulté le 3 mars 2006).
550.Cf. par exemple les
propositions de Pierre Cahuc et Francis Kramarz, De la
précaritéàla mobilité: vers une Sécuritésociale
professionnelle, Paris, La Documentation française, 2004, p.
41-63.
551.Pour une présentation
complète de la proposition, voir Pierre Cahuc, Francis Kramarz, p.
125-159.
552.« La césure CDD-CDI et la
réglementation des licenciements économiques entraînent de
profondes inégalités : les jeunes sont cantonnés à des emplois en
CDD, et les entreprises hésitent à embaucher des seniors sur des
emplois stables, car leur destruction est très coûteuse »,
ibid., p. 125.
553.Lors de « la révolte des
banlieues » comme pendant les manifestations antiCPE, tous les âges
de la jeunesse – de 13 à 30 ans – étaient présents.
554.Anne Muxel évoque ainsi un «
moratoire politique de la jeunesse ». L'abstention n’est pas
simplement un phénomène électoral : les jeunes, comparativement aux
adultes, s’abstiennent également de s’informer sur les problèmes de
la collectivité et de s’engager dans les mouvements syndicaux ou
politiques. Le vote des jeunes témoignent des mêmes tendances
présentes chez leurs aînés, avec simplement une faveur particulière
pour le vote « protestataire » : comparativement aux autres
catégories d’âges les jeunes ont été plus nombreux à voter Le Pen
en 2002 ou en faveur du « non » à l’occasion du référendum sur
l’Europe.
555.Pour un service civil
obligatoire, Paris, La Documentation française, Les notes du
Conseil d’analyse de la société, septembre 2006.
556.Voir les récents rapports de
la délégation interministérielle à la famille : Alain Cordier,
La famille, espace de solidaritéentre générations,
conférence de la famille, 2006 ; Raoul Briet, La
sociétéintergénérationnelle au service de la famille,
conférence de la famille, 2006
(http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/).
557.C'est en cas de rechute grave
que le processus juridique de protection des majeurs se met en
place (sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle). Les modalités
de cette protection sont aujourd’hui en débat sur le principe d’une
meilleure prise en compte des situations particulières.
558.Cf. Denis Olivennes, Le
débat, nov.-déc. 1994.
559.Sur le processus de «
destruction créatrice » qu’avait identifié Schumpeter et qui
caractérise au mieux l'économie de la seconde modernité, cf. Cahuc,
Zylberberg, ainsi que Cahuc, Kramarz, Zylberberg, « Pourquoi la
concurrence favorise l'emploi », Commentaire, n° 114,
2006.
560.Source : Données sociales de
l’Insee, 2006.
561.Cf. Fabien Postel-Vinay et
Anne Saint-Martin, Comment les salariés perçoivent la protection
de l’emploi ? Document de travail delta, 2004.
562.Voir Vie publique,
http:www.vie-publique.fr/actualite/alaune/emploi-protection-sociale-modele-danois.html
(consulté le 1003/06), ainsi que Jean-Claude Barbier, « Apprendre
vraiment du Danemark », Connaissance de l’emploi, n° 18, Le
4 pages du Centre d’études de l’emploi, juillet 2005. Les
spécialistes repèrent avec ce modèle l’émergence d’un troisième âge
de l’Etat-providence : après le wellfare state traditionnel centré
sur la protection sociale, après l’apparition dans les années 80 du
workfare state, qui prenant acte de la crise budgétaire, entendait
conditionner la protection au travail pour éviter les effets
pervers de l’assistance (« aide-toi l’Etat t’aidera »), serait venu
le temps du learnfare state conditionnant l’assistance à une
démarche active de formation et d’insertion (« forme-toi, l’Etat
t’aidera »).
563.Cf. R. Castel,
L'insécurité sociale, Paris, Seuil, 2005, p. 82 ; voir
également le rapport A. Suppiot, Au-delàde l’emploi, Paris,
Flammarion, 1999. Le rapport P. Cahuc et F. Kramarz, 2004, De la
précarité à la mobilité: vers une sécuritésociale
professionnelle.
564.Sur ce thème, cf. Cahuc,
Kramarz, Zylberberg, « Pourquoi la concurrence favorise l'emploi »,
Commentaire, n° 114, 2006.
565.Cf. Conseil d'Etat, Rapport
public 2003, Perspectives pour la fonction publique, La
Documentation française, 2003.
566.Sur la notion de « nouvelles
chances », cf. Pour une sociétéde la nouvelle chance,
Conseil d’analyse de la société, 2005. Cf. également Cahuc et
Kramarz, à propos de la facilitation de l’accès aux diplômes et aux
professions.
567.Le dispositif de remplacement
par un chômeur s’avère en outre, du point de vue du traitement du
chômage, l’un des plus efficaces qui soit puisqu’il maintient
l’individu dans l’emploi et lui offre des possibilités de formation
« en situation ».
568.Synthèses OCDE, « Etude
économique de la Suède, 2005 » disponible sur
www.œcd.org/publications/Polbrief/index-fr.htm.
569.Rapport Cordier, p. 15. Voir
également le développement sur l'idée de « répit » qui vise le
soulagement des adultes dans leurs tâches quotidiennes de soutien
de famille (p. 29 sq.).
570.71 % des Suédoises de 15 à 64
ans, 71 % des Danoises, 67 % des Finlandaises sont actives «
occupées » contre 56 % des Européennes et 58 % des Françaises. Cf.
D. Méda, « Comment augmenter les taux d'emploi féminins? »,
Connaissance de l'emploi, Le 4 pages du Centre d'études de
l'emploi, n° 27, mars 2006.
571.La Suède présente un
dispositif différent : aucune structure de garde n’est prévue, mais
un financement complet des néo-parents existe. En France, les
structures d’accueil publiques ne représentent environ que 30 % de
l’offre de garde en dessous de deux ans. L'école maternelle propose
un accueil gratuit de tous les enfants âgés de 3 ans. Cet accueil
concerne 100 % des enfants. En 1998, 35 % des enfants de 2 ans
étaient scolarisés. Données in Céline Marc et Hélène Zajdela, «
Articuler travail et famille en France et en Suède »,
Connaissance de l'emploi, Le 4 pages du Centre d'études de
l'emploi, n° 28, mars 2006.
572.Voir Frédérique Leprince,
L'accueil des jeunes enfants en France : état des lieux et
pistes d’amélioration, ainsi que Claude Martin, L'accueil
des jeunes enfants en Europe, quelles leçons pour le cas français
? (Haut conseil de la population et de la famille, La
Documentation française, 2003). Egalement, Nathalie Blanpain, «
Scolarisation et modes de garde des enfants âgés de 2 à 6 ans »,
Etudes et résultats, Drees, n° 497, juin 2006.
573.Voir Céline Marc et Hélène
Zajdela : en France, toute personne ayant un an d’ancienneté dans
son emploi peut bénéficier d’un congé parental jusqu’aux
trois ans de l’enfant. Ce congé est d’une durée d’un an,
renouvelable deux fois. Le contrat de travail est alors
provisoirement interrompu, sans compensation financière. Un autre
dispositif existe : les allocations intégrées dans la Prestation
d’accueil du jeune enfant (Paje) depuis le 1er janvier 2004. Il s’agit d’une allocation de base
sous plafond de ressources (168,20 euros mensuels par famille) à
laquelle s’ajoute un complément de « libre choix » : soit le
complément « mode de garde » si la garde est assurée par une
assistante maternelle ou assimilée, dont le montant dépend des
ressources du ménage ; soit le complément « retrait d’activité » de
350 euros maximum mensuel si le parent réduit son activité ou cesse
de travailler pour garder son enfant. Il est accessible jusqu’aux
trois ans du plus jeune enfant pour les enfants d’au moins deux
enfants (six mois, autrement), et est accordé sans condition de
ressources, mais avec une condition d’activité antérieure selon le
nombre d’enfants.
574.C'est ainsi qu’en 1995, l’APE
a été accessible dès le deuxième enfant. La conséquence sur
l’emploi des mères de deux enfants a été visible : leur taux
d’activité est passé de 70 à 55 %.
575.« Comment augmenter les taux
d'emploi féminins? », Connaissance de l'emploi, Le 4 pages
du Centre d'études de l'emploi, n° 27, mars 2006.
576.Cf. Claude Vimont, Le
nouveau troisième âge, une sociétéactive en devenir, Paris,
Economica, 2001 ; R. Rochefort, Vive le papy-boom, Paris,
Odile Jacob, 2000.
577.Voir X. Gaullier, Le temps
des retraites.
578.Pour une analyse
internationale du marché de l’emploi des seniors, voir les travaux
d'Anne-Marie Guillemard, L'âge de l'emploi, Paris, Colin,
2003, ainsi que « Les sociétés à l'épreuve du vieillissement »,
Futuribles, n° 299, juillet-août 2004, p. 45-65.
579.Cf. les conclusions du
Rapport du CAE, Les seniors et l’emploi en France (La
Documentation française, 2005). Les caractéristiques principales de
notre système de retraite sont les suivantes : « un âge minimal de
départ en retraite de 60 ans, un âge maximal d’activité de 65 ans,
un taux de remplacement qui dépend de la durée de cotisation, selon
un système de décotes-surcotes autour d’une durée de cotisation de
référence, actuellement de 40 ans, et une quasi-impossibilité de
cumuler un emploi et une retraite » (p. 160).
580.C'est la perspective qui a
été adoptée par le récent plan d’emploi des seniors (présenté le 6
juin 2006 par le Premier ministre lors de la conférence nationale
pour l’emploi des seniors).
581.Le Sursaut. Vers une
nouvelle croissance pour la France, Paris, La Documentation
française, 2004.
582.Les seniors et l’emploi en
France, p. 211.
583.Sur le cas finlandais et le «
national pour l’emploi des plus de 45 ans », voir Anne-Marie
Guillemard, L'âge de l'emploi, Paris, Colin, 2003, ainsi que
« Les sociétés à l'épreuve du vieillissement », Futuribles,
n° 299, juillet-août 2004, p. 45-65.
584.Voir rapport CAE, Annexe 1 :
« Diminuer l’emploi des seniors augmente-t-il l’emploi des jeunes ?
» Le CAE propose d’étendre les dispositifs de surcote.
585.Il est probable qu’une autre
argumentation, juridique, se mettra en place pour contester les
limites d’âge : au nom de l’interdiction de toute discrimination
(cf. la directive européenne sur l’emploi de 2002 condamnant toute
discrimination en matière de rémunération, de responsabilités et
d’avancement, qui serait fondée sur l’âge. Les références à l’âge
dans les annonces d’emploi sont, par ailleurs, une spécificité
française (cf. Emmanuelle Marchal et Géraldine Rieucau, « Candidat
de plus de 40 ans, non-diplômé ou débutant s'abstenir » enquête sur
les annonces d'emploi en France et à l'étranger, Connaissance de
l'emploi, Le 4 pages du CEE, n° 11, janvier 2005).
586.Hervé Juvin, L'avènement
du corps, Paris, Gallimard, 2006, p. 10.
587.Cf. Gilles Lipovetsky, Le
bonheur paradoxal. Essai sur la société d’hyper-consommation,
Paris, Gallimard, 2006.
588.Robert Rochefort, Vive le
papy-boom, Paris, Odile Jacob, 2004, p. 37.
589.Gilles Lipovetsky, p.
49.
590.Entretien avec David Khayat,
alors président de l’Institut national du cancer.
591.Luc Montagnier, « Pour une
médecine de prévention », Le Monde, 21 septembre 2004.
592.Voir INSEE, Les personnes
âgées, 2005.
593.Enquête IPSOS pour les AGF «
Les Français et la dépendance » (octobre 2005),
http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1708.asp (consulté le
10/03/2006). Les produits d'assurance « dépendance » rencontrent un
succès très mitigé auprès des compagnies d’assurance.
594.C'est l’orientation qui a été
mise en avant par le plan « solidarité grand âge » présenté par le
Premier ministre le 26 mai 2006.