CHAPITRE VII
J'ai eu parfois des réveils difficiles mais jamais comme celui de ce matin. Dormir à même le sol est une épreuve pour les reins, je vous le garantis ! J'ai mal partout.
8 h 15.
La ville en ruine est figée dans le silence du matin. Les immeubles dont les plus hauts ne comportent que dix étages s'entassent les uns sur les autres. Les fenêtres n'ont plus de carreaux. Beaucoup d'appartements sont détruits. On dirait qu'il y a eu la guerre…
Pourquoi avoir reconstitué un truc aussi moche ? Les décorateurs auraient tout de même pu trouver autre chose ! Mais l'art cache ses secrets, n'est-ce pas ? Et comme le disait Gene Wolfe dans « L'ombre du bourreau », « le rôle de l'art est de donner un sens à des choses qui, sans cela, n'en auraient pas, ou encore de rendre attirant quelque chose qui ne l'est pas particulièrement ».
On aime ou on n'aime pas. Tout le reste n'est que verbiage.
Sans cesser d'épier ce qui m'environne, j'avance dans une rue encombrée de gravats, de pierres, de pans de murs écroulés. Souvent je m'arrête pour écouter le silence, histoire de vérifier qu'il est toujours pareil. Et je repars.
A deux mètres du sol, ma caméra évolue. Gros plan sur l'artiste. Aucun de mes mouvements ne lui échappe. Je ne sais pas pourquoi en ce moment j'ai envie de lancer une bordée d'insanités aux téléspectateurs. Cela m'amuserait follement. Seulement, pas question de parader. Je dois agir avec toute la discrétion voulue.
Rasant les murs, je me dirige vers la sortie de la ville. Soudain, un poids m'écrase. Un poing s'abat sur ma tête : celui de Benfeld. Un Benfeld qui a bondi au moment où je m'y attendais le moins.
Conscient d'avoir à défendre ma vie, je joue des pieds et des mains pour m'échapper. Je roule plusieurs fois sur moi-même, atteins le bord du trottoir, feinte et me relève d'un seul bond.
Benfeld se précipite sur moi. Je l'accueille avec un superbe crochet du droit qui ne l'affecte pas le moins du monde. Il esquive habilement mon second coup de poing et plonge sur moi. Ses bras puissants me ceinturent. Impossible de me dégager. Il est fort comme un bœuf, ce type-là ! A côté, je ne fais pas le poids.
Désespérément, je tente de lui faire perdre l'équilibre, mais je m'agite en vain. Je souffle comme un phoque tandis qu'il ricane. Comment sortir de cet étau ?
Benfeld serre de plus en plus fort. Son visage trahit le plaisir qu'il ressent. Ses yeux brillent de folie meurtrière.
Merde ! Pourquoi moi ?
J'étouffe. Je peux à peine respirer, Sa prise est excellente. Il n'y a pas de parade.
— Lâche-moi !… Le règlement interdit de…
Il ricane de plus belle.
— Je me fous du règlement ! D'ailleurs, tu dis des conneries… J'ai parfaitement le droit de te tuer !
A force de me contorsionner, je parviens à me dégager quelque peu. Mon genou droit est en bonne position, placé là où il faut pour me permettre d'envoyer un coup dans les joyeuses de mon agresseur.
J'y mets toute la gomme. Benfeld pousse un cri de douleur et me lâche. Ses mains se portent aussitôt sur son sexe qu'il compresse comme s'il voulait l'écraser. Plié en deux, il gémit. J'en profite pour lui balancer un coup de poing maison et lui envoyer mon pied dans les tibias.
Les courtes bottes dont nous sommes chaussés comportent de jolis petits talons. Benfeld s'écroule. Tout de même, ça soulage de cogner sur une brute.
Trop heureux de m'en être tiré à bon compte, je déguerpis.
Je n'ai pas encore atteint le premier carrefour que j'entends Benfeld crier qu'il aura ma peau. Je me retourne. L'animal est déjà debout ! Il s'accroche.
Comme je n'ai pas envie d'entamer un nouveau round, je file. Ce mignon truand ne me laisserait pas gagner la seconde manche. Profitons de l'avantage pour le semer.
Je bifurque dans une rue à gauche, pénètre dans un immeuble, traverse le hall, entre dans l'appartement vide du rez-de-chaussée et sors par une fenêtre.
Je saute dans une rue parallèle à celle que je viens de quitter. Sans réfléchir, je fonce droit devant moi, tourne au prochain carrefour, me retourne.
Plus de Benfeld.
Je ne m'arrête pas pour autant de courir, effectuant de nombreux crochets, multipliant les ruses. Tant et si bien que j'arrive bientôt à proximité de l'endroit où j'ai découvert hier le corps de l'infortuné Eroll Falker. Le cadavre est toujours là. Les organisateurs n'ont pas jugé utile de l'enlever.
J'oblique sur ma droite. Il y a longtemps que je n'ai pas couru aussi vite. Survie oblige. Je contourne un immeuble très long dont les murs sont couverts de graffiti.
Je tourne à gauche, effectue un petit détour sur ma droite. En cet instant, j'ai envie d'aller me cacher parmi les frondaisons du bois du Roi de Trèfle. Mais je me ravise. Je n'ai pas de temps à perdre. Il me faut dénicher rapidement la quatrième boîte noire, après quoi je quitterai le secteur devenu trop malsain…
Si toutefois les organisateurs n'ont pas eu la bonne idée de dissimuler toutes mes fiches dans le même coin.
Bon Dieu ! Et si le jeu était truqué ?
Une idée à prendre en considération… S'il y a une magouille là-dessous, il va falloir la découvrir sans tarder !
Mais d'abord la quatrième fiche.
Toujours pas de Benfeld. Il doit être en train de me chercher dans la ville. Bon amusement, Toto ! Bien le bonjour à Madame !
Le plus dur, à présent, est de découvrir le socle. Heureusement, l'espace qui sépare le bois de la ville ne comporte que de l'herbe rase et quelques rares buissons. Le terrain, par contre, est plein de trous et de bosses. Courir là-dedans c'est accepter la chute. Sans compter le risque de se démettre un membre.
Haletant, je reprends une allure normale. Pas fâché de souffler.
Cari Benfeld en voulait à mes fiches, c'est sûr ! Il a du muscle mais il ne dispose certainement pas d'une intelligence brillante. Encore qu'en matière d'intelligence il convient de se montrer circonspect et de se mettre d'accord sur l'unité de référence employée… J'ai connu un type qui possédait un Q.I. plus qu'honnête mais qui était aussi con qu'une valise sans poignée. De fait, il avait accumulé une somme impressionnante de connaissances officielles, et son intelligence toute mathématique ne lui permettait que d'établir des rapports entre ces connaissances. Tout ce qu'il disait ou faisait n'était qu'un produit filtré par ces dernières. De plus, il était affligé d'un incommensurable orgueil… Intellectualisme et intelligence de bazar sont une seule et même chose.
Pas de socle en vue. Me serais-je trompé ?
Tout compte fait, la difficulté existe à tous les instants. J'ai beau regarder dans toutes les directions, je ne distingue pas l'ombre du socle en question. Sans doute est-il bien caché. Je l'aurais laissé de côté…
L'idée de revenir sur mes pas ne m'enchante guère. Pourtant, c'est ce à quoi je vais me résoudre lorsque j'avise une construction dont l'architecture contraste avec l'ensemble de la cité. Une sorte de clocher qui se dresse à quelques centaines de mètres de moi. Une espèce de tour carrée dont le toit est porté par quatre colonnettes.
J'hésite.
Si comme je le pense cette construction est un clocher ou un campanile, j'y trouverai ce que je cherche.
Je prends le risque.
A petites foulées, je me dirige vers l'édifice.
Haut d'une quinzaine de mètres, il comporte une échelle extérieure dont chaque barreau est scellé dans le mur. C'est le seul moyen d'atteindre le toit. Heureusement, je ne suis pas sujet au vertige.
Sans plus attendre, j'entreprends de grimper. Je le fais sans précipitation. Parvenu au dernier barreau, j'enjambe le muret et prends pied sur une plate forme en bois. Sur le battant de la cloche est ficelée ma boîte noire.
Très bien ficelée, je dois préciser. Des encoches ont été pratiquées dans la boîte afin que les ficelles ne glissent pas.
Il ne me faut pas moins d'un quart d'heure pour venir à bout des nœuds. L'ensemble était si serré qu'il était vain d'espérer prendre la boîte sans lui ôter ses liens.
Le dernier nœud enlevé, je saisis l'objet, l'ouvre et m'empare de la fiche que je glisse en hâte à l'intérieur de ma combinaison. Non pas dans l'une de mes poches comme je le fais habituellement, mais bien à l'intérieur, contre ma poitrine, pour être sûr de ne pas la perdre au cours de la descente.
Le tour est joué. Dans une heure, je serai loin.
A présent, descendons. Là encore, pas de précipitation. Je ne tiens pas à faire du delta-plane sans delta-plane.
J'ignore encore où me conduiront mes recherches futures mais j'ai décidé, quel que soit le chemin le plus logique, de gagner le bois du Roi de Trèfle. En suivant une courbe, je me dirigerai vers la partie du bois qui donne sur le temple hindou. Entre les deux
bois, il n'y a que trois cents mètres à cet endroit. J'aurai vite fait de traverser l'espace découvert.
Je pose un pied sur le sol.
— Alors ? La chasse a été bonne ?
Mon sang se met à bouillir. Je me retourne avec la rapidité de l'éclair. Cari Benfeld est là, ricanant. Il tient dans sa main droite une solide barre de fer. Cette fois je suis cuit !
Pendant quelques secondes, je panique, puis je me ressaisis. Il faut faire face, mon vieux ! Réagis !
— Tu ne t'attendais pas à me trouver là, hein ?
— A dire vrai, je croyais t'avoir semé… Pour répondre à ta première question, la réponse est non. Il n'y avait rien là-haut.
— Ah ? Tu jouais à quoi, alors ? Au petit oiseau ?
— Comment tu as deviné ?
Il grimace un sourire, assure sa barre de fer avec laquelle il me menace. Cette arme improvisée, qu'il a probablement trouvée dans la ville, me semble plus dangereuse entre ses mains qu'une arme à feu. Qu'il frappe une seule fois et il me tue. C'est aussi simple et aussi évident que cela.
— Joue pas au malin, Lehard. Allonge tes fiches !
Je me racle le gosier, prends une mine désespérée.
— Tu aurais pu choisir quelqu'un d'autre, l'ami. Si tu crois…
— Donne !
Le ton est autoritaire. La barre de fer aussi. A la situation, il n'existe qu'une solution, mais j'ai décidé de prolonger l'entretien.
— Tu es un drôle de type, Cari. Je ne te comprends pas… Tu aurais pu m'assommer, et même me tuer pendant que j'avais le dos tourné. Pourquoi tu ne l'as pas fait ?
Il ne me répond pas, se contente d'agiter l'arme. Il me fait penser à un C.R.S. prêt à charger. J'ai vu la scène deux ou trois fois au ciné-club. De nos jours, si les C.R.S. n'existent plus, leur âme s'est réincarnée dans chacun des représentants des Forces de l'Ordre Urbaines1 . Kif-kif.
Benfeld tend sa main gauche.
— C'est bon, Cari. Tu as gagné. Je n'ai pas envie que tu me démolisses… Comment m'as-tu retrouvé ?
— Je t'ai suivi. C'est tout bête… Je me suis dit qu'il valait mieux attendre que tu aies découvert une autre fiche.
Hé ! Mais c'est qu'il n'est pas aussi bête qu'il en a l'air, le Benfeld !
— Combien tu en as ?
— Deux… Comme papa !
Il hoche la tête, pince les lèvres. Il ne doit pas aimer la plaisanterie.
Je rectifie :
— Trois.
— Je préfère ça. Envoie !
A contrecœur, je sors les trois premières fiches en pensant que j'ai rudement bien fait de mettre là quatrième en lieu sûr.
Il me les arrache des mains, les parcourt du regard. Je devrais en profiter pour me tailler mais ce serait plutôt risqué.
— Je n'y comprends rien, déclare-t-il. Ce jeu est idiot ! Comment as-tu fait pour deviner la signification de ces définitions ?
— Ha ! Nous y voilà ! En plus des fiches, il te faut les explications !
— Tout juste ! Et tu as intérêt à me les donner !
Il me saisit à la gorge, m'interdit d'esquisser un seul mouvement. La leçon de tout à l'heure a porté ses fruits, dirait-on, car il se garde bien de se présenter de face. Pas mal, le coup dans les burettes, hein, bonhomme ?
Que faire sinon obéir ?
En supposant que j'accepte de combattre, rien ne m'assure la victoire. Je l'ai déjà dit : avec Benfeld, je ne fais pas le poids…
Je lui adresse un signe d'approbation. Il me lâche mais garde la barre de fer à moins d'un mètre de mon crâne… L'épée de Damoclès.
— Tu es décidé à parler ?
— Tu es le plus fort. Donne-moi ma deuxième fiche… Regarde ce qui est écrit là… Dans les bras du défunt que les rois ont oublié.
— Ouais ! Et alors ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
— J'ai beaucoup réfléchi, tu sais ? Mais avec un peu d'entraînement… Toi aussi tu peux trouver si tu te donnes un peu de peine !
— Assez de baratin ! Tu traduis ça comment ?
— Hum ! Il faut surtout s'interroger sur la valeur des mots et se demander ce qu'ils représentent… Pour cela, tu dois t'aider du plan. Par exemple, on te dira que la prochaine boîte est cachée à un mètre de l'eau noire. Cela voudra dire qu'elle se trouve à proximité du puits.
— Du puits ? Pourquoi pas du lac ?
— Parce que l'eau du lac n'est pas noire.
— Celle du puits non plus.
— Certes ! Mais elle paraît noire parce que la lumière ne parvient pas au fond du puits ! Pigé ?… Tiens ! Reprenons l'exemple de la deuxième fiche. Dans les bras du défunt que les rois ont oublié… C'est tout simple. Tu vois ce clocher ? Les bras, ce sont les quatre petites colonnes qui soutiennent le toit. C'était donc là que je devais prendre possession de ma troisième fiche !
— Ah bah ! Et le défunt ? Qu'est-ce qu'il vient faire là-dedans ?
— Ça ? C'est… c'est pour la précision ! Autrefois, lorsqu'on enterrait un mort, on sonnait. La cloche symbolise la mort, tu comprends ?
Il a une moue dubitative, me dévisage avec méfiance puis acquiesce. Je ne l'ai pas convaincu, cependant il a mordu à l'hameçon…
— Vu comme ça, c'est assez facile.
— Il suffit de réfléchir ! Tout le monde peut trouver. Seulement, il ne faut pas foncer tête baissée…
— Traduis la troisième fiche !
Il ne marche pas, il court ! Mais lorsque je lui aurai interprété la définition suivante, Dieu sait ce qu'il fera.
— Attends une seconde ! Je ne l'ai pas encore lue… Je t'ai dit qu'il fallait réfléchir.
En réalité, j'ai besoin de réfléchir beaucoup pour lui présenter une explication qui ait l'air logique. Voyons !… Il est un lieu qui fut et qu'il faut traverser. A la limite des deux domaines, sur un socle déserté, est gravée une flèche qui désigne la cloche.
Pourvu que Benfeld ne me demande pas aussi de lui expliquer les définitions A et C, sinon je n'en sortirai pas.
Au bout d'un moment, je lance :
— Ça y est ! J'ai trouvé ! Il faut prendre la dernière phrase à l'envers ! On part de la cloche et on cherche un socle sur lequel est gravée une flèche… Et où peut-on trouver un socle sinon dans le champ des statues ?… Le lieu qui fut, c'est la ville en ruine !
Cette fois, Cari Benfeld est satisfait.
— J'ai tout compris, déclare-t-il. Maintenant, je sais comment il faut s'y prendre… Dommage que je ne puisse te garder !
— Eh là ! Qu'est-ce que tu racontes ? Tu ne vas tout de même pas me supprimer !
— Pourquoi pas ? De toute façon, tu as perdu puisque tu n'as plus de fiches !
— Euh ! Écoute, Cari… On peut discuter…
— De quoi ?
— Du jeu… Il ne faut pas oublier les autres concurrents ! Si on se mettait ensemble pour les éliminer, hein ? Qu'est-ce que t'en dis ?
Il fronce les sourcils, flaire le piège.
— Explique !
— Voilà : tu sais comme moi qu'il y a deux femmes… Je te propose un truc marrant, rien que pour toi et moi… Attaque la belle Dyana. Je me charge de Sabine Leyland. Nous prendrons leurs fiches… Après, nous nous occuperons de Gunstett !
— Il en reste un.
— Falker ?… Il est mort ! C'est Dyana Serval qui l'a tué ! Du moins, je le suppose…
La nouvelle le laisse froid (sans mauvais jeu de mots).
Il réfléchit un instant puis éclate de rire et m'envoie une grande claque dans le dos.
— Toi, tu me plais ! J'aime bien ta proposition… Mais si on faisait équipe tous les deux au lieu d'agir chacun de notre côté ? Hein ?… On peut gagner !
Encore ! Décidément, tout le monde tient à faire équipe avec moi !
— C'est une bonne idée, dis-je pour ne pas le contrarier. Mais si nous faisons équipe…
Je m'interromps, lui fais signe d'approcher.
A voix basse je termine mon explication :
— Attention aux caméras !… Je te disais que si nous faisons équipe, les téléspectateurs miseront sur nous deux. Et il vaut mieux qu'ils dispersent leurs paris. Au tout dernier moment, nous nous arrangerons pour gagner ensemble. Les mises seront plus grosses et notre part plus importante !
— Fantastique ! Fantastique ! Toi, au moins, tu es un ami !
— Surtout, ne dis rien de plus ! Garde cela pour toi !
— Entendu ! Motus !
Il jette sa barre de fer devenue inutile et me tend la main. Je la lui serre pour sceller notre accord. Puis nous nous séparons.
Soulagé, je le regarde s'éloigner. Je ne m'en suis pas mal tiré. Et même mieux que je ne l'avais cru ! En voilà un, au moins, dont je n'aurai plus à me méfier.
*
**
Comme je l'ai décidé, je gagne le bois du Roi de Cœur après avoir fait un détour par le temple hindou. Par surcroît de précaution je grimpe dans un chêne et m'installe sur une branche maîtresse. Là, aucun risque qu'on me surprenne. Je peux tout à loisir étudier ma quatrième fiche…
Je souris. Pauvre Cari Benfeld ! Il n'a pas fini de tourner !
fiche 4.
A – J'OPPOSE LE PLUS PETIT AU PLUS GRAND.
C'est l'histoire de David et Goliath, ça…
B – SUR UNE HAUTEUR, DANS LA CAVITÉ D'UN ŒIL…
C – DÉSIGNENT SA PLACE.
Sur une hauteur, dans la cavité d'un œil… Plutôt laconique comme renseignement. Laconique et imprécis. La hauteur peut désigner une colline comme un objet haut placé. Seul fil conducteur : la cavité de l'œil… Pourvu que je ne doive pas retourner dans le champ des statues !
Mais pourquoi n'irais-je pas visiter le temple hindou ? Les statues ne manquent certainement pas, là-bas… Il me suffira d'en découvrir une qui soit suffisamment haute pour…
Parmi elles, certaines doivent même posséder trois yeux ! C'est tout dire !