CHAPITRE II: Carte sur Table

 

 

CHAPITRE 2

 

 

 

CARTE SUR TABLE

 

 

 

Le commandant se réjoui intérieurement de voir que le capitaine avait cédé à ses menaces malgré son assurance du début.

 

Il arriva le premier dans sa cabine, beau joueur, le commandant lui proposa un verre de scotch.

 

Qu’il accepta de mauvaise grâce.

 

Il bu, et s’excusa pour la conduite de sa soeur.

 

Le commandant, posa la main sur sa joue droite encore toute endolorie.

 

"Charmante demoiselle que votre soeur". Dit-il un sourire crispé sur les lèvres.

 

"Veronika"

 

"Elle s’appelle Veronika ?"

 

Le capitaine Drummond visiblement voulait faire amende honorable, et jetant un coup d’œil en direction de l’une des parois de la cabine, dit.

 

- Je ne suis pas habitué aux sous-marins, un peu de claustrophobie…

 

- Ne vous en faites pas le Tirconderonga est un sous-marin solide. Retorqua le capitaine se voulant rassurant.

 

- Quel sont ses caractéristiques techniques ?

 

 

- Et bien, je dirai qu’il mesure 116 mètres sur 10 de largeur, il se déplace à 20 nœuds en surface et 25 nœuds en immersion, pour  6 000 tonnes de charge en surface et 6800 tonnes en immersion, avec un réacteur atomique  S5W. Il dispose de 16 tubes pour missiles Polaris à charges nucléaires et l’équipage est de 100 marins et de 12 officiers, l’un d’eux le lieutenant Bartok a été laissé à terre, à subiq-bay pour une opération bénine.

 

Il garda le silence, un peu gêné, ils attendaient Trenton, celui-ci arriva une bonne demi heure plus tard.

 

James bond daignait faire preuve de sa présence, pensa Connors.

 

Le commandant dû reconnaître que l’homme, était tout, sauf, un dandy à la manière du célèbre agent secret de fleming.

 

Ce n’était pas un colosse, mais il en imposait par sa présence, on appelait cela du charisme.

 

Moyen de taille, les yeux perçants, il avait l’air assez sympathique.

 

De plus, il portait un costume assez cocasse, un panama beige, surmonté d’un chapeau du même nom.

 

"Excusez le retard, mais la paperasserie ce n’est pas mon fort, et mes chefs veulent un rapport détailler par écrit sur la mission."

 

Le commandant lui proposa de s’asseoir, malgré l’espace exigu, il lui avança un tabouret. Trenton s’assis, le sourire aux lèvres.

 

 

Le commandant pris la parole, il se voulait ferme espérant des réponses à toutes ses interrogations.

 

"Messieurs, en tant que commandant de ce sous-marin, j’aimerais connaître la nature exact de votre mission, que font ces 6 soviets à bord?"

 

Le capitaine répondit vite :

 

"Je suis au regret de me répéter, mais vous n’êtes pas habilité à connaître ni vous ni aucun membre de votre équipage la nature exact de notre mission, nous vous communiqueront les détails que nous jugerons nécessaires, vous êtes en quelque sorte notre chauffeur de taxi."

 

Le marines était ferme lui aussi, et intraitable, et un brin méprisant pensa Connors, lui un « Chauffeur de Taxi » !

 

"Une minute, capitaine Drummond." le reprit Trenton toujours souriant.

 

Le marines se leva:

 

- Avez-vous autre chose à ajouter Trenton?

 

- Oui, je suis d’avis de mettre le commandant dans le secret, ça collaboration pleine et entière ne peut que servir les intérêts de cette mission.

 

La face du marines passa de la stupéfaction à la colère.

 

- Vous plaisantez? Vous comme moi, avons reçu pour ordre de ne pas révéler la nature exacte de la mission, et vous voudriez contrevenir aux ordres?

 

 

- Capitaine, je comprends vos réticences, mais le commandant en tant qu’acteur de ce qui va se jouer bientôt mérite de savoir dans quoi lui et son équipage s’engagent, d’autre part, lui seul sera mis au courant."

 

Le marines était furieux:

 

" Je ne sais pas ce qui me retiens!"

 

" Du calme capitaine, inutile de monter sur vos grands chevaux, vous savez qu’ici à bord de ce bâtiment vous êtes en minorités, coincé au beau milieu de plus d’une centaine de marins et surtout n’appeler pas le sergent Drummond, votre soeur, je la craint." Répliqua moqueur Trenton.

 

Le commandant intervint, jusque là, il avait laissé les deux hommes discuter, mais cela s’envenimait.

 

" Doucement messieurs, nous sommes tous dans le même bateau si vous me permettez, dehors des marines se font descendre au Vietnam, un peu de retenu, nous sommes tous dans le même camp."

 

" J’en doute" Fit le capitaine.

 

Trenton grimaça, l’air d’ignorer la remarque.

 

Drummond ajouta encore:

 

" Parlez lui alors du gars que vous tenez enfermé dans une cabine sous la garde d’un de mes gars, si vous voulez dire tout."

 

 

Le commandant ouvrit grand les oreilles.

 

 

Trenton toussa:

 

"L’individu qui est enfermé dans la cabine en question est un individu des plus dangereux, sachez seulement qu’il s’appel Flint, John Flint, et qu’il est très important que je le ramène en Corée, où il sera juger devant une court spécial Américano-coréenne."

 

" Est-il américain?"

 

" Ont l’ignore, je l’ai connu dans le temps où il était l’un des premiers anglo-saxon à travailler pour les Gaullistes à Londres, il a été en Indochine, et a été a deux doigts de laisser sa peau à Dien Bien Phu, parait qu’il y était en mission de paix, il a ses entrées chez les asiatiques…"

 

Trenton était visiblement mal à l’aise.

 

"Capitaine, vous pouvez nous laisser moi et le commandant, je vous ferait sonner quand j’aurai besoin de vous". Dit-il subitement.

 

Le capitaine au comble de la fureur allait sortir son revolver, mais il ne le fit pas, et se contenta de sortir de la cabine en pestant contre

la Navy.

 

Le commandant, était resté calme, même au moment où le capitaine avait été sur le point de sortir son browning.

 

" Ne vous en faites pas, le capitaine n’est pas une menace." Lui dit Trenton.

 

 

- Mais vous l’avez vu, il sortait son revolver. Rétorqua calmement le commandant.

 

- Il l’aurait fait, mais avant je l’aurais assommé avec ça.

Il désigna du pied le tabouret sur lequel il se tenait.

 

" On ne sait jamais avec un marines, ils sont très nerveux ces gars, courageux, mais parfois casse pieds."

 

Une heure après, Trenton sortit de la cabine du commandant, ce dernier resta une bonne dizaine de minutes a se remémoré l’incroyable histoire que Trenton, venait de lui conté.

 

S’était tellement incroyable qu’il avait de la peine à le croire.

 

Trenton avait été clair et net:

 

"Ce bâtiment est passé à l’arsenal de San Francisco pour y recevoir le dernier prototype d’une arme révolutionnaire, il s’agit de deux générateurs éléctro magnétiques censé émettre des ondes magnétiques qui rendent ce sous-marin invisible aux radars et sonars, et nous avons besoin de rendre invisible ce sous-marin nucléaire, car bientôt il entrera dans les eaux territoriales de la chine rouge, et mouillera au large des côtes de

la Mandchourie, où là, l’unité spéciale 72 des marines aguerri aux opérations d’éliminations et de pénétration en territoire ennemi aura pour tâche d’abattre une personnalité importante de la chine rouge, je tairai le nom de la cible. Fini le travail, ils laisserons assez d’indices qui conduiront les chinois sur la côte, où sur la plage ils trouveront les corps sans vies des 6 agents soviétiques, connus des services chinois comme étant des assassins agissant au sud Vietnam.

Le but, de la manœuvre, est de déclencher une guerre conventionnel entre la chine rouge et les soviets, ce qui permettra à nos forces dans le sud Vietnam d’écrasé le Nord Vietnam une fois que ces deux parrains se feront la guerre." 

 

Trenton avait été très clair, et ses mots résonnaient encore dans la tête du commandant Connors qui avait de la peine à le croire, car le plus terrifiant, allait suivre.

 

" Si par malheur, il arrivait que la mission échoua, nous passerions au plan B, plus radical celui-ci, d’où la présence d’un sous-marin lanceurs de missiles Polaris dans le voisinage de

la Russiesoviétique, nous les utiliserons,  d’où aussi votre présence en tant que commandant de ce bâtiment, vous êtes familier de toute cette zone de la mer jaune, vous avez participer à la campagne de Corée comme officier de surface, votre expérience nous aidera."

 

Voila, c’est tout ce que Trenton lui avait dit.

 

Il lui avait parlé sur un ton calme et neutre de la 3e guerre mondiale.