Cocktail surprise
J’avais trente et un ans lorsque je me suis mariée. Un homme charmant et brillant un peu plus âgé que moi, rencontré au hasard d’une soirée. Nous avions sympathisé, puis rapidement développé notre relation. Bon amant, il avait également un côté libertin qui nous avait conduits à une expérience de triolisme avec une de ses ex, ainsi qu’à une soirée à caractère plus ou moins "échangiste".
Mais au fil des mois, j’avais peu à peu discerné chez lui une tendance assez possessive que je supportais de moins en moins. Je divorçai dix–huit mois plus tard. Fort heureusement, d’autres hommes plus ouverts et plus larges d’esprit ont croisé ma vie depuis, mais là n’est pas mon propos dans l’immédiat.
Mon mari donc, travaillait pour une grosse société multinationale. Il m’avait invitée à une grande réception donnée à une occasion quelconque au siège de la société, mêlant cocktail et exposition des oeuvres d’un artiste sponsorisé.
La réception se déroulait dans un immeuble moderne. Une immense hall d’accueil regroupait la multitude d’invités pour le cocktail tandis que d’autres salles, petites et grandes, abritaient les oeuvres exposées par l’artiste. Je suivais plus ou moins Sylvain, mon mari, parmi la foule des personnes présentes, serrant des mains, échangeant quelques mots.
Je m'aventurai dans d'autres salles, passai en revue les œuvres exposées. Il s'agissait majoritairement de sculptures métalliques, plus ou moins en forme de colonnes de toutes tailles, représentations abstraites de femmes dans diverses attitudes. L'aspect général avait un côté phallique.
A deux ou trois reprises, j'avais senti la chaleur d'une présence près de moi, un corps très proche du mien. J'avais également senti un parfum d'homme, discret et épicé, boisé avec une petite note de musc. Sensuel. Un frôlement, une légère pression sur ma hanche. Il se tenait à nouveau tout près de moi. Je tournai un peu la tête pour apercevoir le visage d'un homme aux yeux très clairs, souriants, magnétiques. Grand, belle prestance, beaucoup de charme. Auquel j'étais loin d'être insensible. Je lui souris. Le mouvement de la foule nous sépara.
Je poursuivis mon périple de l'exposition, puis retrouvai Sylvain à quelques pas de moi dans le grand hall. Il me fit un petit signe de la main. Les lumières s'éteignirent presque totalement pour laisser la vedette à un homme qui se lançait dans un discours sur une estrade brillamment éclairée, commençant par remercier les actionnaires, les clients, les collaborateurs, et probablement la terre entière, des bons résultats, de la santé de l'entreprise...
J'écoutais à peine. Je sentis en revanche à nouveau et très distinctement la présence et le parfum de l'inconnu juste à côté de moi. Une main se posa sur ma hanche avec légèreté. L'homme me chuchota à l'oreille d'une voix chaude :
– Etes–vous sensible à la sensualité d'une sculpture, à son émotion ?
– Parfois, murmurai–je en proie à un frisson.
Mon mari était à moins de deux mètres de moi et je frémissais pour un inconnu, tous mes sens en émoi.
– Et succomberiez–vous à cette émotion, la laisseriez–vous vous envahir ?
La pression de sa main s'accentuait insensiblement. Il déclenchait en moi une douce et incontrôlable chaleur qui me faisait chavirer.
– Je pourrais peut–être me laisser emporter, oui, soufflai–je sans réfléchir.
– Alors, venez avec moi, me dit–il en m'effleurant du bout des doigts.
Je reculai pas à pas, en aveugle, guidée par une pression sur ma taille. Je me dégageai peu à peu de la foule des spectateurs alentour et laissai une main saisir mon poignet, m'entrainer.
Je le suivais, presque impuissante, mais consentante, comme emportée dans son sillage par la promesse muette d'une sensualité inconnue. Nous traversâmes quelques salons presque vides de visiteurs, égarés dans ce vaste labyrinthe. Nous empruntâmes un couloir plus sombre qui donnait sur deux portes, probablement des bureaux.
L'homme ouvrit la porte de droite, m'entraina à sa suite et la referma doucement. La pièce était plongée dans la pénombre. Il s'agissait effectivement d'un très vaste bureau cossu, de lourdes tentures devant les fenêtres masquaient la lumière extérieure. Nos yeux mirent quelques secondes pour accoutumer.
Notre surprise n'eut d'égale que celle du couple déjà présent, que nous découvrions. Un homme plus âgé, probablement la soixantaine, était confortablement installé sur une bergère dans un angle, le pantalon baissé, tandis qu'une jeune femme court vêtue était agenouillée devant lui, sans équivoque, lui administrant une fellation interrompue par notre irruption dans les lieux.
Mon compagnon leur adressa un sourire désarmant et vaguement complice, puis m'entraina vers le bureau en lui–même, situé à l'opposé de la vaste pièce. Nous ne distinguions plus que confusément le couple dans la bergère, qui semblait avoir repris son activité.
Mon accompagnateur me pressa dans le renfoncement sur le côté du bureau. Ses lèvres se posèrent sur les miennes. Une vague de chaleur irrépressible monta en moi. Cet inconnu m'affolait littéralement, me faisait fondre. Je lui rendais maintenant son baiser, avec fougue. Ma langue cherchait la sienne. Je me collai à lui. Suspendue à son souffle, envoûtée.
Ses mains dans mon dos me caressaient avec douceur. Je portais une robe légère, moulant mon buste, serrée à la taille, puis ample jusqu'aux genoux. Un décolleté mettait mes seins, nus sous le tissu, en valeur. Il fit lentement glisser vers le bas la mince fermeture dans mon dos. Le désir me faisait frissonner.
Il parcourait ma peau nue du bout des doigts, écartant peu à peu le mince tissu sur mes omoplates. Les bretelles glissèrent de mes épaules, dévoilant mes seins. Je tirai sa chemise hors de son pantalon, posai les mains sur ses reins et l’attirai contre moi. Le contact de sa verge tendue contre mon ventre m'électrisa.
Je le serrai plus encore, avide de la chaleur que son corps dégageait, de son parfum subtil, de sa virilité. J’avais totalement oublié le couple à quelques mètres de nous, comme je chassai l’idée que n’importe qui d’autre pouvait entrer dans la pièce à tout instant ; j’avais une soif inextinguible de cet inconnu. Mes seins me faisaient mal de désir, mon sexe s’ouvrait, brûlant, mouillé.
Fébrile d’excitation, je défis sa ceinture, déboutonnai maladroitement son pantalon, abaissai son caleçon, et m’emparai de son membre gonflé. Il pétrissait maintenant mes seins douloureux, pinçait les bouts, irradiant mon ventre d’une onde de plaisir brutal. Cet homme allait me faire jouir sans même me pénétrer...
Son sexe était vraiment imposant, très long et assez épais, dans ma main qui allait et venait. Je le pressais, tirant sur cette peau mobile et tendre. Je le sentais palpiter sous mes caresses. Je voulais le sentir en moi, profondément, maintenant.
Abandonnant mes seins, ses mains se posèrent sur mes hanches. Il me fit pivoter lentement, amenant mes fesses en contact avec le bord arrondi du bureau. Poussant avec douceur sur mes épaules, il m’allongea sur le sous–main en cuir, posa ses mains sur mes genoux et remonta le long de mes cuisses, puis saisit l’élastique de mon string et me l’ôta d’un mouvement habile.
Ma fente palpitait et ruisselait entre mes jambes. Il passa les mains sous mes genoux, puis les remonta en m’écartant largement les cuisses. J’étais offerte, grande ouverte. Tout mon être réclamait sa queue. Il avança légèrement. Je sentis le contact de son gland sur mes lèvres béantes. Je manquai de jouir à nouveau, ivre d’un désir sauvage.
Il me pénétra, lentement tout d’abord, puis plus rapidement, s’introduisant sans peine dans mon vagin détrempé. Son membre me remplissait totalement, touchant le fond de mon ventre. Les prémisses d’un orgasme déclencha quelques contractions en moi. Il s’immobilisa.
Cet homme me maintenait au bord de la jouissance, en transes, soumise à son long pieu de chair planté en moi. Il commença à aller et venir. Son mouvement devenait peu à peu plus puissant, me labourant délicieusement. Il sortait presque de moi, pour plonger ensuite profondément, et recommencer. Je m’abandonnai.
Très rapidement, la jouissance prit naissance au creux de mes reins, gagna mes fesses, mon anus, mes cuisses, ma chatte brûlante, mon ventre et irradia finalement tout mon corps. Je gémissais, râlais, haletais, indifférente à ce qui m’entourait. Des contractions incontrôlables agitaient mon ventre. Je jouissais à perde haleine.
Je m’apaisai peu à peu. J’ouvris légèrement les yeux. L’inconnu me souriait, allant et venant toujours en moi, attentif à mon plaisir. Je lui souris à mon tour, éperdue de plaisir. Il adopta à nouveau un rythme plus rapide et plus puissant. Il ferma les yeux, s’abandonnant à son tour. Je le serrais en moi de mes muscles intimes.
Je le sentis se tendre dans mon ventre. Sa semence se déversa au fond de moi en jets puissants, longuement. Il ralentit puis s'immobilisa, toujours en moi. Il s'inclina et posa un baiser sur mes lèvres.
– Merci pour ce moment de plaisir intense, belle inconnue ! Me dit–il de sa voix chaude.
– Merci de m'avoir emportée dans ce tourbillon étrange et puissant ! Murmurait–je.
Il se retira avec douceur et m'aida délicatement à me relever. Il se rhabilla prestement, puis se baissa pour ramasser mon string et me le tendit en souriant. Je le glissais dans mon petit sac, posé près de moi.
Me prenant
la main, l'homme se dirigea vers la porte.La jeune femme et l'autre
homme avaient quitté la pièce ; je ne m'en étais pas aperçue. Il
entrouvrit le battant, jeta un rapide coup d'oeil, et nous sortîmes
dans le couloir vide et faiblement éclairé.
Nous nous retrouvâmes dans l'une des salles d'exposition, de nouveau sillonnée par les visiteurs. Me lâchant la main, mon inconnu se fondit dans la foule. Je me dirigeai vers les toilettes proches.
Seule dans ce lieu calme et accueillant, à l'abri des regards, je voyais les filets de sperme qui coulaient à l'intérieur de mes cuisses. Je les essuyai rapidement. Mon string était détrempé et inutilisable ; je le laissai dans mon sac. Une auréole un peu plus sombre marquait l'arrière de ma robe, heureusement noire. J'absorbai sommairement l'humidité puis ressortis des toilettes le plus dignement possible.
Le discours était terminé lorsque je revins dans le grand hall. Sylvain m'aperçut et me fit un signe de la main. Je le rejoignis.
– Où avais–tu disparue, je te cherche depuis plusieurs minutes ? Me demanda–il.
– Un petit étourdissement. Je me suis isolée mais je vais bien, ne t'inquiètes pas.
– J'allais te proposer de rentrer de toute manière.
– Eh bien, allons–y.
Nous nous séparâmes quelques semaines plus tard.