SCÈNE II
 
SEVRAIS, M. HABERT
 


M. HABERT

Justement, je vous cherchais, Sevrais.


SEVRAIS

J’attends M. l’abbé de Pradts.


M. HABERT

J’avais à vous parler. Vous comptez rentrer en étude, quand vous aurez fini avec M. de Pradts ?


SEVRAIS

Oui, bien entendu.


M. HABERT,
très gêné.

Je crois qu’il serait préférable que vous ne retourniez pas en étude.


SEVRAIS

Mais… pourquoi ?


M. HABERT

Vous ne comprenez pas ? Vous savez bien pourtant quelle est votre situation. (Geste négatif de Sevrais.) Personne ne vous a averti ?


SEVRAIS

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.


M. HABERT

Écoutez, Sevrais, vous… vous ne faites plus partie du collège.


SEVRAIS

Comment ?


M. HABERT

Je pensais que vous le saviez. M. le Supérieur vous a convoqué pour demain matin à neuf heures. Il veut causer très franchement avec vous, avant d’écrire à votre mère. Mais il a jugé préférable que vous ne retourniez pas en étude à partir de maintenant. Je suis donc chargé de vous remettre les affaires qui sont dans votre pupitre : vous pourrez ensuite rentrer chez vous. Puisque vous allez être sans doute pour un moment avec M. de Pradts, je vous les apporterai ici.


SEVRAIS

Et mon examen trimestriel, que je devais finir demain ?


M. HABERT

Il va de soi que votre examen est interrompu et annulé.