NOTES
Introduction
1.Xavier Gaullier, La deuxième carrière. Ages, emploi, retraites, Paris, Seuil, 1988 ; Les temps de la vie. Emploi et retraite, Paris, Editions Esprit, 1999 ; Le temps des retraites, Paris, Seuil, 2003.
2.Trad. F. Livi, Paris, Laffont, « Pocket », 1992. A. Béjin la citait déjà dans un article sur lequel nous reviendrons « De l'adolescence à la post-adolescence : les années indécises » in Le débat, mai 1983, n° 25, p. 127-132.
3.Voir sur ces thématiques : B. Majnoni d’Intignano, « Vers la lutte des âges ? », Commentaire, printemps 1998 ; Louis Chauvel, Le destin des générations Paris, PUF, 2002 ; Jean-Philippe Viriot-Durandal, Le pouvoir gris, Paris, PUF, 2003 ; B. Spitz, Le Papy Krach, Paris, Grasset, 2006.
4.« L’état social et politique de la France avant et depuis 1789 » in L’Ancien Régime et la Révolution, Paris, GF, p. 80.
5.Ph. Ariès, L’enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, Paris, Plon, 1960 ; A. Van Gennep, Les rites de passage, Paris, 1909, réimp. Mouton et MSH, 1969 ; Erik Erikson, Identity. Youth and Crisis, 1968, trad. fr. Adolescence et crise, Paris, Champs-Flammarion, 1972 ; Margaret Mead, Le fossédes générations (1970), Paris, Denoël, 1971 ; Talcott Parsons « Age and sex in the social structure of the United States » (1942), trad. fr. in Eléments pour une sociologie de l’action, Paris, Plon, 1955. Citons également Eisenstadt, From Generation to Generation. Age Group and Social Structure, Londres, Routledge and Kegan, 1956, ainsi que les actes du grand colloque de l’INED, Les âges de la vie, INED, Travaux et documents, 1982.
Première partie : la confusion des âges
6.La République, traduction R. Baccou (modifiée), Paris, « GF », 1966. On trouve le même thème dans la Bible à propos de l’anarchie de Jérusalem (Esaïe, 3, 4-5) : « Je leur donnerai pour chefs des gamins et, selon leurs caprices, ils les gouverneront. Les gens se molesteront l’un l’autre, chacun son prochain. Le gamin se dressera contre le vieillard, l’homme de rien contre le notable » (tr. TOB, Paris, Cerf, 1978).
7.Livre I, t. II, chap. XV « Le machinisme et la grande industrie » (§ IX), Paris, Editions sociales, 1948, p. 163.
8.Manifeste du parti communiste, Paris, Editions sociales, 1976, p. 35. Voir le commentaire de D. Bell, Les contradictions culturelles du capitalisme, Paris, PUF, 1979, p. 28.
9.Paris, Gallimard, « Folio-histoire », 1961.
10.Le sociologue Norbert Elias rejoint ici Tocqueville, en montrant qu’avec l’avènement de la civilité, il est beaucoup plus long de produire un adulte que par le passé : « C'est pourquoi l’homme de l’Occident acquiert plus tard que les membres des sociétés moins différenciées, avec la fonction d’adulte, aussi l’habitus psychique de l’adulte, dont l’apparition marque en général l’achèvement du processus de civilisation individuelle » (La dynamique de l’Occident, Paris, Presses Pocket, 1975, p. 202).
11.Cf. André Béjin, « De l’adolescence à la post-adolescence : les années indécises » et Hervé Le Bras, « L'interminable adolescence ou les ruses de la famille », in Le débat, mai 1983, n° 25. Egalement J.-C. Chamboredon, Adolescence terminée, adolescence interminable, Paris, PUF, 1985 ; T. Anatrella, Interminables adolescences, Paris, Cujas-Le Cerf, 1988.
12.A. Béjin, p. 130. 8. Lettre à Niethammer, 10 octobre 1811, Correspondance, t. I, Paris, Gallimard « Tel », 1962, p. 343.
13.J.-P. Boutinet, L'immaturité de la vie adulte, Paris, PUF, 1999 ; A. Ehrenberg, L’individu incertain, Paris, Hachette « Pluriel », 1996 ; L. Chauvel, « La frontière entre jeunesse et âge adulte s’estompe » in L. Dirn, « Tendances de la société française », Revue de l’OFCE, n° 58, p. 178-188.
14.D. Blanchet et Th. Debrand, « Aspiration à la retraite, santé et satisfaction au travail », Insee Première, n° 1052, décembre 2005.
15.Cf. Françoise Millet-Bartoli, La crise du milieu de la vie. Une deuxième chance, Paris, Odile Jacob, 2002. Sur le repérage de cette crise E. Jacques, « Mort et crise du milieu de la vie » in Psychanalyse du génie créateur, Paris, Dunod, 1974.
16.Paris, Gallimard, 1974.
17.Cf. Roger Callois, Les démons de midi, Paris, Fata Morgana, 1991 et « Le démon de midi » in Revue d’histoire des religions, Annales du musée Guimet, 1937, t. 115-116.
18.Cité par L. Millet, in La crise du milieu de la vie, Paris, Masson, 1993.
19.Cité par Agnès Thiercé, Histoire de l’adolescence, Paris, Belin, 1999, p. 158.
20.L'entrée dans la vie, essai sur l’inachèvement de l’homme, Paris, Anthropos, 1997, préface à la seconde édition, p. 20. Ce chapitre reprend en les développant des analyses parues dans notre article « La querelle du jeunisme » (in F. Dubet, O. Galland, E. Deschavanne ss. dir., Comprendre, « Les Jeunes », no 5, Paris, PUF, 2004).
21.L'inversion du sens date des années 80, au moment où les luttes pour la libération (du sexe, des femmes, des peuples, des jeunes,...) animées par la philosophie du soupçon furent à leur tour mises à l’épreuve du soupçon. Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut sont les principaux représentants de ce mouvement : Le nouveau désordre amoureux (Seuil, 1977), Le sanglot de l’homme blanc (Seuil, 1983), La défaite de la pensée (Gallimard, 1987), La tentation de l’innocence (Grasset, 1995). P.-A. Taguieff propose le terme de « juvénilisme » in « Faillite du progrès, éclipse de l’avenir » in Malaise dans la temporalité, P. Zawadzki, ss. dir., Paris, Publications de la Sorbonne, 2002, p. 118 sq. Voir aussi de Régis Debray, Le plan vermeil, Paris, Gallimard, 2004.
22.Le Monde, 18 mai 2003.
23.La défaite de la pensée, p. 160.
24.Ibid., p. 155.
25.Nous reprenons à dessein la formule que Kant utilise dans Qu’est-ce que les Lumières ? (1784) puisque le modèle de la libération des peuples « mineurs » va servir à penser la libération des ados.
26.Réédition de l’édition de 1964, Paris, Economica (Anthropos), 1997. L’œuvre de Witold Gombrowicz, notamment son Ferdydurke (1937), offrirait la version romanesque de cette même idée d’une « éternelle immaturité ». Cf. S. Jasionowiccz, « L'immaturité éternelle chez Witold Gombrowicz » in L'imaginaire des âges de la vie, p. 185-195. « La jeunesse n’était pas pour elle [Vinca l’héroïne] un âge transitoire, non, pour la moderne la jeunesse était la seule période acceptable, essentielle et valable de la vie humaine, elle méprisait la maturité ou plutôt l’immaturité était pour elle la maturité – elle n’admettait ni barbes, ni moustaches, ni nourrices, ni mères avec enfants – et son pouvoir magique provenait de là. Sa jeunesse n’avait besoin d’aucun idéal parce qu’elle était en elle-même un idéal » (UGE, 1964, p. 156).
27.Voir Platon, Protagoras, 321 b sq. ; sur le destin prodigieux de ce mythe, voir le bel ouvrage de D. Lecourt, Prométhée, Faust, Frankenstein, Les imaginaires de l’éthique, Paris, Les Empêcheurs de penser en rond, 1996.
28.Celle-ci a été, selon Lapassade, préparée par l’enseignement de la philosophie, laquelle, comme on ne sait que trop ( !), « ne s’enseigne pas ; elle ne fait donc pas l’objet d’une transmission ; l’entraînement à philosopher constitue une formation qui s’oppose à l’information, c’est-à-dire à la transmission d’un message. La philosophie est donc méthode, comme le dira Descartes » (p. 181). Nous avouons, en lisant ces lignes, ne pas comprendre que, à l’occasion d’une récente tentative de réforme, des néo-républicains patentés aient pu croire qu’une plus précise détermination des programmes de philosophie en terminale pouvait revenir à faire le lit de la démagogie pédagogiste. Sur ce dossier avorté l’alliance objective entre l’hyper-élitisme républicain et l’hyper-démagogie pédagogiste reste pour nous une de ces curiosités dont l’espace intellectuel français a et garde le secret.
29.Citée par Mona Ozouf, Les aveux du roman, Paris, Gallimard, « Tel », 2000, p. 7.
30.Nicholas Negroponte, L'homme numérique, Paris, Robert Laffont, 1995, cité par Philippe Breton, Le culte d’internet. Une menace pour le lien social ?, Paris, La Découverte, 2000. Sur la mode, rappelons pour mémoire, le déjà démodé : Olback, Soral et Pasche, Les mouvements de mode expliqués aux parents, Paris, Laffont, 1984.
31.Gérard Mendel (Paris, Payot, 1971) : « Le droit de vote dès 12 ans, la lutte entre les classes d’âge relayant et complétant la lutte entre les classes sociales,... le recouvrement par l’individu des pouvoirs délégués du fait de la culpabilité et de l’exploitation économique aux Grands et à l’Etat. Voilà ce que l’auteur... nomme l’utopie réaliste d’une révolution pédagogique dont l’Institution scolaire serait le lieu d’apprentissage » (extrait de la quatrième de couverture). De Michel Fize : « La société moderne aurait-elle jeté un sort à sa jeunesse ? Comment expliquer l’état de subordination dans lequel on la tient ? L’exclusion qui la frappe ? Fatalité ? Et si c’était là, au contraire, projet délibéré ? De longue date préparé ? » (Le peuple adolescent, Paris, Julliard, p. 31).
32.« Age et sexe dans la société américaine », trad. fr. in Eléments pour une sociologie de l’action, Paris, Plon, 1955, p. 113. Thème repris en France par E. Morin (« Culture adolescente et révolte étudiante », Annales ESC, 3, 1969, p. 765-776). Pour une présentation des discussions sur l’homogénéité culturelle de la jeunesse, voir O. Galland, Sociologie de la jeunesse, Paris, A. Colin, 1997, p. 50 sq.
33.« Rock, pop, punk. Masques et vertiges du peuple adolescent » in Le débat, n° 25, mai 1983 repris dans Jeux, modes et masses, Paris, Gallimard, 1985.
34.Paul Hazard, La crise de la conscience européenne, Paris, Boivin, 1935, p. 30-31.
35.Cf. ce cri de ralliement de la génération Sturm und Drang : « Connaissez-vous les besoins d’un jeune cœur comme le mien ? D’une jeune tête folle ? Pouvez-vous m’offrir un champ d’action quelconque ? Votre société bourgeoise m’est insupportable ; si je veux travailler, je suis un esclave, si je veux m’amuser, je suis encore esclave. Celui qui se sent de quelque valeur ne doit-il pas s’enfuir dans le vaste monde ? » (Tirade du bohémien Crugantiano dans l’opérette de Goethe, Claudine de Villa Bella). Sur les Jeune-France, voir Paul Bénichou, Le sacre de l’écrivain, Gallimard, 1996. On se reportera sur ces questions à la thèse de Jacques Goguen, Pour une théorie des mouvements de jeunes, Paris I, 2003.
36.Cité par Luc Ferry, Homo Aestheticus, Paris, Grasset, 1990, p. 261.
37.Comme le note François Lebrun, (in Histoire de l’enseignement et de l’éducation, t. II, 1480-1789, Paris, Tempus, 2003, p. 134-135). A travers le « charivari » et l’organisation des fêtes traditionnelles, « les jeunes exercent une sorte de magistère moral sur la vie de la communauté, veillant au respect de certains tabous... En s’agrégeant à la jeunesse, l’adolescent de quinze ans entre dans un groupement qui, de façon plus ou moins structurée et ritualisée selon les lieux, l’initie à la culture populaire dont il assure la conservation et la transmission. Entre les enfants, trop petits, et les gens mariés, accaparés par les soucis, les jeunes entre quinze et vingt-cinq ans représentent l’élément dynamique de la communauté : son avenir et en même temps sa mémoire ».
38.Paul Yonnet, Le recul de la mort. L'avènement de l’individu contemporain, Paris, Gallimard, 2006, p. 373.
39.Ibid.
40.P.-A. Taguieff, « Faillite du progrès », p. 119.
41.M. Houellebecq, Les particules élémentaires, Paris, Flammarion, 1998, p. 210.
42.Le recul de la mort. L'avènement de l’individu contemporain, Paris, Gallimard, 2006.
43.Ibid., p. 339.
44.Ibid., p. 339.
45.Ibid., p. 368.
46.Ibid., p. 369.
47.Ibid., p. 375.
48.Marcel Gauchet, « La redéfinition des âges de la vie », Le débat, n° 132, nov.-déc. 2004.
49.Le recul de la mort, p. 337.
50.« La redéfinition des âges de la vie », p. 41-42.
51.Ibid., p. 34.
52.Ibid., p. 41-42.
53.Ibid., p. 42.
54.Voir à ce propos l’analyse de G. Lipovetsky, « Temps contre temps ou la société hypermoderne » in G. Lipovetsky et S. Charles, Les temps hypermodernes, Paris, Grasset « Nouveau Collège de philosophie », 2004, p. 92 sq.
55.Libres ensemble. L'individualisme dans la vie commune, Paris, Nathan, 2000.
56.In Galland, O. et Roudet, B., ss. dir., Les valeurs des Français, Paris, L'Harmattan, 2001, p. 177 sq. Cf. aussi l’article de Pierre Bréchon, « Une jeunesse globalement peu contestataire », p. 135 sq. Voir également Claudine Attias-Donfut, ss. dir. Les solidarités entre générations, Paris, Nathan, 1995.
57.Mara Goyet, « A l’ombre de la Génération : les enfants de 68 de A à Z » in Comprendre, n° 5, PUF, 2005, p. 243-256.
58.Le Monde, 25/01/2000.
59.Conjectures sur le commencement de l’histoire humaine, in Œuvres philosophiques, Paris, Gallimard, « Pléiade », t. II, p. 512 sq.
60.« Expression indo-européenne de l’éternité », in Bulletin de la Sociétéde linguistique de Paris, 38, 1937, p. 103-112.
61.Lettres à Lucilius, III, 24, 20
62.Selon Héraclite lui-même le temps fluide se trouvait en dernière instance neutralisé par la circularité cosmique : le monde est né et périra pour renaître. Une « grande année » compte ainsi 360 jours de 30 ans chacun (c’est-à-dire la durée d’une génération). Un cycle dure ainsi 10 800 ans humains.
63.Entre autres : Platon, Politique, 268d ; Honorius Augustodunensis (v. 1137, L'Elucidarium et les lucidaires, Paris, De Brocard, 1954, p. 118 et p. 374-375), Thomas d’Aquin (Somme théologique, I, 99, 1), Locke (Second traité du gouvernement civil, § 56), Kant (Conjectures sur le commencement de l’histoire humaine).
64.Conjectures..., p. 505.
65.Cf. sur ces points les définitions de B. Malinowski, par exemple in Trois essais sur la vie sociale des primitifs, Paris, Payot, 2001, p. 117 sq.
66.Nous suivons là les analyses particulièrement éclairantes de Jean-Pierre Vernant à propos de la mythologie grecque (cf. Mythe et pensée chez les Grecs, Paris, La Découverte, 1996).
67.Cf. Pierre Clastres, La sociétécontre l’Etat, Paris, Minuit, 1974. Cf. Marcel Gauchet, La condition historique, Paris, Stock, 2003, p. 61 sq.
68.« Qu’est-ce que l’autorité » in La crise de la culture, Paris, Gallimard, « Idées », 1972, p. 163.
69.Voir l’inventaire proposé par Jacques Lacarrière, Au cœur des mythologies, Paris, Gallimard « Folio », 1998, p. 252 sq.
70.B. Malinowski, Trois essais sur la vie sociale des primitifs, p. 162 ; cf. aussi chez les Banks Inslanders, Frazer, Belief in Immortality and the Worship of the Dead, Londres, 1913, 3e vol. 1, p. 70 ; même croyance relative aux centenaires chez les Ainu (Cf. J. Batchelor, The Ainu of Japan, Londres, 1895).
71.Cf. J. Bottéro, L’épopée de Gilgames. Le grand homme qui ne voulait pas mourir, Paris, 1992 ; voir aussi id., La plus vieille religion : en Mésopotamie, Folio, 1998, p. 222.
72.Cité par J. Bottéro, La plus vieille religion du monde, p. 221.
73.Voir sur ce texte J.-P. Vernant, « Le mythe hésiodique des races » in Mythe et pensée chez les Grecs, La Découverte, 1996, p. 39.
74.L'univers, les dieux, les hommes, Paris, Seuil, 1999, p. 209.
75.Selon G. Dumézil, la manipulation des âges est un attribut caractéristique du sorcier dans le monde indo-européen (cf. Mythe et épopée, Paris, Gallimard, 1971, t. 2, p. 194-196).
76.Mircéa Eliade, Le mythe de l’éternel retour, Paris, Gallimard, « Folio », p. 46 (voir également p. 37 sq.).
77.A. van Gennep, Les rites de passage, Paris, Mouton et MSH, 1969. Voir Nicole Belmont, « La notion de rite de passage », in Centlivres Pierre et Hainard Jacques (dir.), Les rites de passage aujourd’hui, Lausanne, l’Age d’homme, p. 9-17. De N. Belmont, A. van Gennep. Créateur de l’ethnographie française, Paris, Payot, 1974. Egalement Martine Segalen, Rites et rituels contemporains, Paris, Nathan, 1998.
78.Le folklore français, Paris, Laffont, « Bouquins », 1998, p. 109.
79.Paris, Terre humaine, Poche, 1988, p. 128 sq.
80.Chronique des Indiens Guayaki, p. 137.
81.C’est l’interprétation de S. N. Eisenstadt, From Generation to Generation, Londres, 1956, à partir des analyses d’Evans-Pritchard (par ex., Les Nuer, Paris, Gallimard « Tel »). Pour une position plus nuancée, voir Denise Paulme (dir.), Classes et associations d’âge en Afrique de l’Ouest, Paris, Plon, 1971 ; et Marc Abélès et Christine Collard (dir.), Age, pouvoir et sociétéen Afrique noire, Paris, Karthala. Presses de l’Université de Montréal, 1985. Pour un état récent du débat, voir A.-M. Péatrix, « introduction » à L’Homme, « Ages et générations », no 134, avril/juin 1995, p. 7-12 et « L'océan des âges », L'Homme, « Passages à l’âge d’homme », nos 167-168, juillet/décembre 2003. A noter, dans ce même numéro, l’article très suggestif, comme toujours, d’Hervé Le Bras, « Les politiques de l’âge », p. 25-48. Voir enfin Bernardo Bernardi, Age Class Systems : Social Institutions and Politics Based on Age, Cambridge, Cambridge University Press, 1985.
82.Trad. Pelegrin, Paris, GF-Flammarion, 1990, p. 495.
83.Nanterre, Société d’ethnologie, 1999.
84.Ibid., p. 44.
85.Ibid., p. 50.
86.Sur la distinction entre initié et maturité accomplie, voir Evans-Pritchard, Les Nuer, p. 288 ; P. Clastres, Chronique des Indiens Guayaki, p. 140-141.
87.Péatrix, p. 51 sq.
88.Ibid., p. 189.
89.Cf. Maurice Godelier, La production des grands hommes, Champs Flammarion, 1996.
90.Paris, PUF « Quadrige », t. I, p. 163.
91.Ph. Ariès, p. 6. Pour une discussion de ces thèses, voir notre partie II, chapitre 3.
92.Ibid., p. 7.
93.Karl Jaspers, Introduction à la philosophie, Paris, Plon, « 10/18 », 1981, p. 105 (cf. aussi Origine et sens de l’histoire, Paris, Plon, 1954). Pour une interprétation politique de cette césure fondatrice, voir M. Gauchet, Le désenchantement du monde, p. 42.
94.« La formation de la pensée positive dans la Grèce archaïque » (p. 196-228) et « Les origines de la philosophie » (p. 229-238), in J.-P. Vernant et P. Vidal-Naquet, La Grèce ancienne. 1) Du mythe àla raison, Paris, Seuil « Points », 1990. De Corford voir From Religion to Philosophy, 1912 ; Principium Sapientiae. The Origins of Greek Philosophical Thought, Oxford, 1952.
95.Vernant, p. 198.
96.Ibid., p. 201.
97.Ibid., p. 205.
98.Ibid., p. 233.
99.Sur cette thématique, voir le beau livre de Pierre Hadot, Le voile d’Isis, Paris, Gallimard, 2004. Comme le dit Hegel, suivant ici Platon et Aristote, la pensée grecque est « étonnement » devant ce que la nature a de naturel (Philosophie der Geschichte, in Sämtliche Werke, Glockner, Stuttgart, Fromann, 1928, XI, p. 309).
100.Vernant, p. 233.
101.Fragment 33 (60), de l’édition Conche, Paris, PUF, 1986, p. 131.
102.Trad. Chambry, GF, p. 466-467. Cf. aussi Aristote, Ethique à Nicomaque, 1177b, trad. Tricot, Vrin, 1967. On retrouve cette conception dans les dernières versions de l’univers intellectuel de la cosmologie, par exemple chez Pic de la Mirandole où elle sert de prémisses à la philosophie de l’humanisme : « Adam [c’est Dieu qui parle]... si nous ne t’avons fait ni céleste ni terrestre, ni mortel ni immortel, c’est afin que, doté pour ainsi dire du pouvoir arbitral et honorifique de te modeler et de te façonner toi-même, tu te donnes la forme qui aurait eu ta préférence. Tu pourras dégénérer en formes inférieures, qui sont bestiales ; tu pourras, par décision de ton esprit, te régénérer en formes supérieures, qui sont divines » (De la dignitéde l’homme, trad. Y. Hersant, L’Eclat, 1993, p. 9).
103.De la vieillesse, Paris, Arléa, p. 44.
104.Voir Rémi Brague, La sagesse du monde, chap. III et IV.
105.Sur cette question qui traverse l’Antiquité et le Moyen Age, il faut mentionner, outre les suggestions d’Ariès, plusieurs travaux : Franz Böll, « Die Lebensalter. Ein Beitrag zur antiken Ethologie und zur Geschichte der Zahlen », in Neue Jahrbücher für das klassische Altertum, Bd. 31, 1913, rééd. Kleine Schriften zur Sternkunde des Altertums, Leipzig, 1950, p. 156-213 ; J. de Ghelinnek « Juventus, gravitas, senectus » in Studia Mediaevalia, Bruges, 1949, p. 39-59 ; Adolf Hofmeister, « Puer, Iuvenis, Senex. Zur Verständnis der mittelalterischen Altersbezzichtungen » in Albert Brackmann, éd., Papsttum und Kaisertum. Forschungen zur politischen Geschichte und Geisteskultur des Mittelalters, Munich, 1926, p. 287-316. Voir la synthèse d’Agostino Paravacini Bagliani, « Ages de la vie », Dictionnaire raisonnéde l’Occident médiéval, ss. dir. J. Le Goff et J.-Cl. Schmitt, Paris, Fayard, 1999.
106.Paris, GF-Flammarion, 1966.
107.Qui eut une influence considérable sur la culture médiévale. Voir notamment ses Etymologies, XI, II, 1-8.
108.Cf. Héraclite, fgt 117 de l’édition Bollack et Wismann, Paris, Minuit : « L’homme quand il est ivre, est conduit par un enfant immature : il glisse ; il ne voit pas où il pose le pied, parce que son souffle est humide ». Cf. aussi Platon, Lois, I, 645d-646a.
109.Commentaire du fragment d’Héraclite « ... les saisons qui apportent tout » (Diels, 100 ; Conche, 51), p. 198 sq.
110.Par Aristote, Politiques, 17, 1336b 40 : « Ceux qui divisent les âges en périodes de sept ans n’ont la plupart du temps pas tort, et il faut suivre la division établie par la nature. Car tout art et toute éducation entendent en fin de compte suppléer la nature », trad. p. 508. Solon, en fait, dans son poème Contre Mimnermos parle des dix âges de l’homme, mais en les divisant en hebdomades (cf. in Poètes élégiaques et moralistes de la Grèce, trad. E. Bergougnan, Paris, Garnier, s. d., p. 146).
111.Cette correspondance est établie à partir d’un pseudo-Hippocrate, Peri hebdomadôn (Traité des Semaines). Elle est reprise par Aulu-Gelle, puis par Varron, le grand compitaleur romain, dans un ouvrage perdu intitulé Les Hebdomades, à cause de sa structure numérique. Voir également Albert le Grand dans son Traitédes âges (De Aetate, 1251).
112.Pour une illustration tardive, mais exemplaire de cette argumentation : voir le De Mente de Nicolas de Cues, trad. in E. Cassirer, Individu et Cosmos, Paris, Minuit, 1983, p. 262 sq. Cf. aussi Platon, Phédon, 96esq.
113.10 est l’addition de 1 (le point unique, monade ou principe de toutes choses) + 2 (la première ligne issue de deux points) + 3 (la première surface) + 4 (le premier carré ou solide). Voir sur ce point la critique d’Aristote (Métaphysique, N, 5 et 6) pour qui le nombre n’est pas cause.
114.Telle est « l’harmonie des sphères » : La Terre est entourée de sept sphères concentriques, contenues les unes dans les autres, que gouvernent les sept planètes connues : Soleil, Lune, Mercure, Mars, Vénus, Jupiter et Saturne. Il y a une huitième sphère, placée à l’extérieur, à laquelle sont fixées les étoiles. Les révolutions planétaires produisent dans l’air un bourdonnement musical, chaque planète faisant entendre une note spécifique dépendant du rapport de son orbite (comme une note de la lyre dépend de la longueur de la corde). L'univers entier est structuré par cette harmonie musicale régie par les lois mathématiques.
115.Cité par Néraudau, Etre enfant à Rome, p. 30.
116.L’âge de 30 ans est également indiqué par Hésiode (Tr, 695-696), Solon (Fgt 19, Diehl) et Platon (Lois, IV, 721b ; VI, 772d-e ; 785b). De même pour Héraclite, qui l’inscrit dans le rythme cosmique de la génération, car, dit-il, « il est possible qu’en trente ans l’homme devienne grand-père » (fgts 52-53 de l’édition Conche, A 19 a et b). Pour Platon, la maturité intellectuelle (l’acmé) se trouve à 50 ans (La République, VII, 540a).
117.Trad. Voilquin et Capelle, Paris, Garnier, s. d., chap. XIV, p. 228.
118.Fgt 16 de l’édition Conche, p. 77 sq. (Diels 79).
119.Aristote, Ethique à Nicomaque, 1177 b, trad. Tricot, Paris, Vrin.
120.Nous remercions F. Chenet de nous avoir signalé cet épisode. Voir Hermann Oldenberg, Le Bouddha. Sa vie, sa doctrine, sa communauté, trad. A. Foucher, R. Laffont, 1975 et André Bareau, En suivant Bouddha, Philippe Lebaud, 1985. On trouve dans l’idéologie brahmanique classique, quatre stades canoniques de vie (âshrama) correspondant autant aux quatre saisons de l’existence qu’aux quatre états de l’action. Parmi ces stades, deux sont obligatoires (stade de l’étudiant – Brahmacharya – et stade du maître de maison – Grihastha –), deux sont facultatifs (stade de la retraite dans la forêt – Vânaprastha – et stade du renoncement et du détachement total du monde – Samnyasa). Voir A. Danielou, Les quatre sens de la vie et la structure sociale de l’Inde traditionnelle, Buchet/Chastel, 1976 ; également, Les âges de la vie dans le monde indien, Actes des journées d’étude de Lyon (22-23 juin 2000), édités par Christine Chojnacki, Lyon, De Boccard, 2001. NB : Georges-Jean Pinault, « Regard comparatif sur les âges de la vie dans le monde gréco-romain et dans le monde indien », p. 15-30.
121.Aurore, I, § 9, Paris, Hachette, « Pluriel », 1987, p. 13-14.
122.Héraclite, fgt 138 de l’édition Conche, p. 137 (Diels 97).
123.P. Hadot, Qu’est-ce que la philosophie antique ?, p. 31. Voir sur ce point H.-I. Marrou, Histoire de l’éducation dans l’Antiquité, Paris, Seuil, « Points », 1981.
124.Cf. Pierre Hadot, Exercices spirituels et philosophie antique, Paris, Institut d’études augustiniennes, 1993.
125.Voir par exemple le fameux « Vers d’or » pythagoricien, renfermant la substance des préceptes de l’école (cf. Poètes élégiaques, p. 222 sq.). C'est de cette veine que provient encore le célèbre texte de R. Kipling « Tu seras un homme mon fils ».
126.Voir aussi Sg, 8-10 : « Bien que jeune, je jouirai de la considération des vieillards. »
127.Voir le commentaire qu’en donne E. Gilson, in L'esprit de la philosophie médiévale, Paris, Vrin, 1944, p. 18.
128.Cf. sur ces questions les pages très éclairantes de Rémi Brague, La loi de Dieu. Histoire philosophique d’une alliance, Paris, Gallimard, 2005.
129.Voir les belles pages consacrées par Luc Ferry à ce sujet, Qu’est-ce qu’une vie réussie ?, Paris, Grasset, 2002 p. 309 sq.
130.Impossible bien entendu d’en faire l’inventaire. Signalons, concernant les Vies de saints et les traités médiévaux, le remarquable travail d’inventaire et d’interprétation d’Isabelle Cochelin (Enfants, jeunes et vieux au monastère ; la perception du cycle de vie dans les sources clunisiennes (905-1156), Doctorat, Université de Montréal, 1996, 2 vol.). Concernant l’iconographie, on peut citer le beau site de la BNF qui présente ses principaux trésors sur la question (http://classes.bnf.fr/ema/ages/index.htm). Egalement H. Dubois et M. Zink, Les âges de la vie au Moyen Age, Paris, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 1992.
131.De vera religione, XXVI, 48-XXVII, 50 (Œuvres de saint Augustin, éd. Bardy, 1re série, vol. VIII). Cf. E. Gilson, Introduction à l’étude de saint Augustin, Paris, Vrin, 1969, p. 223 sq.
132.Sur la question des nombres, voir Du libre arbitre, II, VIII, 24 et II, XI, 30 sq. Sur la comptabilité des âges, cf. De diversis quaestionibus LXXXIII, Questions 58-2, 64-2 et 66-3/7 ; voir aussi De Genesi contra Manicheos (I, 23). Ce schéma issu de la tradition juive, sera repris par Isidore de Séville (v. 636), Abélard (v. 1142) et Thomas d’Aquin. Cf. E. Gilson, « Sur l’âge de la maturité philosophique selon saint Thomas d’Aquin », in L'homme devant Dieu. Hommage au Père De Lubac, Paris, Aubier, 1964, t. II, p. 151. On la retrouve chez Pascal, Pensées, 655 (édition Brunschvicg, Paris, LDP, 1972). Une autre division en 12 âges se développera à la fin du Moyen Age basée sur le nombre et la symbolique des mois de l’année, des apôtres,...
133.Voir aussi Héb., 5, 11-14 ; Eph. 4, 14 ; Jn, 3, 3-7. Sur cette question on se reportera à l’analyse de M. Philibert, L'échelle des âges, Paris, Seuil, 1968, p. 245 sq.
134.Egalement Mt, 19, 13-14; Mc, 9, 33-37; Lc, 9, 46-48. Sur la théologie de l'enfance, voir le dossier de la revue Communio, n° X, 2, mars-avril 1985.
135.Irénée, Contre les hérésies, II, 22, 4 ; cf. III, 18, 7, trad. Adelin Rousseau, Paris, Cerf, 1984, p. 217.
136.De l’intégration. Aspects d’une théologie de l’histoire, Paris, Desclée de Brouwer, 1970, p. 253-254. On trouvera dans la dernière partie de l’ouvrage (p. 257 sq.) des développements précieux et profonds sur ce point et notamment sur l’enfance : « Peut-être en aucun point l’action unifiante du Verbe incarné n’apparaît-elle plus clairement qu’en celui-ci. Car, partout, en dehors du christianisme, l’enfant est sacrifié d’emblée. Parce que le temps coule, et certes en un sens unique et irréversible, la route s’éloigne de l’enfance, et l’idée de remonter ce courant du temps paraît absurde. L’Ancienne Alliance connaît le temps rectiligne, qui s’écoule vers l’Avenir : c’est pourquoi il ne s’y trouve pas de place pour l’enfant. (...) Il n’en va pas autrement chez les païens, avec leur temps vertical cyclique » (p. 265-266).
137.Cette tapisserie est également évoquée par M. Philibert, L’échelle des âges. Sur la question de l’âge parfait, voir D. Lett, L’enfant des miracles, p. 29 sq. ; voir aussi Mary Dove, The Perfect Age of Man’s Life, Cambridge, 1986.
138.Banquet, IV, 23, 10.
139.Somme théologique, Supplementum, q. 81, I. a, Resp et ad lm ; voir également sur la progression de la charité, IIa II, q. 24 a 9.
140.Cf. Annick Percheron et René Rémond, ss. dir., Age et politique, Paris, Economica, 1991.
141.Voir E. Panofsky, Les primitifs flamands, Paris, Hazan, 2003, p. 502 sq.
142.Cf. Les temps de la vie, exposition du Musée national des arts et traditions populaires, Catalogue par F. Maguet, Paris, Réunion des musées nationaux, 1995.
143.Nous laissons ici de côté le long débat sur le baptême puéril ou adulte.
144.Cf. pour l’Eglise orthodoxe, Paul Evdokimov, Les âges de la vie spirituelle, Paris, Desclée de Brouwer, 1995.
145.Saint Thomas, Somme théologique, III-II, Q. 65, Rép.
146.Rousseau, Emile, Livre IV, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, « Pléiade », t. IV, p. 489.
147.Emile, p. 55 (var. a).
148.La citéde l’homme, Paris, Fayard, 1991, p. 261.
149.Pierre-Jean-Georges Cabanis, Rapports du physique et du moral de l’homme. Quatrième mémoire. De l’influence des âges sur les idées et sur les affections morales, in Œuvres complètes, 5 vol., Paris, 1843, rééd. Paris, PUF, 1956 (t. 1, p. 235 sq.).
150.Humain, trop humain, II, II – Le voyageur et son ombre, § 269, Œuvres, Paris, Laffont, « Bouquins », 1993, t. I, p. 927-928.
151.Baltasar Gracián, Le Criticón, trad. Benito Pelegrin, Nantes, Le Passeur-Cecofop, 1993. Cf. Benito Pelegrin, « Temps, récit et écriture romanesque dans Le Criticón de B. Gracian » in « Temps et récit romanesque », Cahiers de narratologie, no 3, 1988, p. 273-284.
152.Criticón, p. 57.
153.Ibid., p. 102.
154.Sur l’orientation critique des Lumières, voir P.-H. Tavoillot, Le crépuscule des Lumières, Paris, Cerf, 1995, ainsi que le catalogue de l’exposition Lumières ! Un héritage pour demain, ss. dir. Yann Fauchois, Thierry Grillet et Tzvetan Todorov, Paris, BNF, 2006.
155.Emile, IV, p. 418. Nous citons à chaque fois les Œuvres complètes dans la collection Pléiade (en faisant figurer le volume concerné).
156.Voir aussi Confessions, I, Livre VIII, p. 389 : « Insensés, qui vous plaignez sans cesse de la nature, apprenez que tous vos maux vous viennent de vous. »
157.Cette architectonique a été lumineusement mise au jour par Alexis Philonenko dans ses trois beaux volumes consacrés à Rousseau, Jean-Jacques Rousseau et la pensée du malheur, Paris, Vrin, 1984 à l’égard desquels nous signons bien volontiers une reconnaissance de dette.
158.Emile, p. 261 ; p. 289 et La Nouvelle Héloïse, II, (V, III) p. 568.
159.Voir aussi Emile, I, p. 247.
160.Emile, p. 290, p. 309, p. 310. Voir aussi Manuscrit Favre (p. 88) : « Le premier de tous les biens est la liberté et l’homme libre ne veut que ce qu’il peut, voilà ma maxime fondamentale. Il ne s’agit plus que de l’appliquer à l’enfance et toutes les règles de l’éducation vont en découler. »
161.Le gouverneur doit en effet se substituer aux choses : son art consiste à faire parler la nature. C'est aussi la raison pour laquelle l’éducation doit commencer dès la naissance : « Sitôt qu’il naît, emparez-vous de lui, et ne le quittez plus qu’il ne soit homme : vous ne réussirez jamais sans cela. » (p. 261).
162.Nous suivons ici l’excellent commentaire proposé par Alan Bloom dans son beau livre, L'amour et l’amitié, trad. P. Manent, Paris, Editions de Fallois, 1996.
163.Emile, p. 520 ; p. 547.
164.L’Amour et l’amitié, p. 91.
165.Voir sur ces questions, le beau livre de Claude Habib, Le consentement amoureux. Rousseau, les femmes et la cité, Paris, Hachette, « Pluriel », 1998.
166.Voir le tableau des âges dans le Manuscrit Favre, O.C., IV, p. 60.
167.On se reportera sur cette question aux lumineuses analyses de B. Foccroulle, R. Legros, T. Todorov, La naissance de l’individu dans l’art, Paris, Grasset, « Nouveau Collège de Philosophie », 2005.
168.Sur le rapport entre piétisme, autobiographie et Bildungsroman, on se reportera aux travaux d’Anne Lagny qui montrent comment les livres de Spener, August Hermann Frankel, Adam Berg et Moritz représentent autant d’étapes d’une sécularisation du cours de la vie.
169.Kant, Œuvres philosophiques, Paris, Gallimard, « Pléiade », II, p. 209.
170.Cf. sur E. Cassirer, La philosophie des Lumières, Paris, Fayard, « Agora », 1966, p. 201.
171.1780. Trad. P.-H. Tavoillot in Le crépuscule des Lumières, Paris, Cerf, 1995.
172.R. Aron, La philosophie critique de l’histoire, Paris, Vrin-Seuil, « Points », 1969, p. 88. Il faudrait bien sûr nuancer cet infléchissement humaniste de l’histoire. D’une part, en montrant comment Bossuet assure la transition entre une histoire exclusivement guidée par la Providence et une histoire réglée par la liberté humaine ; d’autre part, en indiquant qu’une telle conception volontariste de l’histoire était à l’œuvre chez les historiens romains.
173.Cf. Herder, Une autre philosophie de l’histoire, Paris, Aubier, p. 189-191 ; Condorcet, Esquisse d'un tableau historique des progrès de l’esprit humain, Paris, Flammarion « GF », 1988, p. 293 sq. ; également, A. Comte, Cours de philosophie positive, 48e leçon.
174.Cf. Tzvetan Todorov, Frêle bonheur. Essai sur Rousseau, Paris, Hachette, 1985 ; Le jardin imparfait. La pensée humaniste en France, Paris, Grasset, 1998.
175.Annick Percheron et René Rémond, ss. dir., Age et politique, Paris, Economica, 1991, p. 5.
176.Voir à ce propos M. Gauchet, Le débat, « Les deux sources du processus d’individualisation » n° 119. et Jean-Claude Kaufmann, L’invention de soi, Paris, A. Colin, 2004. Cf. M. Kohli, « The World we Forgot : a Historical Review of the Life Course » in V. W. Marshall (éd.), Later Life. The Social Psychology of Aging, Beverly Hills, Sage, 1986, p. 271-303. U. Beck, La sociétédu risque, Paris, Aubier, 2001, p. 282 sq. Egalement Monika Wohlrab-Sahr, « Insitutionalisierung oder Individualisierung des Lebenslauf ? Anmerkungen zur einer festgefahrenen Debatte » in Bios, 1992, 1, p. 1-20.
177.Voir les articles « Anniversaire », « Jour (heureux et malheureux) » et « Naissance, jour de la » dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.
178.Sur ces questions P. Bourdelais, L’âge de la vieillesse, O. Jacob, « opus », 1997, p. 56 sq. ; Hervé Le Bras « Les politiques de l’âge » in L’Homme, nos 167-168, juillet/déc. 2003, p. 25-48.
179.Cf. M. Bozon, Les conscrits, Paris, Bibliothèque Berger-Levrault, Arts et traditions populaires, 1981.
180.Cf. Ph. Ariès, L’enfant et la vie familiale..., p. 159 sq. et p. 188 sq. « Origine des classes scolaires » ; F. Lebrun, M. Vénard et J. Quéniart, Histoire de l’enseignement et de l’éducation, II. 1480-1789, Paris, Perrin, « Tempus », 2003, p. 201 sq., p. 230, p. 319 sq. et p. 367 sq.
181.Cf. J.-C. Chamboredon, « Classes scolaires, classes d’âge, classes sociales : les fonctions de scansion temporelle du système de formation », Enquête, Cahiers du CER-COM, La socialisation de la jeunesse, n°6, juin 1991.
182.Cité par Agnès Thiercé, Histoire de l’adolescence (1850-1914), p. 158.
183.« Toute personne peut contracter si elle n’est pas déclarée incapable par la loi » (art. 1123). L’article 1124 énumérait les incapacités : « ... les mineurs, les interdits, les femmes mariées, dans les cas exprimés par la loi, et généralement tous ceux à qui la loi a interdit certains contrats ». Sur l’évolution du droit de vote, cf. Pierre Rosanvallon, Le sacre du citoyen, Paris, Gallimard, 1992 ; voir également B. Fournier et F. Pépratx, « La majorité politique : étude des débats parlementaires sur la fixation d’un seuil » in Age et politique, p. 85-101.
184.Cf. Victor Hugo, Choses vues, 1847-1848, Paris, Gallimard, « Folio », 1972. Egalement Michelle Perrot, « Sur la ségrégation de l'enfance au XIXe siècle » in Psychiatrie de l’enfant, XXV, 1, 1982, p. 179-206. La position de Hegel est beaucoup plus radicale : « Les services que l’on peut exiger des enfants ne doivent pas avoir un but qui leur est propre, car la situation immorale, c’est l’esclavage des enfants » (Principes de la philosophie du droit, § 174, add., Paris, Vrin, 1989, p. 208).
185.Mona Ozouf, « Symboles et fonctions des âges dans les fêtes de l'époque révolutionnaire » in Annales historiques de la Révolution française, no 202, 1970, p. 569-593.
186.Œuvres complètes, Paris, Gallimard « Folio », 2005, p. 1104. Pour une illustration extrême de la police des âges, on se reportera aux p. 1099 sq.
187.Voir Anne-Marie Guillemard, La vieillesse et l’Etat, Paris, PUF, 1981 ; Elise Feller, Histoire de la vieillesse en France, 1900-1960, Paris, Seli Arslan, 2005. Notamment sur les autres législations européennes, cf. p. 135.
188.Cf. Patrice Bourdelais, L’âge de la vieillesse, p. 49-88.
189.Cf. Elise Feller, p. 26.
190.Cf. Alain Renaut, Sartre. Le dernier philosophe, Paris, Grasset, 1993.
191.L’existentialisme est un humanisme, Paris, Gallimard, « Folio », p. 26.
192.Ibid., p. 76.
193.Ibid., p. 64.
194.La nausée, Paris, Gallimard, « Folio », p. 187.
195.Ibid., p. 125.
196.L'être et le néant, Paris, Gallimard, « Tel », p. 640-641.
197.Simone de Beauvoir, Pour une morale de l’ambiguïté, Paris, Gallimard, « Folio », p. 63.
198.L'existentialisme est un humanisme, p. 39.
199.L’être et le néant, p. 95.
200.L'existentialisme est un humanisme, p. 68.
201.Alasdair MacIntyre, Après la vertu, Paris, PUF, 1997, p. 33. Ce commentaire s’inscrit, chez un auteur animé par le projet de réhabiliter l’idée de tradition, dans la perspective d’une critique de la modernité philosophique.
202.Ibid., p. 200.
203.Marcel Gauchet, Le débat, no 99, mars-avril 1998, « Un nouvel âge de la personnalité », p. 173.
204.François de Singly, Les uns avec les autres, Paris, Hachette, Pluriel, p. 69. Il va de soi, précise Singly, que « la possibilité de sortir » s’accompagne de celle « d’entrer librement à nouveau ». Pour Marcel Gauchet aussi, la caractéristique essentielle de la personnalité individualiste est de s’affirmer par le détachement : « Le geste par excellence de l’individu hypercontemporain, c’est non pas de s’affirmer en s’impliquant – l’individualisme de personnalisation – mais de se reprendre (...) On entre mais c’est pour sortir, quitte à recommencer un peu plus tard, un peu plus loin. S'affirmer, c’est se détacher. »
205.La force de l’âge, Paris, Gallimard, « Folio », p. 243.
206.Cité par Denis Bertholet, Sartre, Paris, Perrin, 2000, p. 470.
207.Ibid., p. 499.
208.Des rats et des hommes, Le traître, André Gorz, Avant-propos, « Folio », p. 26-28.
209.L’idiot de la famille, p. 136.
210.Les mots, p. 18.
211.Simone de Beauvoir, Pour une morale de l’ambiguïté, p. 47-48.
212.Texte paru dans Les temps modernes de décembre 1961 à janvier 1962.
213.André Gorz, Le vieillissement, « Folio », 2004, p. 400.
214.Ibid., p. 396.
215.Ibid, p. 140.
216.Ibid., p. 141.
217.Situations I, p. 26.
218.Paul Nizan, La conspiration, Paris, Gallimard, « Folio », p. 59.
219.Situations I, p. 26.
220.Ibid., p. 28. On se souvient par ailleurs de l’ironie de Roquentin, dans La nausée, vis-à-vis de « la comédie de la jeunesse ».
221.L’enfance d’un chef, dans Le mur, Paris, Gallimard, « Folio », p. 164.
222.Simone de Beauvoir, p. 53.
223.Ibid., p. 61.
224.Ibid., p. 62.
225.André Gorz, p. 378.
226.Ibid., p. 377-78.
227.Ibid., p. 403.
228.Ibid., p. 402.
229.Ibid., p. 404.
230.Ibid., p. 403.
231.La nausée, p. 102-104.
232.Ibid., p. 103-104.
233.Ibid., p. 104-105.
234.Ibid., p. 105.
235.Simone de Beauvoir, Pyrrhus et Cinnéas, Paris, Gallimard, « Folio », p. 265.
236.Ibid., p. 264.
237.Ibid., p. 270.
238.Ibid.
239.Ibid., p. 276.
240.Ibid., p. 267.
241.Ibid., p. 273.
242.Ibid., p. 383.
243.Ibid., p. 386.
244.Ibid., p. 388.
245.Ibid., p. 372.
246.Ibid., p. 474.
247.Jean-Paul Sartre, L'âge de raison, Paris, Gallimard, « Folio », p. 133.
248.Situations I, p. 25.
249.L'âge de raison, p. 65.
250.Ibid., p. 131-133.
251.Ibid., p. 146-147.
252.Ibid., p. 62.
253.Ibid., p. 148.
254.L’âge de raison, p. 370. Ces lignes soulignent combien les sagesses traditionnelles se voient démonétisées par l’idéal de la liberté : elles n’ont qu’une fonction consolatrice, permettant de se résigner au naufrage de celle-ci.
255.Ibid., p. 214.
256.Ibid., p. 230. Ou encore : « Et moi je porte l’avortement sur ma figure » ; « Ma liberté ? Elle me pèse : voilà des années que je suis libre pour rien. Je crève d’envie de la troquer un bon coup contre une certitude. »
257.Les mots, p. 204.
258.Ibid.
259.Ibid., p. 205.
260.Ibid.
261.Ibid.
262.L'être et le néant, p. 678.
263.Les mots, p. 206.
264.Ibid., p. 193.
265.L'être et le néant, p. 692.
266.Les mots, p. 206.
267.L'existentialisme est un humanisme, p. 29.
268.Le deuxième sexe, t. II, p. 98.
269.Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, II, III, 12.
270.Le deuxième sexe, t. I, p. 33.
271.Le deuxième sexe, t. II, p. 484.
272.Pour une morale de l’ambiguïté, p. 51.
273.Le deuxième sexe, t. I, p. 23-24.
274.Pour une morale de l’ambiguïté, p. 51.
275.Le deuxième sexe, p. 597.
276.La force de l’âge, p. 244.
277.La vieillesse, Paris, Gallimard, 1970, p. 390.
278.Le deuxième sexe, p. 15.
279.Sur les modalités du rapport de l’individu contemporain à ses rôles, voir notamment François de Singly, Les uns avec les autres, chapitre 2 : « La crise de la stabilité. Comment lier des individus à l’identité fluide ? » L’auteur souligne notamment la difficulté de la construction identitaire confrontée à la double tentation de « lever l’ancre » et de « jeter l’ancre ».
280.Paris, Gallimard, 2005, p. 31.
281.Ibid., p. 133.
282.Marcela Iacub, Bêtes et victimes, chroniques de « Libération », Grasset 2005, p. 99-100.
Deuxième partie : Les nouveaux âges de la vie
283.Marcel Gauchet parle ainsi d’« individualisme subi » (La religion dans la démocratie, Paris, Gallimard, 1998).
284.Cf. L'analyse de l’enquête « Les valeurs des Européens » in Futuribles, n° 277, juillet-août 2002, notamment l’article d'Y. Lambert, « Religion : l’Europe à un tournant », p. 129-159.
285.Nous reviendrons sur ce point dans la troisième partie de cet ouvrage.
286.Fragment 101 (Diels), fragment 61 de l’édition Conche.
287.Livre II, chap. XXVII (ajouté en 1694) « Ce que c’est qu’identité et diversité », Edité séparément par E. Balibar sous le titre Identitéet différence, Paris, Seuil, « Points », 1998.
288.Généalogie de la morale, Avant-propos 1, Paris, Gallimard « Idées », p. 8 ; voir aussi, par exemple, Par-delà bien et mal, § 16, « Folio », p. 34.
289.« Le soi et l’identité narrative » in Soi-même comme un autre, Paris, Seuil, « Points », 1990. Voir aussi « L'identité narrative » in Esprit, juillet-août 1988, p. 295-304.
290.Soi-même comme un autre, p. 13.
291.Cf. les travaux de Ph. Lejeune, parmi lesquels Cher cahier, Paris, Gallimard, 1990 ; Les brouillons de soi, Paris, Gallimard, 1998.
292.W.I. Thomas et F. Znaniecki, Le paysan polonais en Europe et en Amérique. Récit de vie d’un migrant, Paris, Nathan, 1998 ; O. Lewis, Les enfants de Sanchez (1961), Paris, Gallimard, 1978 ; P. Jakez Hélias, Le cheval d’orgueil. Mémoires d’un Breton du pays bigouden, Paris, Plon « Terre humaine », 1975. Cf. D. Bertaux, Les récits de vie, Paris, Nathan, 1997. Egalement F. Dosse, Le pari biographique, Paris, La Découverte, 2005.
293.Pour ce qui est des histoires de vie en formation, cf. G. Pineau et J.-L. Le Grand, Les histoires de vie, Paris, PUF, 2002 et le travail réalité par l’ASIHVIF (Association internationale des histoires de vie en formation). Sur l’usage thérapeutique des récits de vie : V. de Gaulejac, L'histoire en héritage. Roman familial et trajectoire sociale, Paris, Desclée de Brouwer, 1999 ; M. Legrand, L'approche biographique, Desclée de Brouwer, 1993 ; « Le narratif », Revue française de psychanalyse, juillet-septembre 1998, t. LXII.
294.Jean-Marc Ferry, Les puissances de l’expérience, Paris, Cerf, 1991, t. 1, p. 103 sq. ; ainsi que « Narration, interprétation, argumentation, reconstruction. Les registres du discours et la normativité du monde social » in A. Renaut (dir.), P. Savidan et P.-H. Tavoillot (coord.), Histoire de la philosophie politique, t. 5, p. 231 sq. Voir aussi L'éthique reconstructive, Paris, Cerf, 1996.
295.W. Schapp, Empêtrés dans des histoires, Paris, Cerf, 1992. Voir aussi H. Arendt, La condition de l’homme moderne, Paris « Presses Pocket », p. 143 ; et MacIntyre, Après la vertu, Paris, PUF, 1997, p. 199 sq.
296.Voir le livre de Pierre Pachet, Les baromètres de l’âme. Naissance du journal intime, Paris, « Pluriel », 2001.
297.Cité par P. Pachet, p. 66.
298.« De l’affection des pères aux enfants », Paris, PUF, p. 385.
299.Sur la distinction entre argumentation et reconstruction, voir J.-M. Ferry, L'éthique reconstructive, p. 57 sq.
300.Philippe Jeammet, in Le bien-être de l’enfant dans sa famille, Paris, Esel, 1980. Voir sur le même thème G. Sheehy, Les passages de la vie. Les crises prévisibles de l’âge adulte, (1974), trad. fr. Paris, Belfond, 1997.
301.Cf. l’enquête sur les troubles psychiques en France : « Santé mentale en population générale », SMPG, 22 octobre 2004, Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé et la Drees du ministère de la Santé. L'épisode dépressif est défini comme « la persistance chez l’individu d’au moins quatre symptômes » (humeur dépressive, diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir, réduction de l’énergie, augmentation de la fatigabilité,...) pendant les quinze derniers jours (11 % de la population). L'anxiété généralisée (symptômes survenus dans les six derniers mois) : 12,8 % de la population. Troubles psychotiques évalués à 2,8 %. Voir également l’enquête USEM (Union nationale des sociétés étudiantes mutualistes régionales) du 1er juin 2005 sur « La souffrance psychique des étudiants ».
302.Cf. Lejeune, « Les usages du journal intime » in Sciences humaines, « Les récits de vie », n° 102, fév. 2000.
303.Œuvres intimes, Paris, Gallimard, « Pléiade », 1955, p. 401.
304.Ibid., p. 4.
305.Cf. Alain Ehrenberg, Le culte de la performance, Paris, « Pluriel », 1991.
306.Au demeurant, et contrairement aux idées reçues, cette figure de la femme énagère n’a rien de traditionnel ; elle est une invention de la modernité, qui coïncide avec l’apparition de la « vie privée » et du foyer comme lieu de réalisation de l’individu. Cf. Gilles Lipovetsky, La troisième femme, Paris, Gallimard, 1997, p. 211 sq.
307.Louis Chauvel, « La frontière entre jeunesse et âge adulte s’estompe » in Louis Dirn, « Tendances de la société française », Cahiers de l’OFCE, n° 58, juillet 1996, p. 178.
308.Sur cette thématique d’entrée dans la vie, nous suivons ici les remarquables travaux d’Olivier Galland parmi lesquels « Entrée dans la vie adulte : des étapes toujours plus tardives mais resserrées », Economie et statistique, 2001, nos 337-338, pp. 13-36 ; « Adolescence, post-adolescence, jeunesse : retour sur quelques interprétations » Revue française de sociologie, 2001, n° 4, p. 611-640 ; Sociologie de la jeunesse, Paris, A. Colin, 2001.
309.Cf. Sondage CSA/Conseil économique et social, Les âges de la vie, novembre 2002.
310.Cf. Olivier Galland, « Qu’est-ce que la jeunesse ? » in Les jeunes, Insee, « Contours et caractères », 2000, p. 9-12.
311.Bernice Neugarten, « Time, age and the life cycle », American Journal of Psychiatry, n° 36, p. 887-894, 1979.
312.Voir Partie III, « Politique des âges de la vie ».
313.Etre adulte. 100 personnalités témoignent de leur expérience, présenté par Marlène Tuininga, Paris, Albin Michel-La Vie, 1996.
314.Cf. Les emplois du temps en France en 1985-1986, Les Collections de l’INSEE, n° 100, juin 1987.
315.Etre adulte, p. 13 sq.
316.Sociologie des générations – l’empreinte du temps, PUF, 1988. Cf. Maryvonne Gognalons-Nicolet, La maturescence : les 40-65 ans, âges critiques, Lausanne, Favre, 1989.
317.C. Bühler et F. Massarik (éd.), The Course of Human Life : A Study of Goals in the Humanistic Perspective, New York, Springer, 1968 ; C. G. Jung, « The Stages of Life » in. Campbell, éd., The Portable Jung, New York, Viking, 1971 ; E. Erikson, « Les huit étapes de l’homme », in Enfance et société, Neuchâtel-Paris, Delachaux et Niestlé, 1966, chapitre VII. Ainsi que Adulthood Essays, New York, Norton, 1978. Et il faudrait ajouter D. Levinson, The Seasons of Man’s Life, New York, Ballantine, 1978 ; R. L'Ecuyer, Le développement du concept de soi, de l’enfance àla vieillesse, Presses de l’Université de Montréal, 1994. On se reportera aux excellentes synthèses de Cl. Attias-Donfut, Générations et âges de la vie, Paris, PUF, p. 63 sq. et de Jean-Pierre Boutinet, Psychologie de l’âge adulte, Paris, PUF, 2002, notamment chap. IV et VII.
318.Voir l’enquête « Passage à l’âge adulte » par M. Bozon et C. Villeneuve-Gokalp, INED, 1994 ; Adolescence, n° 36, 2000, ss. dir. Cath. Chabert, « Commencer sa vie d’adulte » ; Cicchelli, Vincenzo, La construction de l’autonomie, Paris, PUF, 2001 ; Lebovici S., Alléon A.-M., Morvan O., Devenir adulte, Paris, PUF, 1990 ; O. Galland, Les valeurs des Français.
319.Voir la lettre à Niethammer, déjà citée (10 octobre 1811, Correspondance, t. I, p. 343).
320.Hegel, Vorlesungen über Ästhetik, II, Suhrkamp, 1980, p. 219-220 ; trad. fr. modifiée, Esthétique, LDP, I, p. 727.
321.Cf. Leçons sur l’histoire de la philosophie, Paris, Gallimard, « Idées », t. I, p. 114-115.
322.Zusatz du § 234, de l’Encyclopédie, t. I, La science de la logique, trad. B. Bourgeois, Paris, Vrin, 1986, p. 621.
323.Sur les différentes manières d’interpréter ce thème chez Hegel – s’agit-il d’une « fin réelle » ou d’une « fin herméneutique » ? – nous renvoyons au livre de Luc Ferry, Le système des philosophies de l’histoire, Paris, PUF, 1984, chap. 1.
324.PUF, t. III, p. 1073.
325.Cf. O. Galland et B. Roudet, Les valeurs des jeunes, Paris, L'Harmattan, 2001.
326.Bernard Williams identifie l’émergence de l’idée dans l’épopée homérique (La honte et la nécessité, Paris, PUF, 1997). Voir également la discussion de Paul Ricœur in Parcours de la reconnaissance, Paris, Stock, 2004, p. 111 sq.
327.III, 7, 1113b 15 sq., trad. Tricot, Paris, Vrin, 1990, p. 141. Voir également Ethique à Eudème, 1222b 17.
328.Paris, Cerf, 1990, p. 179. Sur l’analyse de la responsabilité, cf. p. 130 sq. Rousseau, on l’a vu, défendait une idée similaire : le nouveau-né est l’instrument de la moralisation de l’humanité.
329.Ibid., p. 180 ; voir aussi p. 64. Kant, dans sa Doctrine du droit (§ 28) fonde rationnellement cette responsabilité parentale sur le fait que les parents ont « mis au monde une personne sans son consentement » : « à cet acte s’attache dès lors aussi pour les parents une obligation, celle de rendre, de toutes leurs forces, les enfants satisfaits de la condition qui est la leur » (trad. A. Renaut, p. 83).
330.Pour une approche anthropologique de la parenté, cf. J.-C. Quentel, Le parent, Bruxelles, De Bœck Université, 2001.
331.Il faudrait regarder dans le détail les nuances dans les différents statuts de majorité et les évolutions de ce modèle : voir sur ce point, Néraudeau, Etre enfant à Rome, p. 23 sq.
332.L'empire du ventre. Pour une autre histoire de la maternité, Paris, Fayard, 2004.
333.C. Blayo, « L'avortement volontaire en chiffres depuis sa légalisation », in P. Cesbron, L'interruption de grossesse depuis la loi Veil, Paris, Flammarion, 1997. E. Le Roy Ladurie suggère de comparer ce chiffre avec le taux de mortalité infantile dans l’Ancien Régime...
334.Par exemple, La représentation du monde chez l’enfant, Paris, PUF, 1972, nb : p. 141 sq. sur les deux égocentrismes (logique et ontologique) de l’enfant ; voir aussi De la logique de l’enfant àla logique de l’adolescent, Paris, PUF, 1970, chap. XVIII, nb p. 307 sq., sur la décentration propre à l’adolescence.
335.Ethique et infini, Paris, Fayard, 1982, p. 92.
336.Jean-Claude Quentel, Le parent, p. 44-45.
337.Voir Jonas, Le principe Responsabilité, p. 134.
338.Sur l’éthique de la sollicitude, voir les travaux de la philosophe anglaise Onora O'Neill, notamment, « Children’s Rights and Children’s Lives », in Ethics, t. 98, juillet 1988, p. 705-722. A ce propos, voir Sylvie Mesure (« L'enfant entre droit et sollicitude », Comprendre, « Le lien familial », n° 2, 2001, p. 87-98). Voir également l’excellent article de Jean-Cassien Billier, « L'éthique de la sollicitude » in S. Mesure et P. Savidan, ss. dir., Le dictionnaire des sciences humaines, Paris, PUF, 2006.
339.1 Jean 4, 16. Voir Benoît XVI, Dieu est amour, Paris, Bayard, Cerf, Fleurus-Mame, 2006.
340.Cf. sur Agapé, les belles pages d’André Comte-Sponville dans son Petit traitédes grandes vertus, Paris, PUF, 1995, p. 360 sq. à partir des réflexions de Simone Weil (La pesanteur et la grâce, Paris, UGE « 10-18 », 1979).
341.Charles Péguy, Victor-Marie, Comte Hugo, Cahiers de la Quinzaine, XII, 1, 23 oct. 1910 in Œuvres en prose, Gallimard, « Pléiade », t. III, p. 170.
342.Pindare, Odes pythiques, II, v. 72, Paris, Les Belles Lettres, p. 45-46 (sois tel que tu as appris à te connaître).
343.Paris, Seuil, 1998. Son analyse s’inscrit dans un courant inauguré par le livre de Lionel Trilling, Sincéritéet authenticité(1971), trad. fr. M. Jézéquiel, Paris, Grasset, « Le Collège de Philosophie », 1994.
344.Ch. Taylor, Le malaise de la modernité, Paris, Cerf, « Humanités », 1994, p. 31.
345.Par exemple dans ses analyses sur la philautia (l’amour de soi) in Ethique à Nicomaque, IX, 4 et 8.
346.Voir à ce propos B. Foccroulle, R. Legros et T. Todorov, La naissance de l’individu dans l’art, Paris, Grasset, « Le Collège de Philosophie », 2005.
347.Cf. Gilles Lipovetsky, L'ère du vide, Paris, Gallimard, 1983.
348.Les contradictions culturelles du capitalisme, Paris, PUF.
349.Cette dialectique de l’individuel et du général est génialement mise au jour par Hegel dans la première partie de la Phénoménologie de l’esprit (« La certitude sensible »).
350.Voir à ce sujet le magnifique livre de Robert Legros, L'idée d’humanité, Paris, Grasset, 1990.
351.Cf. sur ce point Robert Legros, Le jeune Hegel et la naissance de la pensée romantique, Bruxelles, Ousia, 1980 ; ainsi que Luc Ferry, Homo Æstheticus, Paris, Grasset, 1990.
352.Robert Legros, L'idée d’humanité, p. 64.
353.Anthropologie du point de vue pragmatique, trad. A. Renaut, Paris, Flammarion « G-F », 1993, p. 269 sq.
354.On retrouve cette idée chez Aristote, dans sa définition de la maturité comme juste milieu (Rhétorique, XIV).
355.Œuvres, Paris, Laffont, « Bouquins », t. I, p. 490.
356.Entre autres, A. Naouri, Les pères et les mères (O. Jacob, 2004), M. Rufo, Tout ce que vous ne devriez jamais savoir sur la sexualitéde vos enfants (A. Carrière, 2003), D. Pleux, De l’enfant roi àl’enfant tyran (O. Jacob, 2002), D. Purper-Ouakil, Enfants tyrans, parents souffrants (Aubier, 2004), D. Marcelli, L'enfant, chef de la famille. L'autorité de l’infantile (Albin Michel, 2003),...
357.L'enfance oubliée, Paris, Odile Jacob, 2001.
358.Voir Alain Renaut, La libération des enfants, Paris, Calmann-Lévy, 2002. L'ensemble de ce chapitre s’est aussi enrichi des travaux de M. Gauchet et de son séminaire sur l'éducation. On en trouvera une trace importante dans le numéro du Débat consacré à « L'enfant problème », n° 132, nov.-déc. 2004.
359.L'enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, 1960. Pour une analyse approfondie de la discussion et de ses enjeux, on se reportera au livre d’Alain Renaut, La libération des enfants. Voir aussi la discussion de cet ouvrage in Le débat, n° 121, sept.-oct. 2002.
360.Voir P. Riché, Education et culture dans l’Occident barbare (VI e et VIII e siècles), Paris, Seuil, 1962 ; J.-L. Flandrin (« Enfance et société », Annales ESC, 19, 1964, p. 322-329), E. Le Roy Ladurie, Montaillou, village occitan, Paris, Gallimard, 1975, chap. XIII ; John Boswell, Au bon cœur des inconnus. Les enfants abandonnés de l’Antiquitéàla Renaissance (1988), Paris, Gallimard, 1993 ; Didier Lett, L'enfant des miracles. Enfance et sociétéau Moyen Age, Paris, Aubier, 1997 et Danièle Alexandre-Bidon avec D. Lett, Les enfants au Moyen Age. V-XV e siècles, Paris, Hachette, 1997.
361.Voir J.-P. Néraudeau, Etre enfant à Rome, chap. IV.
362.Voir Danièle Alexandre-Bidon et Monique Closson, L'enfant àl’ombre des cathédrales, Presses Universitaires de Lyon/Editions du CNRS, 1985.
363.D. Alexandre-Bidon et D. Lett, p. 249.
364.C'est la thèse de J. Boswell.
365.Ibid., p. 61 sq.
366.La genèse de l’école maternelle est une illustration parfaite de cette ambivalence. Voir à ce propos l’ouvrage de J.-N. Luc, L'invention du jeune enfant au XIX e siècle. De la salle d’asile à l’école maternelle, Paris, Belin, 1997, p. 244 et 255 sq.
367.Cette humanisation de l’enfance va progressivement concerner toutes les phases de l'enfance, même les plus précoces : cf. J.-N. Luc, L'invention du jeune enfant au XIX e siècle.
368.Les Caractères, « De l’homme », 50, Paris, Garnier, 1962, p. 314.
369.Voir D. Lett, L'enfant des miracles, p. 41 sq. ; J. Boswell, p. 30 ; A. Renaut, p. 115-116.
370.Marcel Gauchet, « L'enfant du désir » in Le débat, n° 132, nov.-déc. 2004, p. 121.
371.Cf. J.-N. Luc, L'invention du jeune enfant, p. 111 sq. Voir aussi A. Dupuy, Un personnage nouveau du roman français : l’enfant, Paris, Hachette, 1931.
372.Cf. Dominique Ottavi, De Darwin à Piaget. Pour une histoire de la psychologie de l’enfant, Paris, CNRS Editions, 2001 ; Jean-Claude Quentel, L'enfant. Problèmes de genèse et d’histoire, Bruxelles, De Bœck Université, 19997 ; voir aussi E. Cassirer, La philosophie des Lumières, Paris, Fayard, 1966 (chapitre III).
373.Cf. Jean-Noël Luc, notamment p. 78 sq., p. 88-94.
374.Voir les analyses critiques de J.-Cl. Quentel, p. 42 sq. La psychanalyse s’y ralliera également (le fameux stade du miroir lacanien), alors que, chez Freud, s’exprime plutôt une adultisation de l’enfant qui, loin de l’innocence tradtionnelle, est également sujet au et du désir. Selon la célèbre formule freudienne, l’enfant est un « pervers polymorphe ». La seule différence entre l’enfant et l’adulte réside dans l’exercice génital de ce désir.
375.Voir l’article « Enfance » de René Zazzo, dans l’Encyclopédie philosophique, p. 1390 sq.
376.La seule tentative d’aborder de front cette question est, à notre connaissance, l'excellent livre de Jean-Claude Quentel, L'enfant, dans le cadre de la théorie de la médiation.
377.Voir D. Youf, Penser les droits de l'enfant, Paris, PUF, 2002 ; et les articles dans Le débat (n° 106, 121, 132); A. Renaut, p. 323 sq.
378.Cf. le préambule du texte de 1989 reprend la formule du texte de 1959 : « L'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance. »
379.Le 21 novembre 1989. Cité par A. Renaut, p. 341.
380.Parmi ces réactions critiques, celles d’Alain Finkielkraut et d’Olivier Mongin, Les droits de l’enfant, Actes du colloque d’Amiens, 8-10 novembre 1990, CNDP, 1991. Voir dans la même perspective l’ouvrage de L. Roussel, L'enfance oubliée, Paris, O. Jacob, 2001.
381.Voir partie III.
382.Nous empruntons cette présentation à D. Youf.
383.Voir à ce propos J. Laurent, « L'éducation et l’enfance dans les Lois », in Revue philosophique, n° 1, 2000, p. 41-56 ; et B. Charlot, « L'idée d’enfance dans la philosophie de Platon », Revue de métaphysique et de morale, 1977, p. 232-245 ; également D. Lett, L'enfant des miracles, p. 29 sq.
384.Cf. aussi le De peccatorum meritis et remissione, I, XXXV, 66 sq.
385.Cf. Platon, Lois, I, 645d-646a. Voir J. Laurent, p. 46.
386.Cf. Malebranche, De la recherche de lavérité, II, I, VIII, § II (éd. Vrin, 1962, p. 263) : « Les plus petits enfants ont la raison aussi bien que les hommes faits, quoiqu’ils n’aient pas d’expérience ». Voir également le célèbre passage de Descartes, « Pour ce que nous avons été enfants... », (Discours de la méthode, 2e partie, voir aussi Principes I, art. 71 ; et le commentaire de Gouhier, La pensée métaphysique de Descartes, Paris, 1962, p. 41-45).
387.Elle fut développée notamment par Bérulle : de même que Dieu s’est fait enfant pour manifester sa puissance, de même l’homme doit se faire tout petit pour espérer atteindre le divin. Cf. Jacques le Brun, « La dévotion à l’Enfant Jésus au XVIIe siècle » in E. Becchi et D. Julia, Histoire de l’enfance en Occident, t. I, Paris, Seuil « Points », 1998, p. 427-457.
388.Ainsi parlait Zarathoustra, IV, « La fête de l’âne », 2, Œuvres, Paris, Laffont, « Bouquins », t. II, p. 535.
389.Voir entre autres Aurore, VI, 280 ; Humain trop humain, II, « Opinions et sentences mêlées », § 244, etc.
390.Le crépuscule des idoles, « Les quatre grandes erreurs », § 7 et 8 (éd. cit., II, p. 980). 109. Ainsi parlait Zarathoustra, I, « Les discours de Zarathoustra. Les trois métamorphoses », p. 303.
391.Pour un essai de présentation succincte de cette théorie, voir Pierre-Henri Tavoillot, « La théorie de la médiation » in Philosophie Magazine, n° 3 (juin 2006). Voir le dossier consacré par la revue Le débat, n° 140, mai-août 2006.
392.Le débat, n° 140, p. 18.
393.Quentel, p. 21.
394.Ibid.
395.Cité en exergue du magnifique livre de Kathleen Kelly-Lainé, Peter Pan ou l’enfant triste, Paris, Calmann-Lévy, Pocket, 1992.
396.Deux ouvrages : il y a la pièce, Peter Pan ou l’enfant qui ne voulait pas grandir dont la première représentation fut donnée le 27 décembre 1904 et Peter Pan aux jardins de Kensington qui raconte la « naissance » de Peter Pan.
397.Le livre de Kathleen Kelly-Lainé raconte en fait plusieurs histoires : celle de Peter Pan/Wendy, celle de J. M. Barrie, la sienne propre et celles de ses patients qui furent des « enfants tristes ».
398.Certains psychologues cliniciens ont même qualifié de « syndrome de Peter Pan » l’association de certains signes cliniques mettant en jeu un narcissisme excessif, l’insouciance permanente, l’égocentrisme,... Cf. Dan Kiley, Le syndrome de Peter Pan, Paris, O. Jacob, 2000.
399.Trad. Derathé, Paris, Vrin, 1989, p. 209.
400.H. Arendt, La crise de la culture, p. 238.
401.Karl Barth, Dogmatique, 3e vol., tome IV (t. 16 de la trad. Ryser, Genève, Labor et Fides, 1965).
402.Paris, Belfond, 1993, p. 55-56.
403.« La redéfinition des âges de la vie », p. 42.
404.Jean Laplanche, « Pulsion et instinct » in Adolescence « Commencer sa vie d'adulte », tome 18, n° 36, 2000, p. 666-667.
405.Fiche d'actualité de l'INED, « A quel âge a-t-on ses premiers rapports sexuels en France ? », novembre 2000, n° 5.
406.Saint Augustin, Confessions, livre II, chap. IV, p. 44.
407.Ibid., chap. VI, p. 46.
408.Jean-Claude Quentel, « Penser la différence de l’enfant », Le débat, n° 132, p. 17. Voir aussi « L'adolescence et ses fondements anthropologiques », Comprendre, n° 5, « Les jeunes », PUF, 2004.
409.Id., p. 24.
410.Emile, livre IV, p. 490.
411.J.-C. Quentel, « L'adolescence et ses fondements anthropologiques », p. 34-35.
412.« Penser la différence de l’enfant », p. 19.
413.Jean Piaget, Six études de psychologie, Paris, Gallimard, « Folio », p. 98-99.
414.Ibid., p. 88 et p. 93.
415.J.-C. Quentel, « L'adolescence et ses fondements anthropologiques », p. 31.
416.Emile, IV, p. 492.
417.Kant, Anthropologie, p. 242-243.
418.J.-C. Quentel, « Penser la différence de l’enfant », p. 22 sq.
419.Cf. le chapitre 3 de la première partie, Les âges de l’homme.
420.Philippe Ariès, L'enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, p. 6.
421.Agnès Thiercé, Histoire de l’adolescence (1850-1914), Paris, Belin, 1999, p. 10.
422.Ibid., chap. 8, « L'émergence des sciences de l’adolescence », p. 217-265.
423.Ibid., p. 137.
424.Ibid., p. 157.
425.Ibid., p. 25.
426.« La redéfinition des âges de la vie », p. 35.
427.Source : données sociales de l’INSEE, 2006.
428.Les jeunes, contours et caractères, INSEE, 2000, p. 9.
429.Cf. l’excellente enquête de Rémy Oudghiri et Julien Potereau, « Les âges de la vie d’une femme. Un panorama international », Ipsos/Dior, septembre 2006. Le phénomène concerne l’Asie, notamment de manière massive la Chine du fait de la politique de l’enfant unique.
430.Questions de sociologie, Paris, Minuit, 1980, p. 144.
431.Hervé Le Bras, « L'interminable adolescence ou les ruses de la famille », Le débat, n° 25, 1983, p. 118.
432.Voir Première partie, chapitre I.
433.François de Singly, « La spécificité de la jeunesse dans les sociétés individualistes », Comprendre, n° 5, « Les jeunes », 2004, p. 259-273.
434.Voir notamment l’excellent article « Adolescence, postadolescence, jeunesse : retour sur quelques interprétations », in Revue française de sociologie, 42-4, 2001, p. 611-640.
435.Ibid., p. 636.
436.Olivier Galland, Les jeunes, Paris, La Découverte, 1999, p. 74.
437.Ibid., p. 74.
438.Pour une description du « cycle conjugal » et de ses rapports avec le cycle de vie dans la société individualiste, voir Jean-Paul Kaufmann, Sociologie du couple, Paris, PUF, 1993, p. 49-85.
439.Les jeunes, contours et caractères, p. 11.
440.« La spécificité de la jeunesse dans les sociétés individualistes », in Comprendre, n° 5, p. 260.
441.Wim Wenders, « Le rock’n’roll m’a-t-il sauvé la vie ? », Le Monde du 18/04/2004.
442.« A l’école de Skyrock », entretien avec Eric Deschavanne, in Comprendre, « Les jeunes », p. 77.
443.Alain Finkielkraut, L'ingratitude, Paris, Gallimard, 1999, p. 123-124.
444.Rhétorique, Paris, Gallimard, « Tel », p. 152.
445.PUF, 1963, p. 248.
446.Kant, Critique de la facultéde juger, § 40, Du goût comme une sorte de sensus communis, GF-Flammarion, 1995, p. 279.
447.Cf. Kant, Anthropologie du point de vue pragmatique, § 2, De l’égoïsme, GF-Flammarion, 1993, p. 53-55.
448.Selon la formule bien connue d’Anne Muxel.
449.Cf. sur ce point Raymond Boudon, Le sens des valeurs, Quadrige-PUF, p. 296-299.
450.Olivier Galland, « Individualisation des mœurs et choix culturels », Politiques publiques et équipements culturels, O. Donnat et P. Tolila (dirs), Presses de Sciences-po, p. 87-100.
451.A. de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, II, I, 1.
452.Ibid., II, I, 2.
453.« Cultures lycéennes ; la tyrannie de la majorité », Paris, Autrement, 2005, p. 13.
454.« La société d’hyperconsommation » in Le débat, mars-avril 2003.
455.Ibid.
456.Chap. 3, L'adonaissant veut être reconnu comme « jeune ».
457.François Dubet, La jeunesse est une épreuve, in Comprendre, n° 5, 2004, Les jeunes, p. 275-291.
458.Cf. l’enquête INSERM : « Suicide. Autopsie psychologique, outil de recherche en prévention », Editions Inserm, 2005 ; « France : une hausse préoccupante du suicide des personnes âgées », Prescrire, avril 2005, p. 301-302 ; Anguis M. et alii, « L'évolution des suicides sur longue période : le rôle des effets d’âge, de date et de génération », DREES, Etudes et résultats, 2002 (185, 7 p.) ; ministère de la Santé « Prévention du suicide », http://sante.gouv.fr (12 août 2004).
459.Ire Partie, Livre VII.
460.Cité par Simone de Beauvoir, La vieillesse, Paris, Gallimard, 1970, p. 147.
461.Traduction. E. Bergougnan in Poètes élégiaques et moralistes de la Grèce, Paris, Garnier, sans date, p. 130.
462.Ibid.
463.Platon, Lachès, 188, 6 ; La République, VII, p. 295 ; Aristote, Rhétorique, I, chap. V ; Cicéron, De senectute ; Sénèque (Lettres à Lucilius, LXXVI) ; Plutarque, Vie de Solon et Un vieil homme doit-il s’engager dans les affaires publiques, in Œuvres morales. Rousseau, Les rêveries du promeneur solitaire, 3e Promenade ; Schopenhauer, Aphorismes sur la sagesse dans la vie, chap. VI « De la différence des âges » ; Nietzsche, Humain, trop humain, II, § 301, etc. Le mythe de l’éternité sans la jeunesse sera repris, entre autres, par J. Swift, dans un des Voyages de Gulliver.
464.Aristote, Rhétorique, II, 14 et 13 pour le portrait du vieillard. Voir aussi Ethique à Nicomaque (IV, I ; VIII, 3 à 6), Egalement Montaigne, Essais, III, II. Voir également l’article « Vieillesse » du Dictionnaire philosophique d’André Comte-Sponville, Paris, PUF, 2001.
465.De senectute, trad. Savoir vieillir, Arlea, Paris, 1995, p. 31 et 44.
466.Aurore § 542, (Le philosophe et la vieillesse).
467.Essais, III, II, PUF, p. 817.
468.Les rêveries du promeneur solitaire, « Troisième promenade », Œuvres, t. I, p. 1023.
469.Notamment chez Héraclite. Voir encore Dante, Le Convive, IV, XXIII, 8-9.
470.Voir, par exemple, l’enquête menée par AXA, mai 2005 (www.retirementscope.axa.com, consulté le 12 mai 2005). Pour une approche sociologique de la vieillesse, voir la remarquable synthèse de Vincent Caradec, Vieillir après la retraite. Approche sociologique du vieillissement, Paris, PUF, 2004 ; ainsi que le travail de Christian Lalive d’Epinay, Vieillir ou la vie à inventer, Paris, L'Harmattan, 1991.
471.Cf. Essais, I, LVII.
472.Cf. P. Bourdelais, L'âge de la vieillesse, p. 246 sq.
473.C'est cette démarche qu’adoptent les meilleurs sociologues de la vieillesse : V. Caradec et Lalive d’Epinay.
474.Voir les profonds développements de Luc Ferry, Qu’est-ce qu’une vie réussie ?, Paris, Grasset, 2002.
475.Cf. Vincent Gourdon, Histoire des grands-parents, Paris, Perrin, 2001 ; Jean-Pierre Guitton, Naissance du vieillard, Paris, Aubier, 1988 ; D. G. Troyansky, Old Age in the Old Regime : Image and Experience in Eighteenth Century France, Ithaca, Cornell University Press, 1989.
476.L'art d’être grand-père, Paris, GF-Flammarion, 1985, p. 188.
477.Editions « GF », p. 421.
478.Même si elle a en charge de s’occuper des petits enfants. On trouvera un portrait complet de la vieille femme dans l’Eloge de la folie d’Erasme.
479.Hervé Le Bras, « Evolutions des liens de famille au cours de l’existence » in Les âges de la vie, Travaux et documents, n° 96, 1982, INED, PUF, p. 27-45. Cf. Cl. Attias-Donfut et Martine Segalen, Grands-parents. La famille à travers les générations, Paris, O. Jacob, 1998 et Le siècle des grands-parents, une génération phare, ici et ailleurs, Paris, Autrement, 2001. F. Cassan, M. Mazuy et L. Toulemon, « 12,5 millions de grands-parents », INSEE Première, n° 776, mai 2001.
480.Le conflit des facultés, trad. fr., Paris, Gallimard, « Pléiade », t. III, p. 909 sq.
481.« Au ralenti » in Le sage et la politique. Ecrits moraux sur la vieillesse et la douceur, trad. P.-E. Dauzat et D. Trierweiler, Paris, Albin Michel, p. 114-115.
482.Essais, II, VIII, Livre de poche, p. 100.
483.Voir de Van Eyck, La vierge au chanoine van der Paele ou le portrait du cardinal Albergati. De Filippino Lippi, Portrait d’un vieillard, etc. Sur cette thématique de l’individu dans l’art, voir les ouvrages de T. Todorov (Eloge de l’individu) et avec R. Legros et B. Foccroulle, Naissance de l’individu dans l’art, Grasset.
484.Cf. Troyansky, chap. 4. ; et J.-P. Guitton.
485.Ainsi parlait Zarathoustra, « De la mort volontaire », trad. fr. H. Albert, Paris, Mercure de France, p. 96.
486.Ce que proposeront certains philosophes, dans une logique utilitariste, Hutcheson, peut-être le premier (cf. British Moralists, L.A. Selby-Bigge, Clarendon Press, Oxford, 1897, p. 122).
Troisième partie : Pour une politique des âges de la vie
487.Krzysztof Pomian in Le débat, n° 7, déc. 1980, p. 5.
488.Note n° 395 de la DREES (Etudes et résultats, avril 2005).
489.Sondage La croix/CSA, lundi 21 novembre 2005. Seuls 12 % des jeunes croient en un avenir meilleur.
490.Claudine Attias-Donfut, Nicole Lapierre, Martine Segalen, ss. dir., Le nouvel esprit de famille, Paris, O. Jacob, 2002 ; F. de Singly, Libres ensemble, Paris, Nathan, 2000 ; ainsi que, avec S. Mesure (ss. dir.), Comprendre, « Le lien familial », n° 2, 2001.
491.Données citées par Rochefort, p. 203 sq. et par Claudine Attias-Donfut, Les solidarités entre générations. Vieillesse, famille, Etat, Paris, Nathan, 1995. 90 % des personnes âgées ont un de leurs enfants qui habitent à moins de 50 km. Cf. Cl. Attias-Donfut, « Solidarité entre générations : les mailles et les failles », http:/ /www.grep-mp.org/ conferences/Parcours-13-14/Solidarites-generations.htm (consulté le 3 mars 2006).
492.INSEE Première, n° 631, février 1999, Emmanuelle Crenner ; voir sur ce point l’excellente bibliographie réalisée par Geneviève Michaud et Cécile Dequeker (UNAF), « Vieillissement, transferts financiers, solidarités intergénérationnelles », Université des familles, http://www.unaf.fr/article.php3 ?idarticle=2604
493.Les relations fraternelles ne sont pas en reste : la solidarité entre frères et sœurs est importante pour 82 % des Français à hauteur des relations entre grands-parents et petits-enfants (81 %). Enquête Ipsos pour le compte de la Délégation interministérielle à la famille, avril 2006 (rapport Cordier, La famille, espace de solidaritéentre générations, dans le cadre de la conférence de la famille, La Documentation française, 2006).
494.Claudine Attias-Donfut, in Les solidarités entre générations. Vieillesse, famille, Etat, Nathan, 1995. Voir aussi Robert Rochefort, Vive le papy-boom, Paris, O. Jacob, 2004 ; cf. CNAV, Retraite et société, « Le soutien des personnes âgées en Europe », octobre 2005. Nicolas Herpin et Jean-Hugues Déchaux, « Entraide familiale, indépendance économique et sociabilité », Economie et statistique, n° 373, 2004.
495.Les pays pétroliers ont tous développé un dispositif financier à destination des générations futures en prévision de l’épuisement de leurs gisements. C'est notamment le cas de la Norvège.
496.De la démocratie en Amérique, II, IV, 6.
497.Jean-Christophe Rufin, Globalia, Paris, Gallimard, « Folio », 2004, p. 98-99.
498.Flammarion, « Champs », 1999, p. 27-28.
499.Cf. sur cette question P. Rosanvallon, La crise de l’Etat-providence (Seuil, 1981) et La nouvelle question sociale (Seuil, 1995) ; François Ewald, l’Etat-providence ; R. Castel, Les métamorphoses de la question sociale, Paris, Gallimard, « Folio », 1995.
500.Constant, La libertédes modernes, préface de M. Gauchet, Paris, « Pluriel », 1980, p. 271.
501.Ibid., p. 71.
502.Notamment par Pierre Rosanvallon, que nous suivons ici.
503.C'est là une donnée parfaitement intégrée par la jeune génération : 60 % des 20-25 ans estiment qu’ils auront à vivre une ou des périodes de chômage à un moment donné de leur carrière (Enquête Ipsos/La Tribune, 14 et 15 septembre 2005, http://www.ipsos.fr consulté le 22/12/05).
504.R. Castel, « De l'exclusion comme état à la vulnérabilité comme processus » in J. Affichard et J.-B. de Foucauld, Justice violence et inégalités, Paris, éd. Esprit, 1992.
505.Voir Jean-Marie Poursin, « La rupture entre générations » in coll., Etat-providence. Arguments pour une réforme, Paris, Gallimard, « Folio », 1996, p. 33-71 ; Louis Chauvel, Le destin des générations, Paris, PUF, 2002. Sur la question de la justice intergénérationnelle, voir Axel Gosseries, Penser la justice entre générations, Paris, Aubier, « Alter », 2004.
506.Rapport Pébereau, Rompre avec la facilitéde la dette publique, Paris, La Documentation française, 2005, p. 16.
507.Cf. là encore P. Rosanvallon, La nouvelle question sociale, chapitre VII.
508.Voir sur ce point Première partie, chapitre 3.
509.Cf. les travaux pionniers de M. Kohli, « The world we forgot : An historical review of the life course » in V. W. Marshall (ed.), Later Life : the Social Psychology of Aging, Beverly Hills, Sage, 1986, p. 271-303 ; voir aussi Marc Bessin, Cours de vie et flexibilitétemporelle, la crise des seuils d’âge, service militaire, majoritéjuridique, Thèse de doctorat, Paris VIII, sept. 1993, ainsi que les articles parus dans la revue Temporalistes.
510.Par exemple, l’article 21 de la Charte européenne des Droits fondamentaux. Voir le site de AGE, plate-forme européenne des personnes âgées (http:/ /www.age-plateform.org) ; voir la Commission canadienne des droits de la personne (http ://www.chrc-ccdp.ça/discrimination/age-fr.asp) ; voir l'U.S. Department of Labor (http://www.dol.gov/dol/topic/discrimination/agedisc.htm). Sites consultés le 16/01/2005.
511.Parmi lesquels Why we Need a New Welfare State, sous la direction de Gosta Esping-Andersen (avec Duncan Gallie, Anton Hemerijck, John Myles), Oxford University Press, 2002. Cet ouvrage articule les perspectives économique et existentielle. Son objectif est de montrer le « retour sur investissement » des dépenses sociales et les économies substantielles que permettrait une nouvelle politique des âges de la vie. Voir notamment l’article « A child centred social investment strategy » (p. 26-67).
512.Pour une présentation plus détaillée et plus technique des problématiques et des mesures proposées, nous nous permettons de renvoyer à notre note rédigée dans le cadre du Conseil d’analyse de la société, Le développement durable de la personne. Pour une nouvelle politique des âges de la vie, Paris, La Documentation française, octobre 2006.
513.Cf. « Pour ou contre le revenu minimum, l’allocation universelle, le revenu d’existence » numéro spécial de Futuribles, février 1994 ; Jean-Marc Ferry, L'allocation universelle. Pour un revenu de citoyenneté, Paris, Cerf, « Humanités », 1995.
514.L'indicateur de mortalité avant 5 ans est de 5/1 000 pour les garçons et de 4/1 000 pour les filles ; l’indicateur de mortalité avant 1 an est de 4,8 pour 1 000 naissances. La France se situe parmi les pays les plus performants en ce domaine, même s’il subsiste une marge de progression, du fait notamment qu’il existe toujours des inégalités entre régions et entre classes sociales.
515.Voir le débat suscité par le rapport de l’INSERM, Troubles de conduite chez l’enfant et l’adolescent (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/ 064 000267/index.shtml).
516.Pour une description synthétique des données disponibles sur le sujet, voir Jean-François Amadieu, Les clés du destin, Paris, Odile Jacob, 2006.
517.Il semblerait du reste que les actions les plus efficaces en matière de lutte contre la délinquance consistent en des programmes en direction des jeunes mères et d’enfants scolarisés en primaire. Voir Maurice Cusson, Prévenir la délinquance : les méthodes efficaces, Paris, PUF, 2002.
518.Cette ambivalence des objectifs (garderie/éducation) est présente à l’origine des écoles maternelles, voir sur ce point Jean-Noël Luc, L'invention du jeune enfant au XIX e siècle. Des salles d’asile àl’école maternelle, Paris, Belin, 1997. Pour une analyse comparée des politiques européennes : Claude Martin, L'accueil des jeunes enfants en Europe : quelles leçons pour le cas français ?, Rapport au Haut Conseil de la population et de la famille, 2003 (consultable sur http://www.ladocumentationfrancaise.fr).
519.7 % accèdent à une assistante maternelle. En moyenne, en 2000, 9 % des ménages concernés accédaient à un accueil collectif, 19 % à une assistante maternelle.
520.Au possible nous sommes tenus, La Documentation française, 2005 (http:// www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054 000264/index.shtml).
521.Pierre Cahuc et André Zylberberg donnent une présentation du Perry Preschool Program et de ses résultats dans Le chômage, fatalitéou nécessité?, Champs Flammarion, 2006, p. 160. On y trouve notamment la description suivante : « Le but de ce programme est de développer les capacités intellectuelles et de favoriser la socialisation. Il est destiné à des enfants âgés de 3 ou 4 ans. Ces derniers bénéficient d’un encadrement préscolaire quotidien de deux heures et demie du lundi au vendredi inclus, dispensés dans des groupes de petits effectifs (un adulte pour six enfants) et durant deux années. Les intervenants ont des entretiens hebdomadaires d’une heure et demie avec les parents durant cette période et les parents se retrouvent par petits groupes tous les mois. »
522.Voir sur ce point les analyses toujours éclairantes de Dominique Youf, « Sur le statut juridique de l'enfant »in Le débat, n° 106, sept.-oct. 1999; « Enfance victime, enfance coupable », Le débat, n° 132, nov.-déc. 2004.
523.Voir Luc Ferry, Lettre àtous ceux qui aiment l’école, Paris, O. Jacob-Sceren, 2003.
524.Gilles Moreau, « Jeunesse et travail : le paradoxe des apprentis », in FormationEmploi, n° 89, 2005, p. 35-46.
525.Voir la proposition V du rapport du Conseil d’analyse de la société, Pour une sociétéde la nouvelle chance, Une approche républicaine de la discrimination positive, La Documentation française, 2005.
526.Dominique Youf, « Le nouveau droit pénal des mineurs », Le débat, n° 127, nov.-déc. 2003. C'est au moment même où elle commençait à être contestée, que cette transformation de la conception de l’éducation des jeunes délinquants a conduit, en 1990, à un changement de dénomination de l’Education surveillée, qui devenait « Protection judiciaire de la jeunesse ».
527.« Désormais, les mineurs de plus de 13 ans mis en examen en matière criminelle, ainsi que les mineurs de plus de 16 ans, en matière délictueuse, peuvent faire l’objet d’un contrôle judiciaire les obligeant à se soumettre aux mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation ou à respecter les conditions d’un placement dans un centre éducatif de la Protection judiciaire de la jeunesse, dans un service habilité ou dans un centre éducatif fermé. Les mineurs de 13 à 16 ans mis en examen en matière correctionnelle ne peuvent faire l’objet d’un tel contrôle judiciaire que s’ils sont placés dans un centre éducatif fermé. Si les jeunes délinquants ne respectent pas les obligations du contrôle judiciaire, le juge peut alors décider leur détention provisoire en maison d’arrêt. » Dominique Youf, p. 127.
528.Sur la dissociation entre autonomie et indépendance, voir notamment François de Singly, « La spécificité de la jeunesse dans les sociétés individualistes », in Comprendre, « Les jeunes » (ss. dir. E. Deschavanne, F. Dubet, O. Galland), n° 5, PUF, 2004.
529.Olivier Galland, « Individualisation des mœurs et choix culturels » in Dominique Pasquier, Cultures lycéennes, la tyrannie de la majorité, Paris, Autrement, 2005.
530.Sur cette question voir le travail de Jacques Goguen, notamment « Ascension et déclin des mouvements de jeunes » in Le débat, n° 132, nov.-déc. 2004, p. 45-59.
531.Nous remercions Dominique Youf d’avoir attiré notre attention sur ce point... et sur bien d’autres.
532.Voir sur ces typologies, O. Galland, « Adolescence, post-adolescence, jeunesse », p. 636.
533.Sur les scénarios envisagés, voir F. Legendre, J.-P. Lorgnet et Fl. Thibault, « Une allocation d'autonomie pour les jeunes. Quatre scénarios évalués par le modèle de microsimulation Myriade » CAF, Recherches et prévisions, n° 75, mars 2004.
534.Sur ce débat, on pourra se reporter au dossier « Devenir adulte, le défi » de l’excellente revue L'école des parents, oct.-nov. 2001 qui propose un échange entre Daniel Le Scornet et Dominique Charvet. De ce dernier, voir le rapport Jeunesse, le devoir d’avenir, Commissariat général au plan, La Documentation française, mars 2001.
535.Vive le papy-boom, p. 244.
536.Voir http://www.childtrustfund.gov.uk/TheChildTrustFund/fs/en consulté le 6 mars 2006.
537.Marie Duru-Bellat, L'inflation scolaire, Paris, Seuil, « La République des idées », 2006, p. 11.
538.Ibid., p. 78.
539.Voir sur ce sujet le rapport de Philippe Aghion et Elie Cohen (Conseil d’analyse économique), Education et croissance, Paris, La Documentation française.
540.« Diplômes : l’illusoire inflation », Libération du 10/03/2006.
541.Voir les propositions du rapport de l’Institut Montaigne, Pauvreté, exclusion : ce que peut faire l’entreprise, février 2006.
542.En France, le taux d’activité des jeunes de 15 à 29 ans est inférieur à la moyenne européenne, loin derrière le taux d’activité des jeunes en Allemagne, au Royaume-Uni et dans les pays nordiques. L'éloignement durable du monde du travail, lorsque les études ne sont pas suffisamment qualifiantes, constitue un handicap pour l’insertion professionnelle.
543.7,8 % des jeunes Français sont au chômage, taux inférieur à la moyenne européenne (8,2 %).
544.Pierre Cahuc et André Zylberberg. Le chômage, fatalité ou nécessité, Paris, Champs flammarion, 2006.
545.L'absence d’évaluation des dispositifs revêt en France un caractère dramatique et fait obstacle au discernement : les études réalisées à l’étranger dégagent néanmoins une conclusion claire : les aides à l’emploi sont d’autant plus efficaces que l’emploi aidé est proche d’un emploi régulier. Voir Pierre Cahuc et André Zylberberg, p. 173-191.
546.Ibid., p. 190.
547.Les deux critiques sérieuses que l’on pouvait formuler à l’encontre du CPE découlent de ces deux objections : centrée sur les jeunes de moins de 26 ans, la mesure créait un effet de seuil sans cibler expressément les jeunes sans qualification. Le second point s’est avéré politiquement déterminant, rendant possible une mobilisation de la jeunesse qu’un ciblage précis aurait sans doute évitée.
548.Evoquons, à titre d’illustration positive, l’expérience des zones franches, qui favorisent la création d’emploi dans les quartiers en difficulté.
549.Cf. la note de synthèse de PolitiquesSociales. net sur le Royaume-Uni (http://www.politiquessociales.net/pays/uk/synthese.html#travail – consulté le 3 mars 2006).
550.Cf. par exemple les propositions de Pierre Cahuc et Francis Kramarz, De la précaritéàla mobilité: vers une Sécuritésociale professionnelle, Paris, La Documentation française, 2004, p. 41-63.
551.Pour une présentation complète de la proposition, voir Pierre Cahuc, Francis Kramarz, p. 125-159.
552.« La césure CDD-CDI et la réglementation des licenciements économiques entraînent de profondes inégalités : les jeunes sont cantonnés à des emplois en CDD, et les entreprises hésitent à embaucher des seniors sur des emplois stables, car leur destruction est très coûteuse », ibid., p. 125.
553.Lors de « la révolte des banlieues » comme pendant les manifestations antiCPE, tous les âges de la jeunesse – de 13 à 30 ans – étaient présents.
554.Anne Muxel évoque ainsi un « moratoire politique de la jeunesse ». L'abstention n’est pas simplement un phénomène électoral : les jeunes, comparativement aux adultes, s’abstiennent également de s’informer sur les problèmes de la collectivité et de s’engager dans les mouvements syndicaux ou politiques. Le vote des jeunes témoignent des mêmes tendances présentes chez leurs aînés, avec simplement une faveur particulière pour le vote « protestataire » : comparativement aux autres catégories d’âges les jeunes ont été plus nombreux à voter Le Pen en 2002 ou en faveur du « non » à l’occasion du référendum sur l’Europe.
555.Pour un service civil obligatoire, Paris, La Documentation française, Les notes du Conseil d’analyse de la société, septembre 2006.
556.Voir les récents rapports de la délégation interministérielle à la famille : Alain Cordier, La famille, espace de solidaritéentre générations, conférence de la famille, 2006 ; Raoul Briet, La sociétéintergénérationnelle au service de la famille, conférence de la famille, 2006 (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/).
557.C'est en cas de rechute grave que le processus juridique de protection des majeurs se met en place (sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle). Les modalités de cette protection sont aujourd’hui en débat sur le principe d’une meilleure prise en compte des situations particulières.
558.Cf. Denis Olivennes, Le débat, nov.-déc. 1994.
559.Sur le processus de « destruction créatrice » qu’avait identifié Schumpeter et qui caractérise au mieux l'économie de la seconde modernité, cf. Cahuc, Zylberberg, ainsi que Cahuc, Kramarz, Zylberberg, « Pourquoi la concurrence favorise l'emploi », Commentaire, n° 114, 2006.
560.Source : Données sociales de l’Insee, 2006.
561.Cf. Fabien Postel-Vinay et Anne Saint-Martin, Comment les salariés perçoivent la protection de l’emploi ? Document de travail delta, 2004.
562.Voir Vie publique, http:www.vie-publique.fr/actualite/alaune/emploi-protection-sociale-modele-danois.html (consulté le 1003/06), ainsi que Jean-Claude Barbier, « Apprendre vraiment du Danemark », Connaissance de l’emploi, n° 18, Le 4 pages du Centre d’études de l’emploi, juillet 2005. Les spécialistes repèrent avec ce modèle l’émergence d’un troisième âge de l’Etat-providence : après le wellfare state traditionnel centré sur la protection sociale, après l’apparition dans les années 80 du workfare state, qui prenant acte de la crise budgétaire, entendait conditionner la protection au travail pour éviter les effets pervers de l’assistance (« aide-toi l’Etat t’aidera »), serait venu le temps du learnfare state conditionnant l’assistance à une démarche active de formation et d’insertion (« forme-toi, l’Etat t’aidera »).
563.Cf. R. Castel, L'insécurité sociale, Paris, Seuil, 2005, p. 82 ; voir également le rapport A. Suppiot, Au-delàde l’emploi, Paris, Flammarion, 1999. Le rapport P. Cahuc et F. Kramarz, 2004, De la précarité à la mobilité: vers une sécuritésociale professionnelle.
564.Sur ce thème, cf. Cahuc, Kramarz, Zylberberg, « Pourquoi la concurrence favorise l'emploi », Commentaire, n° 114, 2006.
565.Cf. Conseil d'Etat, Rapport public 2003, Perspectives pour la fonction publique, La Documentation française, 2003.
566.Sur la notion de « nouvelles chances », cf. Pour une sociétéde la nouvelle chance, Conseil d’analyse de la société, 2005. Cf. également Cahuc et Kramarz, à propos de la facilitation de l’accès aux diplômes et aux professions.
567.Le dispositif de remplacement par un chômeur s’avère en outre, du point de vue du traitement du chômage, l’un des plus efficaces qui soit puisqu’il maintient l’individu dans l’emploi et lui offre des possibilités de formation « en situation ».
568.Synthèses OCDE, « Etude économique de la Suède, 2005 » disponible sur www.œcd.org/publications/Polbrief/index-fr.htm.
569.Rapport Cordier, p. 15. Voir également le développement sur l'idée de « répit » qui vise le soulagement des adultes dans leurs tâches quotidiennes de soutien de famille (p. 29 sq.).
570.71 % des Suédoises de 15 à 64 ans, 71 % des Danoises, 67 % des Finlandaises sont actives « occupées » contre 56 % des Européennes et 58 % des Françaises. Cf. D. Méda, « Comment augmenter les taux d'emploi féminins? », Connaissance de l'emploi, Le 4 pages du Centre d'études de l'emploi, n° 27, mars 2006.
571.La Suède présente un dispositif différent : aucune structure de garde n’est prévue, mais un financement complet des néo-parents existe. En France, les structures d’accueil publiques ne représentent environ que 30 % de l’offre de garde en dessous de deux ans. L'école maternelle propose un accueil gratuit de tous les enfants âgés de 3 ans. Cet accueil concerne 100 % des enfants. En 1998, 35 % des enfants de 2 ans étaient scolarisés. Données in Céline Marc et Hélène Zajdela, « Articuler travail et famille en France et en Suède », Connaissance de l'emploi, Le 4 pages du Centre d'études de l'emploi, n° 28, mars 2006.
572.Voir Frédérique Leprince, L'accueil des jeunes enfants en France : état des lieux et pistes d’amélioration, ainsi que Claude Martin, L'accueil des jeunes enfants en Europe, quelles leçons pour le cas français ? (Haut conseil de la population et de la famille, La Documentation française, 2003). Egalement, Nathalie Blanpain, « Scolarisation et modes de garde des enfants âgés de 2 à 6 ans », Etudes et résultats, Drees, n° 497, juin 2006.
573.Voir Céline Marc et Hélène Zajdela : en France, toute personne ayant un an d’ancienneté dans son emploi peut bénéficier d’un congé parental jusqu’aux trois ans de l’enfant. Ce congé est d’une durée d’un an, renouvelable deux fois. Le contrat de travail est alors provisoirement interrompu, sans compensation financière. Un autre dispositif existe : les allocations intégrées dans la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) depuis le 1er janvier 2004. Il s’agit d’une allocation de base sous plafond de ressources (168,20 euros mensuels par famille) à laquelle s’ajoute un complément de « libre choix » : soit le complément « mode de garde » si la garde est assurée par une assistante maternelle ou assimilée, dont le montant dépend des ressources du ménage ; soit le complément « retrait d’activité » de 350 euros maximum mensuel si le parent réduit son activité ou cesse de travailler pour garder son enfant. Il est accessible jusqu’aux trois ans du plus jeune enfant pour les enfants d’au moins deux enfants (six mois, autrement), et est accordé sans condition de ressources, mais avec une condition d’activité antérieure selon le nombre d’enfants.
574.C'est ainsi qu’en 1995, l’APE a été accessible dès le deuxième enfant. La conséquence sur l’emploi des mères de deux enfants a été visible : leur taux d’activité est passé de 70 à 55 %.
575.« Comment augmenter les taux d'emploi féminins? », Connaissance de l'emploi, Le 4 pages du Centre d'études de l'emploi, n° 27, mars 2006.
576.Cf. Claude Vimont, Le nouveau troisième âge, une sociétéactive en devenir, Paris, Economica, 2001 ; R. Rochefort, Vive le papy-boom, Paris, Odile Jacob, 2000.
577.Voir X. Gaullier, Le temps des retraites.
578.Pour une analyse internationale du marché de l’emploi des seniors, voir les travaux d'Anne-Marie Guillemard, L'âge de l'emploi, Paris, Colin, 2003, ainsi que « Les sociétés à l'épreuve du vieillissement », Futuribles, n° 299, juillet-août 2004, p. 45-65.
579.Cf. les conclusions du Rapport du CAE, Les seniors et l’emploi en France (La Documentation française, 2005). Les caractéristiques principales de notre système de retraite sont les suivantes : « un âge minimal de départ en retraite de 60 ans, un âge maximal d’activité de 65 ans, un taux de remplacement qui dépend de la durée de cotisation, selon un système de décotes-surcotes autour d’une durée de cotisation de référence, actuellement de 40 ans, et une quasi-impossibilité de cumuler un emploi et une retraite » (p. 160).
580.C'est la perspective qui a été adoptée par le récent plan d’emploi des seniors (présenté le 6 juin 2006 par le Premier ministre lors de la conférence nationale pour l’emploi des seniors).
581.Le Sursaut. Vers une nouvelle croissance pour la France, Paris, La Documentation française, 2004.
582.Les seniors et l’emploi en France, p. 211.
583.Sur le cas finlandais et le « national pour l’emploi des plus de 45 ans », voir Anne-Marie Guillemard, L'âge de l'emploi, Paris, Colin, 2003, ainsi que « Les sociétés à l'épreuve du vieillissement », Futuribles, n° 299, juillet-août 2004, p. 45-65.
584.Voir rapport CAE, Annexe 1 : « Diminuer l’emploi des seniors augmente-t-il l’emploi des jeunes ? » Le CAE propose d’étendre les dispositifs de surcote.
585.Il est probable qu’une autre argumentation, juridique, se mettra en place pour contester les limites d’âge : au nom de l’interdiction de toute discrimination (cf. la directive européenne sur l’emploi de 2002 condamnant toute discrimination en matière de rémunération, de responsabilités et d’avancement, qui serait fondée sur l’âge. Les références à l’âge dans les annonces d’emploi sont, par ailleurs, une spécificité française (cf. Emmanuelle Marchal et Géraldine Rieucau, « Candidat de plus de 40 ans, non-diplômé ou débutant s'abstenir » enquête sur les annonces d'emploi en France et à l'étranger, Connaissance de l'emploi, Le 4 pages du CEE, n° 11, janvier 2005).
586.Hervé Juvin, L'avènement du corps, Paris, Gallimard, 2006, p. 10.
587.Cf. Gilles Lipovetsky, Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d’hyper-consommation, Paris, Gallimard, 2006.
588.Robert Rochefort, Vive le papy-boom, Paris, Odile Jacob, 2004, p. 37.
589.Gilles Lipovetsky, p. 49.
590.Entretien avec David Khayat, alors président de l’Institut national du cancer.
591.Luc Montagnier, « Pour une médecine de prévention », Le Monde, 21 septembre 2004.
592.Voir INSEE, Les personnes âgées, 2005.
593.Enquête IPSOS pour les AGF « Les Français et la dépendance » (octobre 2005), http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1708.asp (consulté le 10/03/2006). Les produits d'assurance « dépendance » rencontrent un succès très mitigé auprès des compagnies d’assurance.
594.C'est l’orientation qui a été mise en avant par le plan « solidarité grand âge » présenté par le Premier ministre le 26 mai 2006.